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CR L'Appel de Cthulhu : Arkham Connection (05)

Publié le par Nébal

CR L'Appel de Cthulhu : Arkham Connection (05)

Cinquième séance de la campagne de L’Appel de Cthulhu maîtrisée par Cervooo. Vous trouverez les premiers comptes rendus ici, et la séance précédente .

 

La joueuse incarnant la flingueuse Moira était absente. Étaient donc présents le bootlegger Clive, l’homme de main Johnny « La Brique », le perceur de coffres Patrick, et ma « Classy » Tess, maître-chanteuse.

 

Aux environs de la demeure d’Hippolyte Templesmith, planquée dans les bois, je surveille les allées et venues, mais ne vois pas grand-chose : un jardinier professionnel chez un voisin, le nom « Campbell » est inscrit sur le camion ; des voitures assez onéreuses de temps à autre… Au bout d’un moment, quelqu’un sort de chez Templesmith en voiture ; j’essaye de distinguer la plaque d’immatriculation, mais n’y parviens pas, d’autant que j’entends des chiens qui aboient non loin derrière moi (et que des dames en train de se promener cherchent à calmer…) ; je parviens à m’éclipser, et retourne à ma voiture… Je guette un temps le trafic, mais un voisin semble avoir repéré mon véhicule, je ne peux décidément pas rentrer sur place : je rentre chez moi, mais après avoir fait quelques détours au cas où…

 

« La Brique » et Franklin, après avoir réglé son compte à Beekman, sont montés dans un taxi du Trèfle. Franklin est excité, il a assouvi un besoin de violence… mais répète qu’il n’est pas habitué à la discrétion : quand sa maman et lui braquaient des banques, c’était bruyant… Au bout d’un moment, il allume un gros joint dans le taxi – le conducteur, Sean, montre clairement qu’il n’apprécie pas, mais Franklin soutient son regard… « La Brique » lui suggère gentiment de ne pas faire ce genre de choses, pouvant nuire à des gens qui les aident… Franklin tend son joint au conducteur, puis, voyant qu’il ne s’en saisit pas, en conclut que « les Blancs ne savent pas ce qu’ils ratent »… « La Brique » laisse Franklin à l’hôtel où il l’a installé, puis va voir si Big Eddie est de retour, à la villa d’O’Bannion – mais Big Eddie s’est rendu à la veillée funèbre de Sean O’Malley, au Paddy’s, et « La Brique » y va donc – en passant d’abord chez moi.

 

Patrick, Clive et Moira, qui ont enlevé Bridget, vont dans un entrepôt peu utilisé (surtout depuis la pénurie d’alcool), dans une zone industrielle délaissée au nord-est d’Arkham ; Bridget est à l’arrière de la voiture, entre Clive et Moira, assommée… sauf qu’elle simulait : elle tente de mordre Clive au bras, il évite et lui file un gros gnon pour l’assommer de nouveau, sa plaie s’ouvre encore, elle tombe dans les pommes alors qu’elle commençait à hurler : « Mor… » Ils emmènent Bridget dans l’entrepôt (Clive en a la clé).

 

Chez moi, Trevor est absent. J’attends au cas où d’autres me rejoindraient, c’est bientôt le cas de « La Brique », et on va à la veillée funèbre au Paddy’s ; dans la voiture, il me dit ce qui s’est passé chez Beekman, je lui dis en retour ce que j’ai fait (et que je n’ai pas de nouvelles des autres). Le speakeasy est assez bondé : hommes et femmes, criminels ou pas… Le cercueil est ouvert au milieu de la pièce – on remarque que le cadavre a un derringer dans sa poche de veste. J’entends des gens qui gloussent en se moquant un peu de « La Brique », qu’ils appellent « P’tit Doigt » (il lui manque une phalange…). Pas mal de monde boit du « whisky-tonic ! » (cocktail à la mode, surtout chez les plus jeunes, à base de Miska-Tonic !). J’entends des rumeurs çà et là : on dit par exemple que ça bouge dans le commerce du haschisch, et qu’il y a des Noirs qui morflent… « La Brique » entend des convives qui se disputent à propos de Franklin : le jeune homme a ses partisans (parce que c’est le fils de Ma), mais aussi ses détracteurs, qui s’arrêtent au fait que c’est un nègre… J’avais entendu parler il y a quelque temps de cela d’un tueur à gages anglais que O’Bannion avait envoyé chier : il est là, il sirote une bière, sans s’intégrer à la moindre discussion.

