Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

CR L'Appel de Cthulhu : Arkham Connection (07)

Publié le par Nébal

CR L'Appel de Cthulhu : Arkham Connection (07)

Septième séance de la campagne de L’Appel de Cthulhu maîtrisée par Cervooo. Vous trouverez les premiers comptes rendus ici, et la séance précédente .

 

Le joueur incarnant le bootlegger Clive était absent. Étaient donc présents l’homme de main Johnny « La Brique », la flingueuse Moira, le perceur de coffres Patrick, et ma « Classy » Tess, maître-chanteuse.

 

Nous sommes chez moi, en fin de matinée. Alors que je me dirige vers ma porte d’entrée, où l’on vient de sonner, « La Brique », qui semble avoir entendu quelque chose, se précipite dans mon bureau (c’est là que se trouve le coffre où nous avons disposé la tablette…). À ma porte, je tombe sur Seth, le coursier, qui me donne une bouteille emballée dans un paquet cadeau : du champagne, offert par Big Eddie, qui se fend d’un mot d’excuses totalement hypocrite, conformément aux ordres d’O’Bannion…

 

Patrick et moi rejoignons alors « La Brique » dans mon bureau. Les parois du coffre ont l’air bombées, comme si elles abritaient quelque chose de trop grand à l’intérieur… « La Brique » dit à Patrick de braquer le coffre pendant qu’il l’ouvre ; mais, du fait des parois gondolées, il y a du jeu dans la serrure – il faudra la forcer. Je vais chercher quelque chose à cet effet (un pied de biche), et « La Brique » parvient à ouvrir le coffre. À l’intérieur, nous trouvons un amas de chair dégoulinante, de sang et d’organes qui suintent, avec quelques fragments de tissu – évoquant vaguement un corps humain condensé dans un espace bien trop étroit ; mais pas un corps d’adulte, plus probablement celui d’un des enfants associés à Mortimer (nous pensons forcément à Bridget…). La tablette est toujours là. Par contre, il est impossible de refermer le coffre…

 

On sonne à nouveau à ma porte : c’est encore un messager, mais cette fois un coursier privé, en uniforme, qui me tend une enveloppe de qualité ; je lui donne un pourboire, et il s’en va. J’ouvre alors l’enveloppe : c’est un carton d’invitation du Trèfle, nous mentionnant tous par nos prénoms, et nous demandant de passer dans l’après-midi (en employant la porte arrière, réservée aux « affaires »), en tenue élégante, pour nous entretenir avec Lila, la maquerelle de l’établissement (le carton est parfumé à la violette, ça fait partie de sa signature ; je sais que Lila a fait partie d’une troupe d’acteurs de théâtre, et longtemps été la « muse » de nombreux artistes, avant de se lancer dans le proxénétisme).

 

Patrick a un vieux coffre chez lui, et « La Brique » suggère d’y entreposer la tablette ; ils s’y rendent tous deux, en profitant pour s’habiller plus élégamment en vue de l’entretien de l’après-midi. Pour ma part, je nettoie un peu mon bureau, puis me change (je prête aussi des vêtements à Moira), et fais ma revue de presse quotidienne : j’y apprends que le gala où doit se rendre Hippolyte Templesmith ce soir débutera vers 20h ; surtout, on précise qu’il y aura un des célèbres « afters » du dandy, mais celui-ci aura lieu à Boston – où l’hôte et ses convives triés sur le volet se rendront à bord d’un « train festif »… Nous nous retrouvons tous chez moi, et nous rendons au Trèfle sur les coups de 14h.

 

En route, nous remarquons que la neige, abondante, a été entassée sur les côtés par les employés municipaux, mais il n’y a pas de problème de circulation. Nous arrivons devant la porte arrière, où se trouvent deux gardes qui ne manquent pas de nous siffler (nous ne les connaissons pas plus que ça) ; je leur dis que nous devons rentrer pour affaires, précise le nom de Lila, et, à leur demande, leur tends le carton parfumé. Ils nous ouvrent, nous nous avançons vers l’escalier repéré lors de notre visite pour l’inauguration, mais les gardes nous disent de passer par une autre porte plus discrète. Un escalier mène au premier étage – à gauche se trouvent des fenêtres fermées et teintes, à droite des vitres, teintes également (nous devinons qu’elles servent à la surveillance discrète de cette partie de l’établissement – je suppose qu’il s’agit probablement de gardes directement employés par Lila, et non de gorilles d’O’Bannion) ; en haut se trouve une porte ornée d’un bouquet de lilas – le parfum des fleurs couvre plus ou moins des odeurs humaines capiteuses… Je frappe à la porte, une voix joviale nous dit d’entrer. Nous sommes en plein dans le bordel du Trèfle, entourés de nombreuses prostituées (y compris des métisses) et même quelques gitons ; les clients sont de toute sorte ou presque (il y a bon nombre d’Irlandais et de WASP, mais, sans surprise, pas d’Italiens ou de Noirs). Cet endroit met d’emblée Moira mal à l’aise… On nous aiguille vers un bureau ; nous empruntons un couloir donnant sur plusieurs chambres, aux noms différents, et chacune avec son odeur spécifique.

