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CR Imperium : la Maison Ptolémée (19)

Publié le par Nébal

CR Imperium : la Maison Ptolémée (19)

Dix-neuvième séance de ma chronique d’Imperium.

 

Vous trouverez les éléments concernant la Maison Ptolémée ici, et le compte rendu de la première séance . La séance précédente se trouve ici.

 

Le joueur incarnant le Docteur Suk, Vat Aills, était absent. Les PJ présents étaient donc Ipuwer, le jeune siridar-baron de la Maison Ptolémée, sa sœur aînée et principale conseillère Németh, et l’assassin (maître sous couverture de troubadour) Bermyl.

I : SOYONS SÉRIEUX

 

[I-1 : Ipuwer : Ludwig Curtius, Anneliese Hahn, Dame Loredana, Németh, Bermyl] Ipuwer se lève tôt, ce dont il n’a guère l’habitude. Mais c’est qu’il est désireux de se montrer sérieux, et de reprendre les affaires en mains… Vêtu d’une tenue militaire stricte et fonctionnelle (ce qui implique une armure légère qu’il décide de porter en permanence suite à l’attentat contre sa personne), il établit un emploi du temps auquel il souhaite se tenir : d’abord, tout de même, avoir sa séance d’entraînement avec son maître d’armes Ludwig Curtius (mais il ne désire pas se mesurer pour l’heure à Anneliese Hahn) ; après quoi il entend s’entretenir avec sa mère, Dame Loredana – il veut la voir en privé, avant de rejoindre Németh ; mais il s’agira bien, ensuite, de prendre un long déjeuner avec sa sœur, qu’il entend de toute façon charger de toutes les décisions diplomatiques. Enfin, il lui faudra rencontrer Bermyl, mais dans un tout autre cadre – l’idée étant de lui passer un savon en public dans l’espoir de leurrer leurs ennemis quant à leurs véritables relations : l’assassin est convoqué pour 14h, et Ipuwer lui intime de venir avec sa balisette

 

[I-2 : Ipuwer : Ludwig Curtius ; Anneliese Hahn] Première étape, donc : son entraînement habituel avec le maître d’armes Ludwig Curtius (« habituel », mais cela faisait quelque temps qu’il n’avait pu s’y livrer, avec l’agitation des dernières semaines, la disparition d’Ipuwer sur le Continent Interdit et la mission diplomatique du maître d’armes auprès des Delambre…). Pendant les exercices, Ipuwer évoque la présence d’Anneliese Hahn au Palais, et ses intentions ; Curtius lui répond qu’elle est là, oui, et qu’elle voudra immanquablement se mesurer à lui… avant de lancer une botte vicieuse sur Ipuwer ; le message est clair : les discussions sont remises à plus tard, l’heure est à l’entraînement, et il n’y a rien de plus sérieux ! Ipuwer, heureusement, se débrouille superbement bien – et croit comprendre pourquoi : il a dû se battre pour sauver sa peau, ce qui ne lui était jamais véritablement arrivé jusqu’alors – fin bretteur, il l’était déjà avant sans aucun doute, mais Ipuwer ne s’était jamais battu que dans un contexte « sportif »… Cette fois, il a laissé s’exprimer sa colère, mais tout en la contrôlant remarquablement bien : la question ne s’était pas vraiment posée jusqu’à présent, mais il sait désormais qu’il n’hésitera pas à tuer le cas échéant… et il en a même envie. Il garde tout de même à l’esprit que c’est son maître d’armes qu’il affronte pour l’heure – et ce dernier, sans trop s’étendre sur le sujet, perçoit bien cette fougue et sa transcription en une habileté supplémentaire : peut-être pourrait-il vaincre Anneliese Hahn, à ce compte-là… L’entraînement achevé, Curtius se montre disposé à évoquer le cas de l’escrimeuse Delambre ; mais Ipuwer n’a finalement pas grand-chose à en dire : qu’elle puisse s’entraîner, il passera sans doute la voir dans l’après-midi pour s’excuser de ne pas avoir été là à son arrivée…

 

[I-3 : Ipuwer : Kiya Soter ; Dame Loredana] Avant d’aller voir sa mère Dame Loredana, Ipuwer décide d’accorder une brève visite au général Kiya Soter. Il souhaite le remercier pour ses réactions bienvenues dans les affaires récentes, et fera le point ultérieurement avec lui, sans doute le lendemain. Kiya Soter, à son habitude, est digne, et accepte sans un mot les félicitations de son siridar-baron, mais Ipuwer comprend que, même si le général ne le lui dira jamais et sous aucun prétexte (sauf ordre explicite de sa part, comme de juste), il n’en est pas moins convaincu qu’Ipuwer a considérablement merdé ces derniers jours, au pire moment, et que les conséquences auraient pu être dramatiques pour tout le monde… À vrai dire, c’est là une réaction qu’Ipuwer a déjà déchiffrée chez d’autres de ses subordonnés… mais, venant de Kiya Soter, cela l’affecte bien davantage – et, sans pousser jusqu’aux excuses, malvenues dans ce contexte hiérarchique, Ipuwer laisse entendre au général que cela ne se reproduira pas.