 

Dans l’entrepôt, les autres ligotent Bridget au cas où (les bras dans le dos, la corde qui revient vers l’avant pour immobiliser aussi ses jambes, de sorte que l’ensemble se resserre si la fillette se débat). Ce n’est pas une tâche de tout repos, et ça leur fait bizarre : c’est une enfant, quand même… Moira soigne sa plaie, et répète aux autres qu’il ne faut pas cogner aussi fort… Clive s’entretient avec ses comparses : c’est bizarre qu’elle ait encore appelé Mortimer dans la voiture, comme un sauveur (c’était presque : « Ô mon Dieu ! »)… Clive, en la ficelant, a remarqué des traces d’automutilation sur ses jambes – une transcription enfantine et grossière, malaisée sans doute du fait que la fillette se livrait à cette représentation sur elle-même, du symbole de la pierre. Quand Bridget se réveille, elle hurle, et cherche à se libérer, quitte à se faire mal. Moira ne souhaite pas utiliser de médicaments, préfère les garder en dernier recours… mais elle n’est pas emballée non plus par l’idée d’user de violence. Patrick se baisse devant Bridget pour l’interroger… et elle le mord, en restant accrochée à son bras, comme pour arracher la chair. Patrick la frappe violemment… et elle retombe dans les pommes. Moira est très mal à l’aise.

 

Au Paddy’s, les gens qui parlaient de Franklin se font plus discrets quand « La Brique » les approche ; mais il ne leur prête pas forcément beaucoup d’attention : il attend que Big Eddie, dans l’arrière-salle, se libère. De mon côté, je socialise : je connais beaucoup de monde ici… Mais « La Brique » et moi nous rendons compte que nous filons la pétoche aux gens, et qu’ils se retiennent d’aborder un sujet avec nous…

 

Bridget se réveille encore, et se met à pleurer. Patrick, sans la toucher, l’interroge : il lui parle des lèvres mutilées, de son meurtre au fusil, lui demande si Mortimer sait tout ça. Elle demande s’il est là, avec un espoir naïf, très enfantin : elle avait mal compris ce que disait Patrick. Quand elle s’en rend compte, elle pleure de nouveau, et appelle « Mam… timer ! » Clive incite Patrick à jouer sur la culpabilité par rapport à Mortimer. Il reprend : « Tu veux que j’appelle Mortimer ? Il ne va pas être content… » Elle dit qu’il ment, comme tous les adultes, mais est visiblement perplexe ; Patrick menace à nouveau d’aller le chercher… Elle dit qu’elle n’a rien à craindre, qu’elle a fait tout ce que Mortimer lui disait ; Patrick lui dit que c’est faux. Bridget affirme qu’ils ne savent pas comment le faire venir… mais qu’elle sait, elle, comment faire ; elle demande qu’ils lui libèrent les mains… Patrick refuse, « après ce qu’elle a fait aujourd’hui ». Elle dit qu’elle ne peut pas le faire venir sans ses mains… Patrick se grille un peu là-dessus, et elle se referme et le regarde avec mépris, en le traitant plus que jamais de menteur… Moira est choquée ; elle dit cependant à Patrick et Clive que Bridget est clairement influençable : il y a peut-être quelque chose à en tirer, mais il faut trouver comment aborder le sujet… Bridget dit que les policiers vont aller chez elle, qu’ils trouveront le cadavre de son père, et elle les accusera de l’avoir tué et de l’avoir enlevée… Elle dit aussi que l’école ne sert à rien, qu’elle ne veut que les leçons de Mortimer, et aller « au pays de Goody ». Les enfants ont pourtant peur de Goody Fowler ? La sorcière a la réputation d’enlever les enfants… Mais non, à en croire Bridget, elle protège en fait les enfants, le reste c’est des mensonges d’adultes ! Clive lui demande si elle a faim, et elle finit par l’avouer de mauvais gré.

