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Le Prince-Marchand, de Poul Anderson

Publié le par Nébal

Le Prince-Marchand, de Poul Anderson

ANDERSON (Poul), Le Prince-Marchand. La Hanse galactique, t. 1, [Margin of Profit – The Man Who Counts], édition présentée par Jean-Daniel Brèque, traduit de l’anglais (US) par Jean-Daniel Brèque et Arlette Rosenblum, traduction révisée par Jean-Daniel Brèque et Olivier Girard, « Chronologie de la Civilisation technique » par Sandra Miesel, Saint Mammès, Le Bélial’, [1956, 1958, 1978, 1983, 2008] 2016, 273 p.

 

Plusieurs éléments se sont mêlés pour m’inciter à la lecture du Prince-Marchand, premier tome (sur cinq prévus) du « cycle de la Hanse galactique » de Poul Anderson – une publication que je n’espérais plus, à vrai dire…

 

Il y avait, d’abord et surtout, une certaine curiosité, remontant à l’époque où je n’avais pas encore lu grand-chose de l’auteur (à peu près rien, en fait) ; ce qui ne m’avait toutefois pas dissuadé de lire Orphée aux étoiles, essai de Jean-Daniel Brèque qui lui était consacré (le traducteur est à n’en pas douter le champion de la cause andersonienne en France, et peu ou prou derrière tous les projets le concernant – dont celui-ci, bien sûr), et qui n’avait pas manqué, dans le panorama qu’il dressait de son œuvre, de m’intriguer tout spécifiquement, côté science-fiction, par l’évocation du « cycle de la Ligue polesotechnique », « histoire du futur » à la Robert Heinlein, Isaac Asimov ou Cordwainer Smith, mais ayant pour particularité de mettre en avant des personnages de commerçants, hâbleurs et roublards, et au premier chef Nicholas van Rijn, le Prince-Marchand du titre.

 

Or cette dimension m’intriguait, voire me séduisait d’emblée : sur le plan économique, je ne suis certes pas un apôtre du capitalisme et du libéralisme tristement réduit aux seules affaires, mais en admettant volontiers qu’il est des rares cas où je veux bien croire qu’il peut se montrer fructueux (et plus bénéfique que néfaste, exceptionnellement…) ; les récits portant sur une conquête de l’espace passée entre les mains avides du privé du fait du déplorable désistement des États m’ont régulièrement parlé, comme, emblématique et séminal j’imagine, « L’Homme qui vendit la Lune », de Robert Heinlein. Et puis, sans doute, la mise en avant de l’économie et du commerce, dans ces circonstances, débouche presque inévitablement sur une approche « soft power » certes pas désagréables au milieu des héros de la galaxie (comme Dominic Flandry ? J’y reviens bientôt…) et autres militaires bardés de certitudes « réalistes » (au sens du paradigme en relations internationales)…

 

Et sans doute les sources même du cycle doivent-elles être envisagées de la même manière : la Hanse, la véritable Hanse, est une organisation qui m’a toujours fasciné – encore que de manière abstraite, je ne me suis certes pas livré à des recherches approfondies la concernant… C’est un beau sujet historique, tout de même, que cette institution sans égale dans un monde médiéval livré aux rois et aux nobles, les premiers tentant difficilement de mettre en place l’État quand les seconds entendent contre vents et marées perpétuer le système féodo-seigneurial qui fonde leur autorité, laquelle ne trouve cependant à s’exprimer qu’à la guerre – bien vilain métier… Reste le clergé, certes, mais qui obéit en partie à ce modèle, quitte à le retourner, théocratie pontificale contre particularismes locaux façon gallicanisme, etc. La Hanse, c’est encore autre chose – et qui va bien au-delà de la bourgeoisie au sens le plus strict (tout en s’inscrivant bel et bien dans ce moule originel – souvenirs personnels de ma curiosité confinant à la passion pour l’histoire du droit commercial, lex mercatoria et compagnie… là où la matière envisagée en droit positif me donnait de l’urticaire, sans surprise) ; l’abstraction, le caractère plus ou moins informel de ce dominion de la Baltique, étonnent encore, et, à vrai dire, il était sans doute inévitable que cela débouche sur une transposition en science-fiction…