II : OPPRESSÉE

 

[II-1 : Németh : « Cassiano Drescii », Linneke Wikkheiser] Németh éprouve le besoin de se remettre de ses émotions autant que de sa charge de travail accrue ces derniers jours – aussi se réveille-t-elle plus tardivement que d’habitude : elle avait bel et bien besoin de dormir davantage… Le suicide de « Cassiano Drescii » l’a beaucoup affectée, et elle s’inquiète aussi énormément des intentions de Linneke Wikkheiser – plus encore du fait de sa vision concernant le Landsraad… Et elle regrette maintenant d’être à l’origine d’un fâcheux incident diplomatique.

 

[II-2 : Németh : Taestra Katarina Angelion, Taharqa Finh] Cependant, une idée lui trotte toujours dans la tête, suggérée par les événements récents, et parfois même par son entourage : serait-il possible de jouer de sa relative popularité sur Gebnout IV ? Une autre question va de pair – qui concerne « l’ingénierie religieuse » à laquelle elle se livrerait volontiers… Mais c’est là une matière complexe, et elle ne saurait prendre de décisions à la légère, le risque étant trop grand d’aboutir à des catastrophes ingérables. Il lui faut des conseils en l’espèce, des conseils de spécialistes : la Révérende-Mère de la Missionaria Protectiva, Taestra Katarina Angelion, est certes toute désignée, mais Németh se méfie de la seule carte du Bene Gesserit – dont elle fera usage le cas échéant, mais elle entend tout d’abord trouver d’autres alliés, détachés des agendas secrets de la secte : un intellectuel comme Taharqa Finh par exemple, le planétologue en délicatesse avec les autorités religieuses… Mais celles-ci doivent être également consultés : le grand-prêtre du Culte officiel du Loa-Osiris, Suphis Mer-sen-aki, devra au moins faire la preuve de sa non-hostilité… mais sans doute vaudrait-il mieux le remplacer par un homme de paille à la botte des Ptolémée – ou plus encore que lui-même ne l’est déjà, disons.

 

[II-3 : Németh, Bermyl : Linneke Wikkheiser, Ipuwer] Mais chaque chose en son temps. Pour l’heure, c’est donc Linneke Wikkheiser qui oppresse Németh, et elle veut s’entretenir avec Bermyl du départ de l’arrogante jeune femme pour Memnon et son université. Németh veut que Bermyl « s’en charge ». Il avait lui-même assisté à « l’incident diplomatique »… L’assassin acquiesce, presque compatissant. Németh insiste : cette femme n’est pas fiable, et elle pourrait porter tort à la Maison Ptolémée. Qu’elle se soit rendue à Memnon plutôt que de retourner au plus tôt chez elle est extrêmement inquiétant – Bermyl, là encore, approuve la réflexion de Németh. Il a d’ores et déjà envoyé quelques éléments de ses services pour la surveiller discrètement, sans pour l’heure leur avoir confié d’instructions plus « précises ». C’est un peu tôt de toute façon : Németh doit d’abord en discuter avec son frère, Ipuwer ; mais il faut bien rassembler des renseignements la concernant, histoire de savoir au juste ce qu’elle mijote. Németh ne souhaite cependant pas que Bermyl s’y rende en personne, ou pas pour le moment : elle l’assure de sa confiance en lui, mais ils ont sans doute le temps de voir venir.

 

[II-4 : Németh, Bermyl : Ipuwer] Et Bermyl doit se tenir prêt pour « autre chose »… Elle sait que son frère n’est pas très content de ses services, et « prévient » Bermyl qu’il devra probablement en passer par une discussion « pas très plaisante »… Bermyl, parfaitement au fait de ce projet (conçu avec Ipuwer, ce dont Németh n’a pas idée), se contente d’afficher un sourire, puis prend congé.

 

[II-5 : Németh : Ipuwer, Taharqa Finh] Németh, avant son déjeuner avec Ipuwer, a encore quelques petites choses à faire. Elle communique tout d’abord avec les instances de l’Université de Memnon – d’un ton relativement autoritaire, tout en restant courtoise, elle exprime son « souhait » que le planétologue Taharqa Finh vienne au Palais de Cair-el-Muluk, pour s’entretenir de questions de « sécurité ».

 

[II-6 : Németh : Cassiano Drescii] Dernier point, enfin : que faire concernant Cassiano Drescii, « le vrai » ? Németh se rend compte qu’elle souhaite entretenir des relations avec son ancien amant… mais pas au point de lui confier les secrets de la Maison !