 

L’Anglais dessine dans son coin. J’essaye de voir ce qu’il fait, avec juste ce qu’il faut d’indiscrétion acceptable : c’est le faciès d’O’Bannion dans une de ses crises de folie, et c’est très réussi… L’Anglais commence par m’envoyer chier quand il ne repère que mon mouvement d’approche, il dit que ce n’est pas la peine de lui causer si ce n’est pas pour du boulot… Mais il change de ton quand il se rend compte que je suis une femme. Je lui parle d’O’Bannion, avec qui ça ne s’est semble-t-il pas très bien passé… Le tueur à gages ne se livre guère à ce sujet. On papote, du milieu irlandais, du boulot… Au bout d’un moment, toutefois, il se montre cash : soit je lui propose un contrat (il en cherche un bon pour pouvoir rentrer au pays, qui lui manque), soit on poursuit la conversation, mais dans une chambre d’hôtel… Je ne m’en offusque pas (ouvertement, du moins), mais refuse, et on se sépare, cordialement encore qu’un peu froidement ; il me dit s’appeler Jack. (J’ai hésité à le balancer sur la piste de Drexler… mais n’ai pas osé pour le moment ; en même temps, peut-être qu’O’Bannion avait une bonne raison de ne pas avoir eu recours à ses services ?)

 

Clive reprend l’interrogatoire de Bridget, mais se montre d’abord trop compliqué pour elle… Puis il menace de lui couper les mains, qu’elle ne pourra plus utiliser. Bridget panique, mais s’en prend à eux : « Vous êtes des criminels ! Moi je fais ça pour Mortimer, vous faites ça pour l’argent ! » Elle change alors subitement de disque, leur dit de tuer sa mère, qu’elle les récompensera avec son argent ! Puis elle hurle : « Mortimeeeeeeeeeeer ! » Patrick dit ouvertement à Clive qu’il faut la liquider… Clive lui répond que, pour le moment, il faut lui couper les mains, mais Patrick parle plutôt des lèvres… Moira n’est pas à l’aise – est-ce du bluff ou pas ? Clive fait comme s’il partait pour aller chercher ses outils dans la voiture ; Bridget appelle à l’aide, et Clive, en route, dit à Patrick de la bâillonner – ce qu’il ne fait pas pour le moment, et il en rajoute : « Dépêchons-nous, elle commence à m’énerver ! » Moira suit Clive dehors, et lui demande si c’est bien du bluff… Patrick, à l’intérieur, crie à Clive : « La pince, ça vient ? » Bridget est maintenant terrorisée… Mais un objet tombe derrière Patrick, ce qui le fait sursauter… Bridget hurle : « Tue-les, tue-les, promis, après je m’occupe de maman ! »

 

On entend Big Eddie qui braille pour donner des ordres. La porte de l’arrière-salle s’ouvre, Big Eddie en sort flanqué de gros durs… Il salue « La Brique », lui demande s’il y a du nouveau, notamment en ce qui concerne Templesmith (la priorité d’O’Bannion)… « La Brique » lui dit qu’il a ses propres ordres d’O’Bannion, mais apaise Big Eeddie en abondant globalement sans son sens. « La Brique » parle aussi de son appartement – où on a changé les clés… Big Eddie lui rappelle qu’ils ont eu une conversation tendue ; « La Brique » s’excuse plus ou moins… et Big Eddie lui donne une clé. De mon côté, je compte tout d’abord rejoindre le barman, mais il y a un cercle de femmes à côté, et je les connais toutes ; certaines sont sans doute assez jalouses, mais d’autres franchement sympathiques ; elles m’offrent un whisky-tonic, et j’accepte… Elles me disent rapidement qu’elles savent que je me suis rendue chez Carol et Abbey ; je leur demande en souriant si c’est moi ou elles qu’elles surveillent, elles me répondent que c’est le « téléphone irlandais »… Je leur dis que, contrairement à ce que certaines ont pu dire, je n’ai pas oublié d’où je viens – et a priori ça leur plaît. On échange des ragots, évoque bien des histoires de fesses… Je dis alors que je me montrerais bien plus ambitieuse sur ce plan, évoquant Templesmith sans le dire ; elles comprennent très bien, et pour le coup je les fais un peu rêver… On échange quelques rumeurs à ce sujet, mais il n’en sort pas grand-chose ; je parle de son passé timide d’après le Scoop, et obtiens confirmation qu’il a bien changé : on le dit très chaud-lapin… Je les interroge aussi à propos de l’Anglais ; elles me disent que ce n’est que la deuxième fois qu’il vient au Paddy’s, et qu’il ne se laisse approcher par personne…