 

Et c’est donc Poul Anderson qui s’est acquitté de la tâche. Dans ces conditions, je ne pouvais pas passer à côté du Prince-Marchand

 

Pourtant, il me faut bien admettre que d’autres éléments me faisaient craindre, sinon le pire, du moins une déception potentielle… Je passerai sans doute sur les idées politiques et économiques de l’auteur, régulièrement aux antipodes des miennes – mais, après tout, ça ne m’avait pas empêché de lire et apprécier Robert Heinlein, et tout particulièrement la nouvelle précitée… Non, ce qui m’effrayait un peu, c’était la forte probabilité que tout ceci soit très pulp – et même trop, beaucoup trop, pour ma gueule. Les deux textes composant ce premier tome datent respectivement de 1956 et 1958, époque où Poul Anderson était à fond dans le genre ; en outre, le « cycle de la Ligue polesotechnique » s’inscrit dans un cadre d’ « histoire du futur » (baptisé globalement « cycle de la Civilisation technique », chronologie par Sandra Miesel en fin de volume) intégrant d’autres œuvres, et tout particulièrement le « cycle de l’Empire terrien » (chronologiquement postérieur, mais entamé plus tôt) ; or les quelques récits que j’en avais lu, dans Agent de l’Empire terrien, m’avaient fortement déplu : les aventures de Dominic Flandry me faisaient l’effet d’une SF à papy, on ne peut plus pulp, mais au point d’en être kitsch, et parfois difficilement lisible aujourd’hui – pour moi en tout cas ; aussi n’ai-je pas poursuivi le cycle en question (trois volumes en tout chez l’Atalante, mais un peu bordéliques et par ailleurs non exhaustifs – la maison d’édition n’ayant de toute façon pas cherché à poursuivre l’entreprise). Le risque était non négligeable que Le Prince-Marchand me fasse le même effet…

 

Mais je m’y suis mis quand même – en ayant en tête un autre cycle de Poul Anderson, celui de « la Patrouille du Temps », par lequel je l’ai découvert : là encore, les tout premiers récits du cycle sont extrêmement pulp (mais ça passe toujours bien – entre Manse Everard et Dominic Flandry, je n’hésite pas un seul instant…), mais la suite est somme toute fort différente, pouvant se révéler bien plus subtile et ambitieuse (lisez, relisez « Le Chagrin d’Odin le Goth » !), tout en conservant les atours pas désagréables d’un divertissement bien fait et toujours enthousiasmant en dépit du passage des années. J’espérais que le « cycle de la Hanse galactique » aurait quelque chose de ce schéma, et ce que j’en ai lu ici ou là me semble le confirmer… Aussi, d’emblée, me suis-je dit que, quel que soit mon sentiment sur ce premier volume, il me faudrait de toute façon jeter un œil à la suite ; on verra en temps utile…

 

Et donc ? Et donc, oui, comme on pouvait s’y attendre, c’est très pulp ; très, très pulp ; et probablement un peu trop pour moi… Pas au point de m’en rendre la lecture irritante, comme pour Agent de l’Empire terrien. Pas non plus au point de faire l’impasse sur les vrais atouts de ce premier volume, car il y en a. Pas au point, enfin, de décréter d’ores et déjà que je ne poursuivrai pas l’expérience. Disons simplement que, pris indépendamment, ce premier volume est sympathique, sans plus, et accuse sans doute parfois le poids des ans ; il n’en est pas moins émaillé de bonnes idées qui méritent bien qu’on en discute.