III : LE LANGAGE DE LA BALISETTE

 

[III-1 : Bermyl : Ipuwer, Taho, Elihot Kibuz] Bermyl est dans l’attente – de son « savon » en public par Ipuwer comme du rapport de Taho portant sur le maître assassin fantôche Elihot Kibuz, et sa loyauté douteuse. Mais, pour l’heure, il a une idée de comment passer le temps…

 

[III-2 : Bermyl : Clotilde Philidor] La balisette sous le bras, il décide de faire un tour dans les quartiers des invités, et plus particulièrement à proximité des appartements de Clotilde Philidor – laquelle, comme il s’en doutait, est justement en train de jouer, et superbement, de la balisette. Et il perçoit bientôt une inflexion dans le jeu de la Delambre – une chose que seul un musicien accompli peut remarquer, et qui relève du langage secret de la balisette, au fond assez semblable dans son principe au langage de bataille, mais qui tient davantage à des références culturelles communes. Sans un mot, simplement au travers de notes qui seraient anodines pour tout autre que Bermyl ou presque, elle lui fait entendre qu’elle est disposée à lui parler…

 

[III-3 : Bermyl : Clotilde Philidor] Bermyl toque à la porte de la jeune femme – laquelle l’invite à entrer, l’appelant « Maître Bermyl ». L’assassin, ou troubadour, pénètre dans la pièce, et est une fois de plus submergé par l’étonnant charisme de la demoiselle Delambre – qui s’exprime à plein cette fois, gommant son image habituelle de jeune femme tristement effacée. D’un signe de la tête, elle lui indique de prendre place dans un fauteuil, puis joue une nouvelle mélodie sur son instrument. Bermyl ne manque pas de la reconnaître : c’est une œuvre très connue, destinée à être jouée à deux balisettes, et dont l’exécution peut avoir de faux airs de défi… Encore qu’ici cela donne plus l’impression d’un préalable courtois, et c’est bien ainsi que Bermyl envisage « l’invitation » de Clotilde Philidor (laquelle n’a plus dit un mot depuis son « Maître Bermyl »). L’agent des Ptolémée se plie volontiers à cette demande… mais, quelle qu’en soit la raison, si son interprétation n’est pas déshonorable et évite du moins les couacs, elle se montre cependant bien mécanique… Clotilde Philidor joue beaucoup mieux : sa technique est sans faille, mais, surtout, elle met de l’âme dans son interprétation… La partition en arrive à un moment où l’on prend la décision de poursuivre ou pas – et Clotilde Philidor s’arrête, toujours sans dire un mot.

 

[III-4 : Bermyl : Clotilde Philidor ; Németh] Bermyl décide cette fois de prendre les devants, et s’excuse d’emblée pour son jeu guère inspiré… Puis il avance que la jeune femme sait peut-être qu’il a d’autres attributions ? Certes – à vrai dire, « Maître Bermyl » ne trompe personne, quoi que l’on prétende à cet égard… Bermyl, devant cette réponse plus sèche que ce à quoi il s’attendait de la part de la timide Delambre, se ferme instinctivement – et Clotilde Philidor rougit : sans aller jusqu’à présenter des excuses, ce que leurs statuts respectifs prohibent, elle laisse entendre qu’elle n’aurait pas dû se montrer aussi brusque – et cela n’est sans doute guère dans ses habitudes… Bermyl se reprend, et sur un ton à la fois cordial et décontracté, interroge la jeune Delambre sur son « trouble » quand elle est arrivée au Palais de Cair-el-Muluk. Clotilde Philidor lui répond qu’elle est difficilement surprise [Bermyl peut supposer qu’elle parle ici de son don de Prescience, ou pas – c’est trop flou en l’état] ; en fait de « trouble », l’invitée suppose que Bermyl évoquait bien plutôt celui, autrement sensible, de Dame Németh à leur rencontre… Bermyl fait bien le lien, mais ne sait comment l’exprimer au juste. Il botte en touche – revenant sur sa pauvre exécution de leur partition commune de balisette. Il avance qu’il avait été attiré par le jeu subtil de la jeune femme, et… Mais non : très polie, celle-ci répond qu’elle sait très bien, qu’ils savent tous deux très bien, que ce n’est pas là la vraie raison de sa visite.

 

[III-5 : Bermyl : Clotilde Philidor] Bermyl, qui ne souhaite pas en dire trop et ne sait pas forcément comment réagir à la conversation hermétique quand bien même courtoise de la Delambe, s’apprête à lui souhaiter un bon séjour et à prendre congé, mais Clotilde Philidor le retient – elle a des choses à lui dire… et l’annonce en rougissant, revenant tout naturellement à sa posture de jeune emme timide et effacée. Bermyl s’assied de nouveau, et indique qu’il peut protéger leur conversation en faisant usage d’un cône de silence. À deux doigts de la panique néanmoins, Clotilde Philidor finit par dire que Bermyl est en danger. Interloqué, l’assassin aimerait en savoir plus : est-ce un danger pour sa vie ? pour sa fonction ? pour la Maison Ptolémée ? La jeune femme n’a pas l’habitude de ce genre de confidences – avançant même qu’elle ne sait pas si Bermyl les mérite… Mais elle est portée à s’inquiéter pour tous ceux qu’elle croise, sans même les connaître. Et elle est certaine de ce danger, si elle ne saurait vraiment en exprimer les raisons ou les formes… Peut-être est-ce la balisette qui l’a amenée à cette révélation ? Quoi qu’il en soit, Bermyl témoigne de ce qu’il a saisi cette mise en garde et la prendra en compte ; par ailleurs, il n’oubliera pas cette aimable attention, et, ajoute-t-il, il espère se rendre digne de ces confidences. La Delambre est toutefois plus effacée que jamais – c’est comme si elle avait épuisé d’un seul coup son quota de mots… L’assassin recommande cependant à Clotilde Philidor de surveiller elle aussi ses arrières – une jeune femme noble, et charmante, une étrangère sur Gebnout IV plongée dans le marasme politique… L’attention de Clotilde Philidor est cependant défaillante, si elle fait de son mieux pour rester polie. Bermyl comprend que leur entretien est terminé et quitte les lieux – perplexe…