 

Nous arrivons dans un petit salon faisant office de bureau, où se trouve Lila – une femme entre trente et trente-cinq ans, élégante, d’allure moderne et quelque peu bohême : elle n’a rien du stéréotype de la maquerelle. Elle nous accueille en nous disant que nous comme elle faisons partie du gratin des employés d’O’Bannion, et elle nous offre en conséquence une réduction si nous souhaitons bénéficier des services de son établissement… Mais, surtout, une cliente, qu’elle ne nomme pas, l’a contactée pour organiser une rencontre avec nous aujourd’hui. Nous suivons Lila, qui nous conduit dans un autre salon privé, destiné aux rencontres discrètes (la vue donne sur l’Université Miskatonic). Il s’y trouve Elaine, l’ex d’O’Bannion et dernière conquête en date d’Hippolyte Templesmith ; elle est un brin défoncée, et s’amuse à se moquer d’un serveur sourd et muet… Il y a aussi un peintre sur place, d’allure très bohême, et encore plus perché que son modèle… Elaine, très joviale, nous accueille chaleureusement et nous invite à prendre place pour discuter – elle s’assied et se « repoudre » à l’aide d’un rail de cocaïne… Elle demande des nouvelles d’O’Bannion : a-t-il parlé d’elle ? Je lui réponds qu’il semble bien plus intéressé par son nouveau chevalier servant… Elle nous dit que tout se passe très bien avec Templesmith… puis nous demande si nous savons garder un secret ; nous acquiesçons, je lui dis que nous ne serions pas dans cette profession si nous n’en étions pas capables, et elle nous confie que, si elle a l’habitude de larguer ses mecs quand ils la lassent, elle suppose que, cette fois, c’est elle qui va se faire lâcher… et ça la déboussole. Elle dit vouloir prendre ses précautions, et que c’est la raison de notre entrevue : elle nous aidera, mais il nous faudra l’aider en retour, la « protéger ». Elle nous impose cependant de nous livrer à un petit jeu : elle nous pose une question, nous répondons, et nous pouvons à notre tour lui poser une question (sur Templesmith), etc.

 

« Vous avez quelqu’un dans votre vie ? » Nous répondons tous que non… Patrick blague à propos d’un rat qu’il a eu l’occasion de fréquenter récemment, mais conclut : « Nous n’avons pas sympathisé. » Elaine semble prendre ça au sérieux… Nous l’interrogeons sur les gardes éventuels dans la demeure de Templesmith : elle nous confirme qu’il y a une guérite, pour le moment pas occupée, mais son amant lui a promis d’y remédier dans l’après-midi…

 

« Vous avez des amourettes entre vous ? » Non, nous sommes des professionnels, et ne mélangeons pas sentiments et travail…. Ça l’étonne, voire la secoue, elle a du mal à nous croire… Nous lui demandons s’il y a, dans la demeure de Templesmith, des pièces plus intéressantes que d’autres, et elle nous parle du bureau et de la chambre, au premier étage, toujours fermés à clef (se trouve aussi dans la chambre une vieille et massive armoire, toujours verrouillée, dont il ne lui a jamais laissé voir le contenu) ; elle nous explique par ailleurs que Templesmith lui-même, régulièrement, travaille sur les serrures avec sa propre boîte à outils (ce qui vaut aussi pour les deux portes du rez-de-chaussée, la principale et celle de derrière).

 

« Vous baisez qui ? » « La Brique » désigne plus ou moins le bordel, sans le dire ouvertement… Moira est de plus en plus gênée par les indiscrétions d’Elaine… Le peintre s’est mis de la peinture sur le visage, notre hôte discute avec lui en attendant notre prochaine question (avant de recommencer son cirque avec un serveur, qu’elle appelle en tirant sur une cordelette). Je l’interroge alors sur le comportement de Templesmith, il y a peu semble-t-il très timide, et maintenant chaud-lapin ; mais Elaine nous dit qu’en fait ils baisent très peu (et toujours avec une capote anglaise) ; en fait, Templesmith passe tout son temps à causer avec des vieux, des scientifiques (notamment un professeur à l’Université Miskatonic dont elle n’a pas retenu le nom – elle le décrit comme étant plutôt rond et doté d’une barbe garnie, ce qui pourrait correspondre à beaucoup de monde…) ; il écrit aussi énormément, à des scientifiques du monde entier…

 