 

Les deux récits composant ce recueil (une nouvelle et un roman) se déroulent au XXVe siècle ; la Terre s’est lancée à l’assaut de la galaxie, la découverte de la propulsion supraluminique (bien sûr) étant un moment déterminant de l’expansion ; c’est ainsi que le Commonwealth terrien a pu rencontrer (pacifiquement) bien des races extraterrestres intelligentes, qualifiées collectivement comme étant des « sophontes » (terme forgé par l’épouse de l’auteur, Karen Anderson, et qui, sauf erreur, englobe tout autant les humains). Au-delà du seul Commonwealth, il existe cependant d’autres entités interstellaires, et tout particulièrement la Ligue polesotechnique, conglomérat de marchands galactiques inspiré de la Hanse de la Baltique (donc). Au moment où le cycle débute, ces institutions ont déjà quelques siècles – et on y devine, au milieu de la prospérité et de la puissance affichées, l’amorce d’une inéluctable décadence…

 

Nous n’en sommes toutefois pas encore là. L’époque de ces deux récits tient plutôt de « l’Âge d’Or », avec son cortège de figures destinées à devenir mythologiques. Parmi elles, et non des moindres, Nicholas van Rijn, directeur de la Compagnie solaire des épices et liqueurs. Il correspond bien au modèle évoqué plus haut : presque un colosse, imposant par sa taille autant que par son embonpoint de bon gros bourgeois, il s’avère bel et bien hâbleur et roublard, oui ; par ailleurs peu ou prou dénué de morale, et obsédé par ses seuls bénéfices – mais de la manière qui sied aux meilleurs entrepreneurs, ne se focalisant pas sur l’immédiateté, mais sachant bien au contraire envisager le tableau dans son ensemble et les retombées probables sur le long terme…

 

C’est ce dont témoigne la première nouvelle de ce recueil, celle où il fait son apparition : « Marge bénéficiaire » (1956). La Ligue polesotechnique, mais tout autant d’autres corporations, dont notamment celle des pilotes, y a maille à partir avec une espèce de sophontes découverte assez récemment, foncièrement xénophobe et faisant preuve d’atavismes politiques (dans la conception du « territoire », tout particulièrement), traits qui, non seulement l’empêchent d’intégrer la société galactique, mais encore en viennent à nuire aux autres sophontes qui, sans même chercher à leur nuire en quoi que ce soit, ont néanmoins la mauvaise idée d’emprunter des routes notamment commerciales empiétant sur leur souveraineté intraitable. Que faire ? On ne manque pas d’envisager la « solution » militaire, mais elle risque de se montrer plus nuisible et coûteuse qu’autre chose… Nicholas van Rijn, pleinement impliqué dans l’affaire, va mettre en place un plan autrement astucieux – et mouiller la chemise lui-même, d’ailleurs : le gras bonhomme aurait pu se contenter de donner des directives à ses subalternes ainsi qu’aux pilotes, mais non, il se rend sur place, prenant lui-même (littéralement) les commandes. C’est pourtant ici que l’on constate toute la subtilité et l’astuce du personnage (et heureusement : j’avouerai que, au-delà, je l’ai trouvé extrêmement irritant, mais pas au point où cela devient un atout servant la caractérisation ; simplement pénible – sa litanie de jurons improbables passe tout particulièrement mal…), ce qui passe surtout par sa capacité à anticiper le long terme : son plan, mêlant subtilement mathématiques (statistiques et probabilités), psychologie (même extraterrestre), stratégie (voire polémologie) et science politique, permettra de trouver une solution idéale à l’épineux problème, certes coûteuse dans l’immédiat… mais, à terme, les marges bénéficiaires ne font aucun doute – et il ne s’agit pas seulement, pour van Rijn, de le savoir lui-même, mais aussi de le faire comprendre aux autres (et tout particulièrement à ces sophontes primitifs et récalcitrants) ; pas tout à fait du « soft power » au sens fort, néanmoins une approche « libérale » des problèmes à mille lieues des archaïsmes « réalistes » à base d’ « intérêt national » – ce qui est justement l’attitude adoptée par les sophontes problématiques, attitude dès lors condamnée comme inefficace autant qu’absurde.