IV : MÈRE ET FILS

 

[IV-1 : Ipuwer : Dame Loredana ; Németh] Conformément à son emploi du temps, Ipuwer se rend maintenant auprès de sa mère, Dame Loredana, de passage au Palais de Cair-el-Muluk. C’est l’occasion de faire le point sur leurs relations, qui sont assez complexes – encore que d’une manière bien différente par rapport à Németh. Ipuwer, au fond, ne sait pas vraiment ce que sa mère pense de lui. Oh, elle en a probablement un peu honte, tout au fond, mais Ipuwer est néanmoins son fils, et c’est cet aspect qu’elle met en avant – Ipuwer, de toute façon, ne lui en veut pas, et n’a rien contre elle… Ils vivent tous deux dans une société profondément sexiste, qui attribue à chacun, en fonction de son sexe, une place que l’on ne saurait envisager de quitter pour quelque raison que ce soit – chez certains, dont Dame Loredana, cela implique un certain fatalisme. Peut-être son implication auprès du Bene Gesserit change-t-elle cependant la donne à cet égard ? Elle introduit, du moins, un semblant d’ambiguïté… Dans un registre plus personnel, Dame Loredana est probablement un peu déçue par les relations parfois conflictuelles entre ses deux enfants ; et pour Ipuwer, cela ne fait aucun doute : plus proche intellectuellement, Dame Németh lui est probablement préférée… Ipuwer est porté à croire que c’est là un reliquat de l’extraction Ophélion de Dame Loredana – là où Ipuwer est tout autre chose : le fils de son père, un Ptolémée pur jus, avec tout le tape-à-l’œil qui va avec… Pour autant, en dépit de cette ascendance Ophélion, Dame Loredana est bel et bien devenue elle aussi une Ptolémée, qu’elle en soit consciente ou pas. Aussi, bien qu’Ophélion d’origine, la mère d’Ipuwer ne voit aucun problème à ce qu’il tende à prendre un minimum de distance avec les Ophélion, tout particulièrement en se rapprochant de leurs rivaux Delambre – en fait, il est probable qu’elle s’en moque parfaitement… avec le fatalisme qui lui sied.

 

[IV-2 : Ipuwer : Dame Loredana ; Namerta] Ipuwer se montre assez chaleureux – à sa manière habituelle, somme toute ; il ne semble pas, en apparence du moins, conférer un statut particulier à sa mère à cet égard. Il lui pose des questions de courtoisie, sur sa santé, la durée de son séjour au Palais de Cair-el-Muluk… Il sait qu’elle n’aime pas trop s’attarder ici depuis la mort de son époux NamertaDame Loredana ne le nie pas, mais suppose que sa place est ici pour le moment. Ipuwer dit alors être content de ce qu’elle reste encore un peu – et admet que la Maison ne se porte sans doute pas au mieux… Dame Loredana l’écoute avec une déférence appropriée, mais sans vraiment répondre. Puis Ipuwer, un brin gêné, regrette d’être parti aussi brutalement après l’arrivée de Dame Loredana au Palais, et prétexte « les nécessités de sa fonction », avançant d’ailleurs que lui aussi n’aime pas rester trop longtemps enfermé dans le Palais… Mais Dame Loredana l’a bien élevé, aussi est-il conscient de l’importance cruciale de la politesse : il s’excuse.

 

[IV-3 : Ipuwer : Dame Loredana ; Taestra Katarina Angelion] Mais Ipuwer ne s’est pas rendu auprès de sa mère pour une simple visite de courtoisie, il a des questions à lui poser. Qu’en est-il, tout d’abord, de cette « sorcière du Bene Gesserit », Taestra Katarina Angelion, qu’elle a ramenée dans ses valises ? Où l’a-t-elle donc trouvée ? Dame Loredana met un certain temps à répondre… Ipuwer en profite, insistant : il espère qu’elle n’a pas « infiltré » n’importe qui… Dame Loredana répond enfin : Taestra Katarina Angelion est une amie de longue date, et une personne d’une grande compétence – et elle ne portera pas tort à la Maison Ptolémée, bien au contraire. Ipuwer exprime sa gêne à cet égard – même s’il ne lui viendrait pas à l’esprit de remettre en cause ses compétences et connaissances… Mais c’est que la Maison Ptolémée est dans une posture particulièrement difficile… Mais justement, lui indique sa mère : il a plus que jamais besoin d’alliés, désespérément ! Ipuwer l’admet, à regrets : ce qu’il veut par-dessus tout, c’est éviter une guerre de religion et les massacres qui iraient avec ; s’il faut en passer par l’implication du Bene Gesserit, cela ne lui plait guère, mais il suppose qu’il n’a là encore guère le choix…