« Quels sont vos fantasmes ? » « La Brique », tout de go, lui répond : « Toi… » Ce qui la prend par surprise – après quoi elle lui sourit… mais en restant bloquée un moment, à le déshabiller des yeux, et « La Brique » n’est du coup guère à l’aise. Moira dit qu’elle n’a pas d’autre fantasme que son mari (ce qui écœure littéralement Elaine…). Patrick dit qu’il rêve de fouetter la reine d’Angleterre, et Elaine, très sérieusement, lui demande s’il a déjà essayé (« Non, pas eu l’occasion de la rencontrer… »). Quant à moi, je commence par dire que j’ai beaucoup trop de fantasmes, mais, quand elle me demande des détails, je la baratine sur le sadomasochisme, en m’affichant dominatrice... C’est à nous de l’interroger : « La Brique » lui demande s’il y a, dans la demeure de Templesmith, une sortie cachée, un tunnel donnant sur la cave, ce genre de choses, mais ce n’est pas le cas. Tandis que le serveur revient pour une nouvelle commande (je me contente cette fois d’un jus de fruit… d’autant qu’Elaine m’est de plus en plus antipathique, et je crains que l’alcool me nuise), « La Brique », qui avait remarqué qu’Elaine avait des aphtes, réalise qu’il en a lui aussi, tout récent… Elle est assez perdue pour nous laisser poser d’autres questions avant de reprendre son questionnaire érotique. Je fais donc la remarque qu’elle doit fréquenter le gratin, avec Templesmith… C’est bien le cas : elle évoque notamment un certain Roger Carlyle, une très grosse fortune au niveau national, à la réputation de grand fêtard (Templesmith se vante de l’avoir coincé à plusieurs reprises, à Boston ou New York, et d’en avoir profité pour négocier de l’alcool de qualité à bon prix). Elle évoque à nouveau des érudits, dont elle n’a pas retenu les noms ; elle s’attarde enfin sur le domestique de Templesmith, un certain Howard, qu’elle décrit précisément – à l’en croire, il est toujours derrière Templesmith… à moins que ce dernier ne lui ait confié une tâche à accomplir à Arkham (il n’est pas toujours à la maison – chez ses parents ?). On lui demande alors s’il y a de l’alcool dans la demeure, et oui : il faut alimenter les soirées… Hippolyte a-t-il un vice caché ? « Parler de science avec des vieux… » Tout cela l’ennuie, elle se refait un rail de coke… « La Brique » lui parle des oies, ce qui, cette fois, la fait rire… Il y en a bien une vingtaine qui montent la garde – très efficacement ; elles sont généralement devant, mais il y en a toujours qui patrouillent un peu partout… Templesmith sifflote un air pour qu’elles le reconnaissent : Danny Boy, que tout Irlandais connait. Elle s’arrête là, se plaignant de ses aphtes qui la font souffrir, elle ne sait pas d’où ils viennent… Ça la ramène à son petit jeu des questions.

 

« Vous avez déjà essayé l’autre camp ? », dit-elle, évoquant clairement des relations homosexuelles, sur le ton d’une gamine gloussant sur un sujet cracra… Patrick dit qu’il connaissait des hommes qui l’auraient volontiers pris par derrière, mais que ça n’avait rien de sexuel… Elle s’en étonne, lui dit ce qu’on prétend des guerriers qui se redonnent du courage entre eux, mais Patrick l’assure que ce sont des légendes… Elle se tourne vers moi, je lui dis : « Pas jusqu’à présent… » Elle me demande si c’est une invitation, je lui réponds que non – de manière générale il faut prendre son temps et y mettre les formes ; mais ces protocoles l’ennuient profondément… Je comprends par ailleurs que, au-delà de cette discussion, elle est au fond très amoureuse de Templesmith – et elle n’en a vraiment pas l’habitude, c’est un sentiment nouveau pour elle. Patrick lui demande alors si elle a des suggestions pour nous aider à entrer dans la résidence du dandy, assurant Elaine que nous sommes « son assurance » ; mais Elaine n’a pas vraiment fait attention : elle confirme que les oies vont rarement derrière, et que le sifflement les calme – et il n’y a pas de garde dans la guérite, mais ça devrait changer dans la journée…

 

« Pour conclure l’accord », elle demande alors à « La Brique » ce qu’il compte faire dans les deux prochaines heures, et il est tout à fait volontaire pour rester en sa charmante compagnie… Patrick dit qu’il est temps de partir, et le suggère à Moira – qui acquiesce aussitôt, par ailleurs très irritée par le comportement de « La Brique »… Je me dis ravie de notre conversation et que, si elle a envie de parler, elle sait où nous trouver… Nous quittons donc les lieux, sauf « La Brique » qu’elle emmène dans une chambre (le peintre les suit… et peint leurs ébats – mais on ne peut pas y reconnaître « La Brique » tant c’est abstrait et fou, du moins à en croire le principal intéressé).