 

Bridget est plus que jamais hystérique, et ne cesse de traiter Clive, Moira et Patrick de menteurs et de criminels. Patrick l’interroge sur les ordres que lui donne Mortimer : elle dit qu’elle devait tuer papa, puis tuer maman, et qu’après elle pourrait aller chez Goody, Mortimer l’a promis. Elle demande à nouveau qu’on lui libère les mains pour qu’elle appelle Mortimer. Clive et Moira reviennent… et Patrick lui libère les mains, lui ordonnant d’appeler Mortimer. Mais Bridget dit qu’elle a besoin d’un couteau… et Patrick demande à Moira si elle en a un ; Moira lui donne un petit couteau, mais passe derrière elle pour la maîtriser au cas où… Clive n’intervient pas, mais il désapprouve visiblement la tournure des événements et sort son arme… Bridget grave quelque chose sur le sol : c’est à nouveau un dessin similaire à celui de la pierre (bien plus précis que celui qu’elle avait maladroitement exécuté sur ses propres jambes, et elle s’applique) ; elle s’entaille ensuite l’intérieur de la main gauche. Clive lui dit : « Tu vois, on t’avait pas menti, on n’est pas tous des menteurs et des méchants… » Le sang de Bridget tombe sur le symbole au sol. Ils entendent alors des crissements de petites pattes, évoquant des rongeurs… Bridget dit qu’il arrive… Patrick sort son revolver, Moira aussi. Bridget ferme alors les yeux, arborant un sourire inquiet et pourtant optimiste… Ils voient alors un gros rat avec une tête d’être humain (le visage est comme entaillé, triangulaire, mais c’est clairement celui d’un homme) qui surgit de nulle part, et détale vers Bridget ; il saute sur la fillette, et atterrit sur sa tête. Bridget n’est pas le moins du monde effrayée. Moira essaye de tirer sur le rat, mais rate. Et le rat et Bridget disparaissent d’un coup, sans le moindre effet spécial… Tout au plus les gouttes de sang imbibant le symbole se consument-elles et noircissent, émettant une petite fumée… Patrick, Clive et Moira quittent l’entrepôt – et Clive avance qu’il faudrait prévenir la mère de Bridget, qu’elle est en danger… Mais ils se rendent chez moi.

 

Je rejoins « La Brique » vers l’entrée du Paddy’s. J’entends alors le bruit d’un moteur qui s’emballe. Je préviens « La Brique », je m’avance légèrement pour jeter un œil à l’extérieur, « La Brique » aussi mais en cherchant d’ores et déjà des endroits où se planquer… Une voiture file à toute allure vers l’entrée du bar, avec des Italiens à bord, qui sortent une Thompson et des calibres .38, braillant : « C’est pour nos fils, enfoirés ! » Je me plaque contre le mur à côté de la porte, à l’intérieur, tandis que « La Brique » s’abrite à l’extérieur derrière une voiture, et vise les pneus. Les Italiens tirent une rafale très violente, durant trois ou quatre secondes : le speakeasy étant bondé, c’est un terrible carnage ; on compte trois morts (je les connais tous ; parmi eux, Irene, une de mes amies, qui se prend sous mes yeux une balle en pleine tête…) et de nombreux blessés… « La Brique » parvient à crever un pneu du véhicule, dès lors contraint de ralentir. Il se lève, tire au jugé, et touche violemment un des Italiens, qui bascule de la voiture et tombe par terre ; la voiture le dépasse cependant, et il court après elle. Une de mes amies, Kelly, est amochée à la jambe, et j’essaye de lui faire des premiers soins mais rate ; c’est le chaos autour de moi, on n’entend plus que des râles d’agonie et des hurlements de panique… « La Brique », dehors, est blessé à la jambe par l’Italien qui était tombé de la voiture après son précédent tir ; il lui saute dessus et le désarme. Big Eddie sort du speakeasy avec des sbires, je le suis et retrouve « La Brique », qui indique la direction prise par la voiture des Italiens à Big Eddie. Le gangster qu’il a maîtrisé n’en a plus pour longtemps, il continue de nous accuser de la mort de « leurs fils » ; « La Brique » dit que nous n’y sommes pour rien… et l’achève.