 

[IV-4 : Ipuwer : Dame Loredana ; Namerta, Németh] Ipuwer en revient à des questions d’ordre davantage personnel. Au point, en fait, de se lamenter quelque peu sur son sort… et sur son incompétence. Il a pris la tête de la Maison Ptolémée à la mort de son père Namerta, mais contraint et forcé, il n’en voulait pas ! Cependant, lui aussi doit composer avec « sa place » dans l’univers… Mais cela ne change rien à l’essentiel : il n’est pas fait pour la politique. Il n’y connaît rien, n’y comprend rien, et bafouille dès qu’il doit s’adresser à plus de trois personnes à la fois ! Dame Loredana le sait bien… mais qu’il s’appuie donc sur Németh ! Elle sait que leurs relations sont parfois conflictuelles – mais c’est un grand atout ; et Ipuwer en convient : elle est sans doute bien plus à même de trouver une solution subtile à tous ces problèmes, lui n’y est guère habitué..

 

[IV-5 : Ipuwer : Dame Loredana ; Namerta, Németh] Mais tant qu’à parler famille : sans doute Dame Loredana est-elle au fait de ces rumeurs prétendant que le « corps sans âme » de Namerta se promènerait en ville ? Ipuwer ne laisse pas à sa mère le temps de répondre : c’est un outrage ! Il a vu sa tombe ouverte, pillée… Cette dernière remarque perturbe visiblement Dame Loredana – et Ipuwer croit comprendre pourquoi : sans doute croyait-elle, au fond, en ce « retour » de Namerta – elle espérait qu’il soit bel et bien authentique ! Mais cela l’avait conduit à occulter la profanation de sépulture et la manipulation du corps du défunt… Qu’Ipuwer présente ainsi les choses, et de manière aussi brute, produit sur elle un effet qu’elle souhaitait refouler de toutes ses forces – au point de lui faire changer d’avis sur la question ? Dame Loredana, en tout cas, est visiblement affectée… Ipuwer la prend tendrement dans ses bras – et lui chuchote à l’oreille : « Ce n’est pas mon père, ce n’est pas votre époux… » Puis, quand il estime sa mère suffisamment remontée, Ipuwer lui souhaite un bon séjour, et se retire – non sans l’avoir invitée à dîner ce soir en sa compagnie, ainsi qu’avec Németh : la famille au complet !

V : LOYAUTÉS CONFLICTUELLES

 

[V-1 : Bermyl : Nefer-u-pthah] Bermyl continue de faire le tour de ses services – inquiet de la loyauté de chacun. Qui est fiable ? Le maître assassin sous couverture se montre discret dans ses investigations, mais la méthode n’est guère propre à donner des résultats probants, la simple observation ne suffit pas. Il lui faudrait au moins quelques soupçons préalables… Bermyl achève son tour de ses services avec Nefer-u-pthah – pour le coup, il avait bien des doutes la concernant ! Mais non : ce n’est pas suffisant en l’état…

 

[V-2 : Bermyl : Taho ; Elihot Kibuz] Bermyl a besoin de davantage d’éléments : il lui faut un rapport circonstancié de Taho, ce bon élément au-dessus de tout soupçon qu’il avait chargé d’enquêter sur Elihot Kibuz et ses relations, ainsi que de propager la rumeur voulant que Bermyl serait en froid avec les dirigeants de la Maison Ptolémée. Or Taho est disposé à lui faire part de l’avancement de ses travaux. Pour la rumeur, il est encore trop tôt – mais, avec un semblant de gêne, Taho confie à son supérieur que le terreau est favorable : les échecs répétés de Bermyl justifient assurément ces revirements de loyauté… Le fait est que l’assassin est largement discrédité dans ses services : ceux qui ne le critiquent pas vertement se moquent de lui… Voilà pour le rapport global ; déterminer des implications davantage personnelles est plus délicat – pour l’heure, personne ne se singularise à cet égard… ce qui n’est pas forcément très rassurant. On peut certes relever l’existence d’un petit cercle d’éléments gravitant autour d’Elihot Kibuz, où se mêlent des éléments récents et des amitiés autrement anciennes, mais rien de très concret là non plus.

