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L'Anneau Unique : Guide des Terres Sauvages

Publié le par Nébal

L'Anneau Unique : Guide des Terres Sauvages

L'Anneau Unique : Guide des Terres Sauvages, Ubik – Edge, [s.d.], 128 p.

 

Étrangement (enfin, pour moi...), ce Guide des Terres Sauvages n'a été publié qu'après le très recommandable par ailleurs recueil de scénarios Contes et Légendes des Terres Sauvages, qu'il aurait pu compléter utilement à l'occasion. Mais c'est qu'il s'agit dans un sens d'une série autour de la campagne Ténèbres sur la Forêt Noire, entamée avec le livre de base de L'Anneau Unique, et poursuivie avec le présent volume (mais le recueil de scénarios précité peut donc également y être inséré, sous la forme d'un prologue), et qui sera achevée par le volume Ténèbres sur la Forêt Noire à proprement parler. Et je dois dire qu'une chose m'effraie à ce niveau-là : le risque qu'il soit nécessaire de jongler entre tous ces ouvrages... Ainsi, par exemple, les caractéristiques de Radagast et de Béorn (et encore ! Seulement sous sa forme d'ours...) ne figurent pas dans le présent volume, où elles sont pourtant essentielles, mais dans le livre de base. Il en va de même pour le Loup-Garou de la Forêt Noire, ou pour les araignées géantes les plus basiques, qui infestent la contrée... Certes, on évite ainsi des répétitions, mais je ne suis pas certain que l'appréhension du cadre et la maîtrise par la suite y gagnent...

 

Cela dit, passé ce doute introductif, on peut prendre ce livre tel qu'il est – et dans l'absolu, il est très bien fait. Même si (nouveau petit grognement) je le trouve parfois un peu trop succinct pour la matière qu'il traite, tellement vaste... Bon, faut relire Le Hobbit, alors ?

 

Ce guide est découpé en trois parties : la Vallée de l'Anduin, la Forêt Noire, et enfin une sorte de « bestiaire » pour conclure tout ça (qui comprend aussi bien des personnages non-joueurs que les meuchantes bébêtes habituelles) ; les dernières fiches sont brèves mais bien faites, s'en tenant à ce qui est utile ; rien à redire à cet égard.

 

Évoquons plutôt les deux parties « géographiques » qui forment la quasi-totalité du livre. Elles décrivent des paysages variés, des contrées « fréquentables » (et même pour certaines fréquentées, par les Béornides, les Hommes des Bois ou les Elfes sylvains, sans même compter certaines bizarreries mentionnées ici ou là – comme les Hobbits de l'Anduin, dont la présence est plus logique en ces terres que celle des Hobbits de la Comté, mais qui me paraissent à vrai dire aussi peu jouables, quand bien même c'est pour des raisons différentes) à celles où il ne fait vraiment pas bon mettre les pieds, si tant est que l'on puisse jamais le faire, le retour des Nazgûl qui s'annonce à Dol Guldur n'arrangeant bien évidemment pas les choses.

 

Il y a tout de même ici une nette différence entre les berges de l'Anduin, même si elles ne sont pas exemptes de dangers, et la Forêt Noire, tout spécialement en son « cœur » ou bien entendu du côté de Dol Guldur, où la présence de l'Ennemi reste forte et est destinée à s'accroître encore au fil des années précédant la Guerre de l'Anneau. L'ambiance du livre, ici, est une vraie réussite, surtout à vrai dire pour ce qui concerne la Forêt Noire : il y a en effet de quoi avoir peur là-bas, avec toute une flopée de nouveaux périls s'ajoutant aux plus traditionnels.

 

Mais il y a d'autres « rajouts » à noter : j'avais vaguement évoqué les origines culturelles avec ces Hobbits restés en arrière, mais il y en a d'autres. Il y a aussi de très nombreuses possibilités d'action lors de la phase de Communauté (au-delà du seul fait d'établir un Sanctuaire ou de trouver un Garant). Les parties « techniques » (un peu plus que le reste, en tout cas) sont généralement traitées dans des encadrés bien placés et justifiés, s'intégrant parfaitement dans la lecture. Et il faut bien entendu y ajouter de nombreuses cartes...

 

En tant que tel, ce Guide des Terres Sauvages constitue donc dans l'ensemble un bon supplément de contexte ; rien d'exceptionnel, mais tout à fait agréable et utile, bien fait en somme. Mais je le trouve tout de même un peu frustrant, car trop bref à l'occasion, voire lacunaire : il appelle en effet clairement à être complété, par Ténèbres sur la Forêt Noire, donc ; je vous en parle prochainement.

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