 

Il est environ 15h. Je me rends en voiture à la Bibliothèque de l’Université Miskatonic (avec Moira dans la voiture, tandis que Patrick a la sienne) ; en route, nous passons devant un commissariat, et nous reconnaissons quelqu’un, à 150 m de là, qui marche maladroitement dans cette direction, pas rasé, pas coiffé : c’est Harold (que « La Brique » avait trouvé traumatisé après le premier assaut de Drexler où nous avons été impliqués) ; il traverse sans faire attention, manque de se faire écraser. Je ralentis et l’interpelle : il tourne la tête dans ma direction, ouvre grands les yeux, presse le pas vers le commissariat et y pénètre. Peu désireuse de pénétrer dans le commissariat dans ces conditions, je poursuis ma route, dépose Moira chez elle, et vais à l’Université. Stanley, le bibliothécaire, n’est pas là – il a pris un congé. Je demande quand même à consulter le trombinoscope des professeurs de l’Université (on me demande pourquoi, je baratine, évoquant un colloque auquel j’avais assisté en dilettante : « Je me souviens de son visage, mais pas de son nom… ») ; je cherche en priorité dans les sections consacrées aux mathématiques et à l’histoire… mais la description faite par Elaine ne m’aide pas, trop nombreux sont ceux qui pourraient correspondre à ce profil. Je cherche alors au nom d’Andrew Stuart (le professeur de mathématiques et astronome intéressé par l’occultisme), et il figure dans le trombinoscope, où on signale qu’il a disparu depuis quelque temps (il ne correspond pas à la description faite par Elaine) ; ses publications sont mentionnées, mais sont bien trop compliquées pour moi – je note cependant les titres et m’imprègne de sa photo.

 

On se retrouve chez moi vers 17h (Clive ne nous rejoint que vers 20h). Patrick, entretemps, a maquillé la plaque de sa voiture. Nous nous habillons tous de vêtements plus sombres (des tenues de ville, néanmoins ; nous ne comptons pas jouer aux ninjas, même si « La Brique » se munie de gants et d’une cagoule). Nous emportons nos outils de base (et nos armes) – Patrick prend son matériel de crochetage ainsi que des jumelles, et confectionne un grappin pour « La Brique » ; ce dernier emporte un pied de biche, une épaisse couverture, et se procure aussi des grains de maïs pour les oies ; Moira prend un grand sac à dos ; quant à moi, je me munis d’une lampe-torche et d’un appareil photo. Nous patientons, dînons avec Clive quand il nous rejoint, puis partons pour la demeure d’Hippolyte Templesmith, où nous arrivons vers 22h30 ou 23h.

 

La route conduisant au quartier des luxueuses villas est très bien entretenue – elle dispose de lampadaires, et est parfaitement déblayée (la neige s’est pas ailleurs faite un peu moins forte, tenant presque de la bruine maintenant). On se gare assez loin et on marche, en restant discrets. « La Brique » aperçoit des phares qui s’allument puis se déplacent, et s’éloignent (on voit peu après qu’il s’agit d’une voiture de police, qui ralentit un peu devant les maisons, puis s’en va). Moira trébuche, elle essaye de se rattraper à moi, nous tombons toutes deux dans la neige… Nous parvenons à la lisière des bois – à un kilomètre environ de la résidence, sur l’arrière. Il y a de l’éclairage à l’intérieur, mais la maison est largement dissimulée par la hauteur des murs qui la ceignent (trois mètres environ) ; nous repérons cependant la guérite, où il y a également de la lumière.

 

Nous hésitons quant au plan à adopter : Patrick et Moira pencheraient pour faire une diversion, mais je redoute un peu que cela ne fasse que mettre davantage le garde aux aguets ; et sans doute faut-il prendre en compte nos compétences particulières pour déterminer qui fait quoi… « La Brique » n’aime pas patienter : au bout d’un moment, tandis que nous sommes toujours indécis, il rejoint le mur, use de son grappin pour escalader le mur, et dispose sa couverture sur les tessons ; il observe les environs avec ses jumelles, distingue une silhouette dans la guérite, a priori tournée dans la direction opposée, aperçoit quelques oies çà et là – et il reste encore bien 300 m de jardin avant d’atteindre le bâtiment. Je grimpe à mon tour, « La Brique » m’aide à descendre de l’autre côté ; Patrick, Moira et Clive font bientôt de même. Mais « La Brique » fait du bruit en tombant – nous entendons les oies, trois ou quatre d’entre elles se rapprochent de nous… Patrick se met à siffler Danny Boy ; les oies continuent de se rapprocher, mais nous considèrent silencieusement, et nous suivent sans un bruit quand nous avançons d’un pas normal vers la porte arrière de la demeure. Aucune réaction dans la guérite, par ailleurs. Au bout d’un moment, toutefois, Patrick se met à siffler faux ; paniqués, nous essayons de prendre sa relève, mais ça vire à la cacophonie… Je jette aux oies un de mes mystérieux bonbons, à tout hasard, mais elles l’écartent très vite et n’y font pas davantage attention… Les oies se font plus agressives, et mordent Moira, assez méchamment, ainsi que « La Brique ». Patrick parvient heureusement à se reprendre, et sa nouvelle interprétation de Danny Boy calme instantanément les volatiles hostiles ! Elles continuent cependant à nous suivre – certaines, du moins, tandis que d’autres s’en vont (et « La Brique » leur donne du maïs). Nous arrivons devant la porte arrière, de très bonne facture ; Patrick ayant besoin de toute sa concentration pour crocheter la serrure, Moira reprend la mélodie à sa place. Patrick comprend vite que la serrure est autrement plus compliquée que la norme : elle dispose de quatre ressorts au lieu de trois normalement ; le dernier n’est a priori pas lié à l’ouverture de la porte à proprement parler ; Patrick prend soin de le crocheter également… mais rate : la porte s’ouvre, mais il y a un flash lumineux à l’extérieur : nous avons été pris en photo par un mécanisme automatique (« La Brique » repère le creux où est dissimulé l’objectif). Nous entrons (toujours aucune réaction dans la guérite)…