 

[V-3 : Bermyl : Taho] Bermyl recommande à Taho de surveiller ses arrières – et avance que lui aussi en a sans doute bien besoin : on lui a fait part d’une menace, mortelle… Bermyl se montre ici très habile : Taho perçoit cette confidence comme une preuve ultime de confiance ; et il sent aussi, sans que Bermyl n’ait besoin de se montrer plus précis, que la menace n’est pas un fantasme de son supérieur, mais est tout à fait sérieuse…

VI : LE SABRE PAR LE BON BOUT

 

[VI-1 : Ipuwer, Németh] Ipuwer et Németh déjeunent ensemble, en toute discrétion – dans une pièce sans faste, protégée par un cône de silence. Ipuwer se fait servir, à son habitude, une boisson légèrement agrémentée d’épiceNémeth ne s’en étonne pas, elle qui l’a souvent vu faire, mais cela l’amène à s’interroger sur la perception qu’aurait son frère du fait qu’elle a entamé un régime d’épice à son tour, et sans doute à base de quantités autrement importantes… C’est en tout cas une chose dont Ipuwer n’a pas conscience pour l’heure (même si une rapide enquête le lui révèlerait sans doute).

 

[VI-2 : Ipuwer, Németh] Ipuwer se montre très cordial, demande des nouvelles de sa sœur, s’est-elle bien reposée ? Oui, et elle va mieux, elle en avait bien besoin ; c’est que ces derniers jours avaient été très éprouvants, d’où sa conduite un peu brusque de la veille… Ipuwer l’avait constaté, et s’en inquiétait ; il est ravi d’apprendre que cela va mieux.

 

[VI-3 : Ipuwer, Németh] Mais Ipuwer poursuit : ces dernières heures n’ont pas été éprouvantes pour elle seulement, mais tout autant pour Gebnout IV et la Maison Ptolémée… En dépit de ce que son comportement récent pouvait laisser croire, Ipuwer n’en a pas moins conservé un certain sens des responsabilités. C’est pourquoi il lui faut s’entretenir avec Németh de certaines choses… Et, tout d’abord, du fait qu’il est désormais une cible avérée pour leurs ennemis. Németh le sait… Elle reste un peu sur sa réserve, désireuse de se montrer plus détendue que la veille : il lui faut reprendre le contrôle de la situation, et, si Ipuwer, en définitive, peut l’y aider, c’est tant mieux ! Inespéré, mais tant mieux… Quoi qu’il en soit, Ipuwer poursuit sur cette question… mais pour en tirer des conséquences éventuellement inattendues : il est parfaitement prêt à assumer ce rôle de « cible » ! Que l’on diminue sa sécurité – mais discrètement. De manière générale, l’idée est de ne pas en faire trop…

 

[VI-4 : Ipuwer, Németh : Bermyl, Elihot Kibuz, Hanibast Set] Ipuwer évoque la suggestion de Bermyl – visant à lui donner plus que jamais l’image d’un « bâton merdeux » : il y est prêt. L’assassin a proposé de mettre en scène une réprimande publique, houleuse, afin de faire croire à leurs ennemis que le siridar-baron et son domestique sont brouillés. Németh n’avait pas conscience de ce que ce plan avait été soulevé par Bermyl lui-même, et comprend mieux son comportement de la matinée ; leurs ennemis les croiraient sans doute ainsi encore plus faibles – l’idée est intéressante… Ipuwer suppose que cela donnera en outre une plus grande liberté d’action à Bermyl – notant par ailleurs que ses échecs à répétition l’ont probablement discrédité. L’idée, au-delà, est de garder leurs ennemis près d’eux : peut-être faudrait-il même « réélever » de nouveau Elihot Kibuz ? Ipuwer avait évoqué cette possibilité devant l’ancien maître assassin, mais il ne sait pas mentir – Kibuz ne l’avait probablement pas cru… Dommage – car récompenser et honorer ainsi un homme de Namerta (au-delà de son seul titre, puisqu’il est supposé en avoir conservé les attributions) pourrait accroître la popularité de la Maison Ptolémée, qui en a bien besoin, dans certains cercles dissidents… Quoi qu’il en soit, il importe plus que jamais de dresser la liste des éléments fiables – au sein de la Maison Ptolémée, ou des maisons mineures fricotant éventuellement avec la Guilde Spatiale : pas question de se laisser pourrir la vie ainsi ! Peut-être faudrait-il confier cette tâche au Conseiller Mentat, Hanibast Set ? Németh dit qu’il n’est guère au fait des questions de sécurité… même s’il s’en est plus d’une fois occupé durant les absences d’Ipuwer (précise-t-elle avec un petit sourire). Si Bermyl dispose alors d’une plus grande liberté, il reste probablement le plus à même d’obtenir des résultats en l’espèce. Ipuwer suppose qu’il faudra lui soumettre l’idée ; mais il se « fâchera » dès aujourd’hui, histoire de faire monter la sauce.

 

[VI-5 : Ipuwer, Németh : Dame Loredana] Bien sûr, il faut aussi prendre en compte les questions religieuses – qui sous-tendent l’ensemble ou presque des difficultés rencontrées présentement par la Maison Ptolémée. Pour Ipuwer, le Culte Officiel, c’est terminé ! Et ce besoin de miracles toujours plus grands, avec ces morts ressuscités… En fait, Ipuwer laisse un blanc-seing à Németh à cet égard – il dit même en avoir parlé avec Dame Loredana, qui a témoigné de sa confiance pour sa fille… laquelle ne manque pas d’en être un peu surprise ; d’autant qu’elle avait pris l’habitude de considérer leur mère comme quelqu’un n’intéressant pas vraiment IpuwerNémeth se dit honorée de cette confiance. Mais la question des manipulations religieuses est complexe : ils ne peuvent pas se permettre d’avoir toute la population de la planète à dos… Mais la religion est bien une clef, sinon l’unique clef, de leurs problèmes – et Németh avait déjà prévu de consulter des « spécialistes » à cet effet.