 

Il y a de nombreux flics dans le coin, mais ils sont « de la maison », et ne nous chercheront pas des noises. Par ailleurs, des renforts arrivent ; je remarque notamment la voiture de Seth, puis celle de Clive, Patrick et Moira. Je fais des premiers soins sur « La Brique », panse bien sa plaie, et empêche l’hémorragie. Les Irlandais sont sous le choc, et beaucoup veulent se venger… Clive et Patrick vont soutenir les gens à l’intérieur, et moi aussi (mes copines au premier chef). « La Brique » a morflé, et demande à un ami de l’emmener auprès du docteur East. Mais la voiture de Big Eddie revient à toute allure, et il en sort bien en pétard – les Italiens avaient déjà quitté leur véhicule quand ils l’ont retrouvé, et ils avaient des potes à eux sur place pour les aider… Mais Big Eddie compte bien se venger, et tout de suite encore. Il interpelle d’ailleurs « La Brique », qui comptait partir pour se faire soigner : « Tu peux marcher, tu restes ! » Dans le speakeasy, il dit à tout le monde de prendre les armes, que la guerre est déclarée… Je lui dis sèchement et publiquement d’arrêter ses conneries, que c’est ce que O’Bannion voulait éviter par-dessus tout, et qu’il ne faut pas se lancer connement dans la gueule du loup comme ça, sans préparation, que ça serait stupide, du suicide… Sans surprise, ça l’énerve : il n’apprécie pas qu’on remette en cause son autorité… même si je lui dis, toujours sèchement et publiquement, que ce n’est vraiment pas la question, et vraiment pas le moment. « La Brique », entre autres, tient à peu près le même discours, même si plus posément ; il cherche cependant, via son ami, à contacter O’Bannion pour l’informer que Big Eddie pète un câble (mais O’Bannion est loin d’ici, à Boston ou New York…). Patrick intervient à son tour, dit qu’il a connu ce genre de situations au pays, et que ça ne mènera à rien : « La vengeance, c’est creuser deux tombes – celle de ton ennemi, et la tienne… » Big Eddie l’ignore – et me frappe violemment, ce que personne dans la communauté n’avait jamais osé… Il me demande si j’ai compris quelle était ma place, maintenant… Moira me soigne un peu. Patrick reprend : « Maintenant tu t’en prends aux Irlandais ! » Big Eddie cherche à le frapper à son tour, mais Patrick se recule et évite son coup… « La Brique » est rentré dans le bar, il essaye de calmer le jeu en allant dans le sens de Big Eddie, dit qu’ils sont prêts, qu’ils peuvent y aller… Mais Patrick dit : « On le fume. » Et il sort son arme… Big Eddie guette la réaction de « La Brique », lui dit : « On a un récalcitrant… » Il s’approche de Patrick… « La Brique » lui dit : « Tu veux pas plutôt t’occuper des Italiens ? » Je dis à tout le monde de se calmer… mais Big Eddie m’ignore, et sort lui aussi son arme… Clive reste discret, mais est prêt à intervenir au cas où. « La Brique » insiste sur les Italiens… mais dans le vide. Puis une voiture s’arrête devant l’entrée : c’est O’Bannion, très bien habillé, revenant de Boston ou New York… Il arbore un sourire amusé… Patrick lui dit (très familièrement…) que Big Eddie allait lancer une guerre ouverte contre les Italiens. O’Bannion, très calme, dit à tout le monde de ranger les armes. Patrick obéit. O’Bannion poursuit : « La pire des choses serait qu’on se retourne contre nous, non ? » Il demande au barman de servir tout le monde : c’est la fin de la pénurie, et le bar restera ouvert tous les jours jusqu’à nouvel ordre, en mémoire de ceux qui sont tombés… Il s’adresse alors à Big Eddie : « Tu es bien nerveux… Retrouve-moi au Trèfle. » Big Eddie lui dit que certains n’obéissaient pas aux ordres, il nous adresse un regard noir, à Patrick et à moi, mais s’en va, soumis… O’Bannion s’assied à une table et nous fait signe de le rejoindre …

 

À suivre…

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