 

Nous arrivons dans un salon superbement décoré : le mobilier est supérieur, et il y a de nombreuses antiquités et autres œuvres d’art anciennes – c’est un mélange culturel étonnant, on trouve des pièces de tous les continents. « La Brique » et Patrick repèrent en outre une décoration saugrenue, un vieux joug en bois – qui tranche d’autant plus avec le téléphone très moderne qu’on trouve non loin, ou avec l’encrier accompagné d’une plume à côté… L’anachronisme est total, équivalent à la diversité d’origine géographique des pièces qui ornent le salon.

 

Nous ne nous y attardons pas, et empruntons tous l’escalier pour accéder à l’étage. C’est ici qu’ont lieu les fameux afters de Templesmith : c’est un salon beaucoup plus moderne, orné de tableaux récents, et on y trouve aussi un très luxueux piano d’allure étrange, tenant de l’œuvre d’art pure et simple.

 

Patrick et moi nous dirigeons vers deux portes différentes, côté Est, mais les deux sont verrouillées. Patrick essaye de crocheter la sienne… mais rate à nouveau, ce qui déclenche un nouveau flash. « La Brique », là encore, repère un creux où se dissimule l’objectif – même chose pour la porte que j’ai essayé d’ouvrir ; il y glisse quelque chose pour l’obturer. Patrick essaye à nouveau d’ouvrir sa porte, et cette fois y parvient.

 

Ne pouvant crocheter ma porte, préférant laisser faire Patrick, j’explore avec Moira le reste de l’étage : je trouve une luxueuse salle de bain avec sauna, Moira une salle de jeu très bien équipée. Rien de particulier au-delà…

 

Patrick et « La Brique » pénètrent dans la pièce désormais accessible. C’est un bureau richement décoré… et au milieu y trône une sorte de « robot », ou plutôt d’ « automate », doté de quatre pattes, ainsi que d’un étonnant visage féminin artificiel (son caractère très réaliste est d’autant plus troublant, et nous met mal à l’aise…) ; on devine que sa bouche est animée ; l’automate dispose aussi d’un clavier, entre piano et machine à écrire (les touches correspondent à des syllabes – Patrick appuie sur l’une d’entre elles, la bouche de l’automate s’ouvre et prononce la syllabe indiquée d’une voix féminine) ; à côté se trouve une fente, semble-t-il destinée à ce qu’on y glisse des feuilles, peut-être des partitions ; il y a enfin une sorte de sac derrière la tête, pouvant abriter le mécanisme permettant la prononciation de mots…

 

Je finis de repérer l’étage, mais ne trouve guère que des WC et un grand débarras (n’abritant rien que de très commun).

 

Moira rejoint Patrick et « La Brique », elle étudie l’automate à son tour. Sur le bureau, dans un coin, il y a un coûteux memento mori en ivoire. On trouve par ailleurs beaucoup de papiers sur le bureau. Je rejoins à mon tour mes camarades, et remarque que la porte donnant sur le vide devrait se trouver dans cette pièce, mais on ne la voit pas ; cependant, le mur, de ce côté, est visiblement plus épais ; je toque, et ça sonne creux à un endroit précis. Je cherche un mécanisme, Moira de même – elle repère un très mince interstice, et m’interpelle ainsi que Patrick (fasciné par le robot…). « La Brique », de son côté, cherche un accès à l’appareil photo automatique de l’entrée ; il trouve un tout petit trou dans le mur, où l’on devrait pouvoir insérer un très fin cylindre métallique. Je cherche des connexions entre l’automate et le faux mur, mais rien. Je m’intéresse alors au contenu du bureau : essentiellement de la correspondance, dans de nombreuses langues (anglais, mais aussi chinois, français, néerlandais…) ; en parcourant le contenu, pour ce que je peux vaguement en comprendre, je devine que ces lettres portent sur des sujets scientifiques très pointus. La machine à écrire, juste à côté, n’affiche pas de marque, et sans doute a-t-elle été conçue « sur mesure », voire « faite maison ». Sous le memento mori, il y a une liste de noms – a priori de la main de Templesmith : Robert Carlyle, Herbert West, Tina Perkins, Pierce Hawthorne, Mortimer Campbell, Charles Reis. Patrick glisse une feuille de papier dans interstice repéré, mais ça ne produit rien. Moira me rejoint et fouille dans les tiroirs du bureau, mais n’y trouve rien de spécial (beaucoup de papier vierge, etc.).