 

[VI-6 : Ipuwer, Németh] Pour Ipuwer, la question s’avère tout particulièrement importante concernant un point précis : il a vu de ses yeux le Continent Interdit – et c’est un territoire immense, qui, en dépit de son allure désertique, recèle peut-être des ressources immenses également. Et quoi qu’en dise la foi, c’est le territoire des Ptolémée ! Németh imagine-t-elle seulement ce qu’ils pourraient y faire si la religion ne leur interdisait pas de s’y installer ? Németh est tout à fait d’accord, son frère lui ôte les mots de la bouche ; c’est une idée qui lui est chère de longue date, en fait – mais elle redoutait qu’elle passe pour totalement folle aux yeux d’Ipuwer si elle la lui suggérait… Le récit des aventures de ce dernier achève de la convaincre que ce tabou absurde relève d’un complot contre les Ptolémée, destiné à les empêcher de découvrir certains secrets… Aussi revient-elle à son idée de colloque – Ipuwer s’en souvient : oui, c’est important. Pour Németh, c’est là l’occasion de reprendre l’initiative – elle n’y voit pas une simple assemblée scientifique : si Ipuwer l’y autorise, elle souhaite frapper un grand coup, en annonçant la levée partielle (ou plus exactement progressive) de l’interdit dès son discours inaugural… Ipuwer lui donne son aval : parfait !

 

[VI-7 : Ipuwer, Németh] Ipuwer en profite d’ailleurs pour apporter cette précision essentielle, revenant sur son rôle volontaire de « cible » : quand il s’agit de prendre des décisions éventuellement impopulaires, que Németh n’hésite pas à en rejeter le blame sur son frère le siridar-baron… Cette franchise surprend Németh – mais elle concède que c’est probablement nécessaire.

 

[VI-8 : Németh, Ipuwer : Linneke Wikkheiser, Ludwig Curtius] Toutefois, Németh sait bien que cela ne l’exonère pas de toutes ses responsabilités… et, à ce sujet, il lui faut bien mentionner une question « gênante ». Ipuwer est au courant, dans les grandes lignes, de l’incident diplomatique impliquant Linneke Wikkheiser – elle lui en avait parlé la veille, et Ipuwer avait regretté de ne pas avoir été présent pour voir la tête de l’arrogante invitée ! Mais Németh redoute d’avoir commis une erreur, de nature à compromettre la position de la Maison Ptolémée au Landsraad… Les Wikkheiser sont puissants ; ils pourraient en retirer une rancune tenace vis à vis des PtoléméeIpuwer l’admet – et note que Linneke Wikkheiser est de toute façon surveillée, à Memnon ; qu’elle se soit rendue là-bas ne lui plaît pas plus qu’à NémethIpuwer doit tout d’abord rester à Cair-el-Muluk, et faire le tour de ses invités – le cas échéant pour leur présenter ses excuses ; c’est un prétexte qui pourrait justifier qu’il se rende ultérieurement lui-même à Memnon, avec une escorte réduite (le seul Ludwig Curtius, par exemple) ; avec de la chance, la Wikkheiser trouvera ses excuses crédibles et sincères… ou du moins pourront-elles brouiller un minimum son opinion et ses plans pour l’avenir. Sinon… eh bien, ils pourraient envisager que se produise un « accident »… Ipuwer en parle ouvertement avec sa sœur – mais il est bien conscient que, si la Maison Wikkheiser soupçonne quoi que ce soit, ils sont pour ainsi dire morts… Németh l’invite à la plus grande prudence – mais doit bien, enfin, évoquer ses « rêves », de très mauvais augure. Elle en a été fortement impressionnée – elle est maintenant convaincue de la détermination farouche de Linneke Wikkheiser à provoquer la ruine de la Maison Ptolémée, ce qui dépasse de beaucoup leur simple inimitié personnelle. Quand Németh parle de ses « rêves », Ipuwer hausse un sourcil… mais si elle en est convaincue, alors il l’est lui aussi. D’une certaine manière, au fond, il jubile : « C’est très mesquin, mais, pour une fois, je vous l’avais bien dit, que cette femme était plus dangereuse encore que vous… » Németh, dans ce cas, préconise-t-elle « l’élimination du cafard » ? Non, non, elle ne suggère rien de la sorte ! Avant de concéder à demi-mots qu’il est probablement beaucoup trop tôt pour en décider de toute façon… Non : pour l’heure, qu’ils s’en tiennent aux renseignements, afin de découvrir ce que la Wikkheiser mijote à Memnon ; il sera ensuite temps de déterminer la marche à suivre… éventuellement « radicale ». Ipuwer est d’accord – mais il ira bel et bien « s’exposer » à Memnon.