 

J’ai bien aimé cette nouvelle. Si les répliques de van Rijn m’ont vite saoulé, j’ai pourtant apprécié les discussions et débats au cœur du récit ; la phase « aventure » m’a moins parlé (et le rôle exact du Prince-Marchand dans l’affaire m’a parfois taquiné la suspension volontaire d’incrédulité), mais cela reste un texte bien vu et qui, sous ses oripeaux pour le moins voyants de récit pulpissime, exprime des idées assez complexes et intéressantes.

 

Suit un roman, Un homme qui compte, dont l’approche est assez différente – et où van Rijn, par ailleurs, s’il est bien un personnage essentiel, bouffe cependant moins l’écran que dans la nouvelle qui précède. Notre Prince-Marchand, un de ses subalternes et la princesse qu’il fréquente alors, s’écrasent sur la planète méconnue de Diomède – de type terrestre, mais quatre fois plus imposante. L’environnement leur est très néfaste : ils ne peuvent en effet rien consommer de la nourriture indigène, totalement toxique pour eux ; or leurs vivres ne leur permettront pas de tenir bien longtemps – et probablement pas assez en tout cas pour contacter sinon atteindre le petit comptoir de la Ligue récemment installé sur cette planète dont ils ne disposent même pas de cartes… Van Rijn, pourtant, va les sortir de là – et d’une manière passablement tordue.

 

Diomède est habitée par des espèces d’hommes ailés. Leurs civilisations ont quelque chose de médiéval, voire plus primitif encore – ils sont bien loin de l’ère industrielle. Mais van Rijn, d’une certaine manière, va changer la donne, en tirant partie du conflit militaire opposant deux de ces espèces, l’une (celle qui trouve les trois humains) étant caractérisée par des traits monarchiques à bases militaires, constituant un peuple soudé et soumis, dont la puissance est essentiellement maritime, et dont la sexualité se passe en outre de saison des amours, tandis que l’autre est essentiellement terrestre et nomade, et d’une organisation politique peut-être plus archaïque, mêlant traditions religieuses et éléments démocratiques, dépendant enfin de cycles de reproduction inconnus de leurs adversaires. Ces différences essentielles amènent les deux camps, incapables de comprendre l’autre, à se refuser le statut d’êtres pensants, semblables et civilisés. Quoi qu’il en soit, la première de ces espèces l’emporte, clairement… Mais van Rijn se débrouille pour que les autres les « enlèvent ». Le Prince-Marchand, plus hâbleur que jamais, passe son temps à socialiser et à inspirer une politique et une stratégie bien déterminées, confiant à Wace, son subalterne, les tâches exténuantes ayant trait à la technologie et à l’ingénierie. Les nouvelles armes dont bénéficient ainsi les nomades peuvent à terme changer la donne, à condition toutefois d’en faire usage dans un cadre tactique précis – et souvent aux antipodes des traditions chéries de ce peuple superstitieux, formaliste et conservateur… Au bout du compte, pourtant, au-delà du seul retournement de tendance, c’est bien la victoire qui apparaît à l’horizon – une victoire qui, van Rijn en rajoutant une couche à base de génétique et de théorie de l’évolution, prendra en fait les traits d’un armistice bienveillant, avec l’espoir que cette guerre soit « la der des der », les deux peuples prenant enfin conscience de leur proximité…

 