 

« La Brique » retourne au rez-de-chaussée, et fait le tour de chaque pièce : il y a des WC, une salle à manger avec une très longue table, une cuisine, et surtout une immense bibliothèque, d’une densité impressionnante.

 

Je recopie la liste de noms, puis remets l’original à sa place ; je prends ensuite trois ou quatre photos de l’automate, afin d’en avoir la vision la plus complète possible. Une porte du bureau donne sur la pièce à laquelle nous n’avions pas encore pu accéder (la porte fermée à laquelle je m’étais rendue tout d’abord) : c’est la chambre, croulant sous les estampes japonaises passablement perverses (dont certaines où des dames… convolent avec des poulpes !) ; il y a aussi une épaisse et lourde armoire ancienne (à la serrure conséquente – Patrick s’attelle à la crocheter). Moira fouille dans la chambre, et y trouve plein d’accessoires érotiques et parfois sadomasochistes, une quantité impressionnante de capotes, quelques effets personnels d’Elaine…

 

Je redescends, et rejoins « La Brique » dans la bibliothèque – à ce stade, on dirait que Templesmith s’est tout bonnement approprié une aile entière de la Bibliothèque de l’Université Miskatonic… Le savoir entassé ici en est presque étouffant, et couvre tous les domaines – on y trouve aussi bien les livres qui font loi que des ouvrages anciens, à l’occasion des feuillets d’étudiants… « La Brique » est attiré par les étranges tableaux qui ornent la pièce. Je vois aussi de nombreux bustes, et reconnais quelques faciès – certains bustes portent de toute façon des noms : il y a des philosophes grecs (Platon…), des conquérants célèbres (Alexandre le Grand…), des chefs d’État, des savants (Pasteur…), etc. « La Brique » est stupéfait par un tableau intitulé Souper (de Richard Upton Pickman), remarquablement bien réalisé, qui représente une famille, en pleine lumière d’un côté, mais disparaissant de plus en plus dans l’ombre de l’autre – et, dans cette moitié, elle arbore des traits de plus en plus canins ; on trouve un os visiblement humain dans une assiette, ou encore un bout de pied qui dépasse… De mon côté, je suis attirée par un autre tableau, sans titre, d’un certain Shipley : on y voit des créatures humanoïdes très pâles, plus petites que des humains, sur le pont d’un navire d’ébène naviguant sur un océan d’obscurité – la peinture est globalement très sombre, on y perçoit d’autant mieux des litres de sang rouge vif qui ruissellent sur le pont du navire, provenant d’humains, attachés aux mats, et torturés par les créatures pâles – évoquant un sacrifice (d’ailleurs, certaines d’entre elles ont des livres, ou semblent faire des oraisons) ; à y regarder de plus près, les « humains » ont des allures de satyres (sabots de chèvre, cornes…), et tout ça me perturbe énormément…

 

Patrick s’écarte brusquement de l’armoire qu’il crochetait et dit à Moira de se coucher – mais il reçoit en plein visage une sorte de nuage de gaz propulsé par la serrure : ses yeux picotent, il est à vrai dire presque aveuglé, et ressent par ailleurs une saveur et une odeur très désagréables… Moira n’est pas affectée, c’était une légère pulvérisation, très concentrée, faite pour sauter à la gueule d’un éventuel crocheteur… Moira attrape un linge dans un tiroir et le tend à Patrick, qui s’essuie les yeux et essaye de cracher de la salive pour évacuer le mauvais goût qu’il a sous la langue. L’armoire est maintenant ouverte ; elle est pleine de linge. Mais Moira fouille, et comprend vite qu’il y a d’autres choses dans le fond – des sortes de cubes légers, d’un contact frais ; elle dégage le linge, et voit quatre boîtes : les deux les plus petites sont dans un sachet, il y en a ensuite une de plus grande, et une dernière plus grande encore ; elles sont recouvertes de sortes d’écailles, très bien réalisées. Moira s’en empare et essaye de les ouvrir.

 

« La Brique », secoué par le tableau de Pickman, me suggère de quitter la bibliothèque, mais je préfère m’y attarder encore un peu (je suis très troublée moi aussi, et attirée par les peintures…).