 

[VI-9 : Ipuwer, Németh : Bermyl, Sabah, Hanibast Set, « Cassiano Drescii », Elihot Kibuz, « Lætitia Drescii », Vat Aills] Ipuwer revient ensuite à une autre question. Il sait que l’opération de Bermyl au camp des Atonistes de la Terre Pure s’est soldée par un fiasco complet… Peu importe : si ce n’est en façade tout à l’heure, pour la galerie, il ne tient pas forcément à blâmer l’assassin à ce sujet – victime une fois de plus d’imprévus. Mais ont-ils récupéré des cartes exploitables du Continent Interdit ? Németh l’informe que non : des cartes ont bien été saisies, mais ils ne sont pas parvenus à les déchiffrer pour l’heure – Sabah leur manque à cet égard, qui disposait de codes bien particuliers, ou un autre « cartographe » atoniste qui les comprendrait de même, mais ils n’en connaissent pas d’autres… Avec du temps, cela dit, ils devraient pouvoir en percer le code ; mais il faudrait atteler à cette tâche quelqu’un de très compétent, et disposant de temps devant lui – le moment venu, cela pourrait correspondre au portrait du Conseiller Mentat Hanibast Set, mais celui-ci a déjà fort à faire : outre cette mission de déchiffrage des cartes, on lui a confié l’interprétation de « l’écriture automatique » de « Cassiano Drescii », une projection concernant les effets du changement de statut d’Elihot Kibuz, le soin de percer les intentions de « Lætitia Drescii », tout particulièrement quand elle avait abordé les questions matrimoniales avec Németh… sans même parler des « tâches de fond », entreprises avec le Docteur Suk Vat Aills, portant sur l’activité commerciale éventuellement douteuse des Maisons mineures marchandes, et leurs cargaisons fantômes ! Il est objectivement débordé…

 

[VI-10 : Németh, Ipuwer : « Cassiano Drescii », Antonin Naevius, Vat Aills, Cassiano Drescii] Puis la conversation dérive à nouveau sur un autre événement récent : le suicide de « Cassiano Drescii ». Németh en est encore chamboulée… Ipuwer veut percer un mystère corollaire : le rôle d’Antonin Naevius dans cette affaire. Il a l’intention de s’entretenir avec lui dans l’après-midi – et de lui remonter les bretelles ! Mais Németh le met en garde : il a déjà subi un interrogatoire (« modéré ») par le Docteur Suk Vat Aills – par ailleurs, il n’est a priori au courant de rien concernant le sort des « Drescii »Ipuwer n’en tient guère compte : au-delà, il dit trouver son comportement inqualifiable ! Certes, il a toujours apprécié la fête et la boisson lui-même, mais… Bon : Antonin est un brave garçon, mais il est tout de même trop porté aux excès ! Oui, Ipuwer aussi… Mais enfin, cela va trop loin ! Peut-être faudrait-il lui confier une tâche pour l’occuper – c’est un bretteur correct… Mais Németh revient à l’essentiel : Antonin Naevius n’a peut-être pas conscience de la « substitution » de « Cassiano Drescii » ; d’après le portrait qu’en fait Ipuwer, le jeune homme n’est pas des plus malins… Alors peut-être pourraient-ils en parler au « vrai » Cassiano Drescii, qui pourrait aborder le jeune homme et en apprendre davantage ? Ipuwer ne répond pas vraiment… Mais il suppose qu’il pourrait être utile de prétendre que la Maison Ophélion elle-même blâme le comportement d’Antonin Naevius. Qu’il comprenne que les Ophélion ne rigolent pas, et les Ptolémée encore moins !

 

[VI-11 : Ipuwer, Németh] Ipuwer résume à sa manière martiale la situation des Ptolémée : il leur faut reprendre le sabre par le bon bout – cela fait bien trop longtemps qu’ils se blessent à tenter de le saisir par la lame… Mais, globalement, Németh se félicite du changement de comportement d’Ipuwer – inespéré et d’autant plus appréciable. Peuvent-ils apprendre à se faire à nouveau confiance ? Ipuwer serre Németh dans ses bras, lui témoignant son affection autant que son estime… Il le répète : il faut par-dessus tout éviter le massacre qu’un conflit religieux ne manquerait pas de provoquer, et qui s’accompagnerait de la chute de la Maison Ptolémée. Pour cela, ils doivent se serrer les coudes… et tout se dire : Ipuwer fixe mélodramatiquement Németh – il la croit. Mais sa sœur est très surprise ; elle sait bien que son frère a toujours été lunatique, oscillant entre sérieux et je-m’en-foutisme… Mais peut-être, après tout ; elle a bien conscience d’avoir lâché des choses qu’elle comptait d’abord garder pour elle [en fait, tout ce qui n’implique pas le Bene Gesserit, et notamment « l’histoire des religions » sur Gebnout IV telle qu’elle lui a été contée par Taestra Katarina Angelion – voyez ici], mais en vient à croire que c’est tant mieux...

 

À suivre…

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