Il va de soi que Nicholas van Rijn n’a accompli tout ceci qu’en raison de ses intérêts propres – sa survie et celle de ses camarades humains… Lui-même, sous la plume de Poul Aderson, ne cesse de vanter une « vertu d’égoïsme » aux connotations libertariennes (bien dans l’air du temps, c’est l’année du boom d’Ayn Rand) ; et van Rijn, qui passe aux yeux de tous ou presque (et tout particulièrement de Wace) pour une enflure finie, s’accommode très bien de cette image – il semble même la prendre comme un compliment… Mais la vieille « main invisible » complète sans doute cette « vertu d’égoïsme », dessinant une utopie libérale où les intérêts bien compris de chacun, dès lors qu’ils sont débarrassés des empiètements liberticides d’autorités politiques par essence néfastes, suscitent « naturellement » le bonheur de tous. Aussi van Rijn n’est-il peut-être pas aussi unilatéralement égoïste et haïssable que ce que l’on pourrait croire au premier abord, y compris dans ses propres manières d’être et déclarations d’intention. Que croit-il, au juste – s’il croit en quelque chose ? Et la morale n’y a-t-elle pas finalement sa part ? Le personnage est sans doute plus compliqué que cela…

 

Autant d’aspects thématiques intéressants, qui tirent le roman vers le haut, même si son atout le plus flagrant est ailleurs, dans la construction de monde : Poul Anderson concocte ici un planet opera soigné, où les implications astronomiques et planétologiques déterminent la faune et la flore, et tout particulièrement l’écologie variable des hommes ailés – l’essentiel étant alors d’expliquer cette variation ; ce qui implique toujours, là encore, de dresser un grand tableau, où les traits biologiques et génétiques s’expliquent par les traits culturels et sociaux, à moins que ce ne soit eux qui expliquent ces derniers – ou, plus probablement, les deux, dans une inévitable boucle de rétroaction. Je ne suis pas assez calé en sciences dites « dures » pour juger de la pertinence de la construction andersonienne (et j’avoue que les implications darwiniennes me dépassent largement), mais, en tout cas, ça fonctionne.

 

Bilan très positif, donc ? C’est à voir. Parce que la dimension pulp de ce roman est sans doute plus affichée encore que dans « Marges bénéficiaires » : j’appréciais tout particulièrement, dans cette première nouvelle, les conversations, les débats, la réflexion sur le long terme ; ces aspects reviennent ici, mais ils tendent tout de même à se contenter d’un rang subalterne – que la dimension planet opera soit mise en avant ne me dérange pas le moins du monde… mais le problème en ce qui me concerne est que l’action, et l’aventure plus globalement, occupent dès lors le premier rang. La dimension pulp, du coup, se montre plus envahissante – et c’est dommage à mon sens, parce que le prétexte militaire du roman est finalement très banal : son seul véritable intérêt est sans doute de poursuivre, encore que de manière un brin paradoxale, le questionnement du « soft power » et des paradigmes « réaliste » et « libéral » ; peut-être faut-il par ailleurs y associer une problématique concernant l’interventionnisme militaire, sans doute, même. Mais ces considérations sont à mon sens un peu trop noyées sous la frénésie (somnifère ?) des batailles… Il y a enfin un autre souci, assez indigeste : à l’exception de van Rijn, plus insupportable que jamais, les autres personnages sont au mieux en carton, bien plus souvent encore en papier mâché (ses deux comparses humains sont particulièrement ternes et creux – et c’est dommage, parce qu’on sent à plusieurs reprises qu’ils mériteraient bien d’être creusés davantage) ; ça ne facilite pas exactement les choses...

 

Alors disons bilan mitigé. Les amateurs de SF très pulp y trouveront probablement leur compte – d’autant que, dans ce registre, Le Prince-Marchand est sans doute bien au-dessus du lot. Les autres lecteurs pourront cependant y jeter un œil – il y a bien des choses intéressantes dans tout cela… Pas au point, cependant, d’en faire une lecture indispensable. En fait, je tends à croire (peut-être naïvement) que la suite du cycle sera déterminante, et permettra éventuellement de revenir sur les qualités propres à ce tome inaugural ; du coup, le moment venu, je vous causerai de la suite (le deuxième volume devrait s’intituler Aux comptoirs du cosmos)…

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