 

« La Brique » rejoint les autres à l’étage – il avait entendu Patrick grogner… Ce dernier redoutait d’avoir été empoisonné, mais il n’en présente pas de symptôme – juste une vague nausée, et son œil droit est toujours irrité. Il ne cesse de le répéter : Templesmith n’est pas un simple dandy… Moira ouvre une boîte, d’un cuir très froid – il y a de l’humidité sous la boîte, et des petits trous en dessous ; mais elle comprend que l’intérieur est un écrin de chair palpitante, arborant des veines gonflées de sang, tandis qu’au centre se trouve un bout de cerveau humain vivant… « La Brique » (surtout), Moira et Patrick sont horrifiés par ce spectacle… Moira range les boîtes dans son sac à dos, sans tenter d’ouvrir les autres.

 

Dans la bibliothèque, les livres sont classés par domaine, et je parcours les rayonnages tant bien que mal (je suis toujours perturbée), en fouillant en priorité le rayon consacré aux mathématiques ; je cherche notamment le nom d’Andrew Stuart sur les tranches des ouvrages – et j’en trouve un portant notamment sur les théories de l’espace-temps, et poussant les mathématiques aux limites de l’ésotérisme ; la table des matières m’interpelle de par les concepts qu’elle développe : franchissement d’espace, téléportation, utilisation des angles… Dans les remerciements figure en outre un jeune étudiant du nom de Mortimer Campbell ; je m’empare du livre, et cherche à tout hasard, parmi les feuillets d’étudiants, des notes de ce Mortimer – je trouve bel et bien quelques feuillets manuscrits qu’il a signés, que je prends également. Je jette un œil à la section ésotérisme : on y trouve des choses comme Le Marteau des Sorcières, des études des mythes et légendes du monde entier, ainsi qu’un livre sur Goody Fowler – je m’empare de ce dernier. Avant de rejoindre les autres à l’étage, je prends les tableaux et les bustes en photo.

 

Dans l’armoire, outre le linge banal et les boîtes, se trouvent de vieux vêtements luxueux (une tenue de femme, et une d’homme), mais leur poids est plus important qu’il ne le devrait – il y a quelque chose dedans. « La Brique » y jette un œil… et trouve des peaux humaines entières, parfaitement écorchées, avec une braguette au niveau du torse, qui part du cou pour finir à l’entrejambes ; il y a même les têtes et les cheveux… Nous en sommes tous très secoués ; Moira vomit, dit qu’elle veut arrêter cette fouille, que ça suffit… On glisse néanmoins les peaux dans son sac. Dans une poche, nous trouvons par ailleurs un couteau très ancien, en pierre taillée à vrai dire, orné sur la garde d’une rune similaire à celle de la tablette. Il y a aussi dans l’armoire une partition trouée ; Patrick l’étudie, et suppose que c’est le genre de choses qu’il faut insérer dans la fente de l’automate…. Enfin s’y trouve une enveloppe au nom de « Diane P. » (que j’ouvre : j’y vois des photos prises à l’improviste, un peu floues, mais quand même bien faites, d’une jeune fille dénudée – probablement Diane Petersen, mais je ne l’ai jamais vue et ne peux donc en être sûre ; elle a en tout cas l’air ivre, a parfois du champagne à la main, et, surtout, adopte des positions que la morale réprouve et qui pourraient lui causer bien du tort si elles venaient à être révélées au public…

 

Patrick glisse la « partition » dans la fente de l’automate, qui prononce des paroles, mais on n’en reconnaît pas le langage ; cela produit une certaine mélodie, pas forcément désagréable, mais relativement anxiogène… Les mécanismes du « robot » ont des mouvements de plus en plus violents, sa voix enfle, sa mâchoire inférieure se décroche, ou plus exactement s’ouvre bien plus bas qu’une mâchoire humaine ne pourrait le faire, produisant ainsi des sons impossibles pour tout être humain. Et puis ça s’arrête, tout net… On entend alors un raclement plus lourd : le faux mur s’entrouvre au niveau de l’interstice – on aperçoit un espace d’1m50 révélant la porte qui donne dans le vide, très belle également sous cet angle : à hauteur d’homme, plutôt que du simple verre, se trouve une sorte de globe ; en dessous de la poignée, il y a un espace cubique faisant office de serrure, correspondant au format d’une des petites boîtes récupérées par Moira. C’est cependant « La Brique » qui tient le sac, et il ne veut pas que Moira utilise la boîte sur la porte… Mais celle-ci veut maintenant savoir ce que tout cela cache. Patrick, paniqué, lui dit qu’on a déjà subi bien trop de pièges, et qu’il faut se méfier… Pour ma part, je suis également effrayée – mais je souhaiterais regarder dans le globe avant de tenter d’ouvrir la porte ; je m’avance, il y a une alcôve sur le côté du passage, où je discerne un symbole un peu similaire à celui qu’on a souvent croisé ; mais des cheveux roux me tombent sur le front – ce sont les miens ! Je m’écarte aussitôt, ayant perdu quelques mèches ; j’établis la relation avec le symbole… et n’ai maintenant plus du tout envie d’ouvrir la porte. « La Brique » non plus, qui dit qu’il va pour sa part récupérer les photos de nous prises par les pièges, et ce par tous les moyens – il sort son pied de biche… Patrick, qui rappelle qu’il est un spécialiste des serrures, demande à Moira de lui donner la boîte adéquate – il va prendre sur lui d’ouvrir la porte. Il nous dit, si jamais il se met à crier, de vite le ramener vers nous… « La Brique » suggère de l’encorder, par le pied – on fait le nécessaire avec les draps et lanières de Templesmith. Patrick s’engage dans le passage, il voit le symbole de l’alcôve tracé à la poudre, sent ses cheveux qui commencent à tomber, ses sourcils aussi, mais poursuit… Le globe de verre de la porte change d’allure, se divise en différentes couleurs, séparées par des tiges de métal stylisées évoquant des tentacules… Patrick loge la boîte dans le trou. Je me tiens à l’écart, effrayée – je sors mon arme en redoutant le pire ; « La Brique » est à l’autre bout du drap encordant Patrick, et le retient avec l’aide de Clive, qui s’accroche au bureau ; Moira est sur ses gardes…

 

Nous perdons tous connaissance quand Patrick met la main sur la poignée.

 

Moira reprend connaissance (sans savoir combien de temps s’est écoulé) dans un bureau inconnu ; elle entend à l’extérieur des voitures qui passent, des gens qui parlent… Il y a deux épaisses valises sur le bureau, qui ne sont pas verrouillées ; enfin, une porte sur le côté de la pièce, avec une serrure similaire à celle de la porte donnant dans le vide – à côté d’une autre porte « classique », verrouillée.

 

Patrick et moi nous réveillons en pleine chute, à deux mètres du sol (je m’écroule sur lui)… Le sol est de terre, remuée par de nombreuses traces de pas ; nous sommes semble-t-il dans un tunnel souterrain ; nous distinguons un vieux système de rails, avec une draisine. Au loin sur notre gauche, le tunnel est plongé dans l’obscurité, il s’en émane une puissante odeur de terre ; au loin sur la droite, il y a une faible lumière, laissant deviner un virage et une salle illuminée. Sur la draisine se trouvent des chaînes, arborant des cadenas (les clefs sont dedans)… mais aussi des sortes de traces de griffures.

 

Clive et « La Brique », pour leur part, ont atterri dans une sorte de cabanon, plongé dans une obscurité totale ; un vent très froid passe à travers les pierres… « La Brique » ne reconnaît plus la forme de son arme à feu dans son holster, il y a autre chose à la place… Il enlève sa veste et y regarde de plus près : son holster s’est déchiré, et, en lieu et place de son calibre .38, se trouve un cimeterre ! Même chose pour Clive… Il y a une porte derrière eux, au travers de laquelle ils perçoivent un léger miaulement plaintif…

 

Moira (qui a le sac à dos avec les boîtes) prend la clé de la porte « normale ». Elle fouille les valises : dans la première se trouvent plusieurs centaines de dollars, par liasses, ainsi que des bons au porteur, un permis pour une voiture, un autre de possession d’arme (au même nom), d’autres papiers légaux. Moira prend les papiers, ainsi que quelques liasses. Elle ouvre la deuxième valise : à l’intérieur, un calibre .45, des petites fioles très légères remplies d’un liquide inconnu (d’un vert phosphorescent), des clefs de voiture… et des « vêtements » de peau humaine. Elle prend tout sauf les peaux… Du côté droit de la pièce, il y a une fenêtre aux volets fermés ; elle les entrouvre, et cela donne sur une route très large (bien plus large que celles qu’elle connaissait à Boston) – elle comprend, à l’aides de panneaux de signalisation, qu’elle se trouve à New York… Et, dans son sac, il y a une petite boîte de la bonne taille pour la serrure – elle l’utilise (comme Patrick précédemment, elle perçoit une odeur de chair brûlée au moment d’insérer la boîte dans le trou – évoquant le sang consumé de Bridget)…

 

Moira apparaît subitement, évanouie, entre « La Brique » et Clive ! Elle se réveille bientôt – son colt et son calibre .45 ont disparu, remplacés par deux dagues de bonne taille…

 

J’éclaire avec ma torche (miraculeusement indemne après la chute) le couloir obscur. Rien – le tunnel se poursuit, puis disparaît dans un virage. J’entends un son régulier, de pelle contre de la terre ; un autre son également : des gémissements humains, très légers, en provenance de la salle éclairée. Je le signale à Patrick…

 

À suivre…

Commenter cet article