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Bilan bloguesque 2016

Publié le par Nébal

Bilan bloguesque 2016

De manière générale, je ne suis pas très « traditions » et pas davantage « bilans comptables », mais je suppose que revenir sur l’année 2016 sur ce blog peut faire sens, d’une certaine manière – une autre manière d’échanger, et, éventuellement, avec le recul, de tirer des conclusions un peu différentes… Peut-être même, soyons fous, d’améliorer tout ça ?

 

DES LIVRES

 

Commençons par les livres – qui sont globalement l’objet principal de ce blog, par la force des choses. Précisons tout de même que je ne compte pas ici les bandes dessinées et les bouquins de jeu de rôle, sur lesquels je reviendrai ultérieurement. Par contre, figurent ici des non-fictions aussi bien que des fictions : j’ai probablement lu davantage d’essais cette année que les années immédiatement précédentes ; et, chose ô combien improbable, y figurent même un peu de poésie et de théâtre ! Tout est foutu…

 

À vue de nez, j’avais l’impression d’une année « sans », où je n’avais pas beaucoup lu – d’autant sans doute que, ces derniers mois, j’ai été beaucoup moins régulier en la matière… Et, bien sûr, il faudra que je revienne sur la part de choses nippones dans tout ça – sans doute un des gros changements du blog ces derniers mois.

 

Mais c’était donc une impression. En fait, j’ai lu et chroniqué, tout au long de l’année, 108 livres, ce qui, je suppose, est honorable.

 

Je ne me sens pas de les trier en romans, nouvelles, essais, poésie, théâtre, etc. ; d’autant que plusieurs de ces livres sont en fait passablement ambigus à cet égard...

 

Mais le Japon, alors ? Il a occupé une place importante dans ces lectures – mais finalement moins que ce que je pensais. Sur ces 108 livres, j’en compte donc 32 qui sont liés d’une manière ou d’une autre au Japon. Ce qui n’est pas négligeable, certes, surtout dans la mesure où le mouvement vers les choses nippones a été entamé tardivement, durant l’été. De janvier à mai inclus, je n’en ai lu que 3 ; le pic dans ce registre a été atteint entre juin et septembre, et tout particulièrement en août (9 livres sur 12) et septembre (7 livres… mais sur 7). Je me doute que, pour bon nombre de lecteurs anciens du blog (s’il s’en trouve encore), tournés surtout vers la SFFF, cette orientation peut être un brin gênante, au point de leur faire déguerpir les lieux… Mais, à vrai dire, j’ai de toute façon l’envie, de mon côté, de mieux répartir et varier les lectures – on va voir si j’y parviens en 2017.

 

Un autre registre, cependant, s’est avéré à ma grande surprise toujours un peu plus dominant que les choses nippones, et ce sont les lectures ayant un rapport, de près ou de loin, avec Howard Phillips Lovecraft – marotte qui, cette année 2016, s’est exprimée au travers des chroniques de 35 livres. Il y a sans doute un petit biais, qui concerne Robert E. Howard, sur lequel j’ai pas mal travaillé cette année.

 

Et qu’ai-je retenu de tout cela ? Pas forcément grand-chose, dois-je dire…

 

Je n’ai pas l’impression d’avoir lu beaucoup de « mauvais » livres ; quelques-uns bien sûr m’ont déçu, ou ne m’ont tout simplement pas parlé, sans que je me sente forcément de les qualifier de mauvais pour autant ; en fait, dans ce registre, je ne retiens guère que Les Évangiles Écarlates, de Clive Barker, à fuir comme la peste (ou plus encore).

 

Et des bons livres ? Oui, j’en ai lu, une majorité, même ; mais des livres qui resteront ? Pas forcément tant que ça, je le crains.

 

J’ai envie de faire figurer, parmi les meilleurs, Les Affinités, de Robert Charles Wilson, un roman de SF fin et pertinent, qui nous ramène à ce que l’auteur a fait de mieux ; l’anthologie critique de Don Herron sur Robert E. Howard, The Dark Barbarian That Towers Over All, qui est brillante au point de m’autoriser à faire l’impasse sur la détestable personnalité dudit Don Herron, ressortant surtout des compléments intempestifs en fin d'omnibus ; La Marche du Mort, de Larry McMurtry, heureuses retrouvailles en forme de préquelle avec les héros du fabuleux Lonesome Dove ; la superbe anthologie « classique » Mille Ans de littérature japonaise, par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty, pour partie une relecture, où tout ne m’a pas parlé, mais tout m’a intéressé, et même plus que ça ; et j’ai envie de citer ici également Les Trois Imposteurs, d’Arthur Machen, qui m’a étonné et ne m’en a que davantage séduit. Mais la palme revient sans doute à L’Homme qui mit fin à l’histoire, de Ken Liu, splendide novella d’une incroyable richesse – et la deuxième place, je suppose, à Soleil, de Yokomitsu Riichi, épique au possible et d’une majesté phénoménale. Parmi ces meilleurs souvenirs, quatre, dont mes deux préférés, ont été publiés dans l’année – je n’ai pas vraiment fait dans l’actualité, globalement, et le bilan n’est donc pas si mauvais à cet égard ; aucun livre français, par contre ?

 

Un cran en dessous, mais tout de même plus que recommandables, j’ai envie de citer quelques autres titres : Lud-en-Brume, de Hope Mirrlees (et peut-être aussi, tant qu’on y est, Le Loup des steppes, de Harold Lamb – j’espère que Callidor poursuivra sur cette lancée) ; Kallocaïne, de Karin Boye ; l’anthologie de Dashiell Hammett Terreur dans la nuit – le moment de fraîcheur de ce bilan, avec Lamb ; Le Dit de Hôgen/Le Dit de Heiji, classiques nippons à la force d’évocation remarquable ; et enfin Sin Semillas, pavé enthousiasmant d’Abe Kazushige. Pas de français là non plus ? Mais presque que des livres parus cette année – même si les vieillerie dominent, en réalité !

 

Dans un autre registre, je dois enfin faire part du grand plaisir que j’ai éprouvé à relire, mais en anglais, les nouvelles contenues dans Dagon and other macabre tales, de H.P. Lovecraft (et quelques autres relectures du même genre, en fait, mais j’ai envie de singulariser celle-là) : pas que du bon, loin de là, mais le fait est que, plus je lis Lovecraft, plus ça me passionne… D’où ce record : mon compte rendu était tellement absurdement détaillé (car enthousiaste !) qu’il m’a fallu le découper en deux articles ; mazette… Il me faudra revenir sur cette question de la longueur des chroniques, à n’en pas douter…

 

LES BANDES DESSINÉES

 

C’est sans doute une des originalités marquantes de cette année – je me suis remis à lire des bandes dessinées ; en tout, j’en compte 51 chroniques… parmi lesquelles 33 portent sur des mangas, registre auquel je ne connaissais quasiment rien jusqu’alors. Là encore, la bascule a eu lieu durant l’été, et toutes les BD lues depuis étaient japonaises.

 

Une expérience marquante, et peut-être plus particulièrement dans le registre horrifique, où deux BD se sont avérées des révélations, le mot n’est pas trop fort : Spirale, de Junji Itô, et La Maison aux insectes, de Kazuo Umezu ; mais il me faut aussi mentionner des baffes tout aussi foudroyantes dans le domaine du gekiga historique, avec L’Argent du déshonneur, de Hiroshi Hirata, et le premier tome de Lone Wolf and Cub, par Kazuo Koike et Goseki Kojima.

 

Il me faut accorder une place particulière à deux relectures marquantes (entamées avant 2016) : les Akira de Katsuhiro Otomo, en fait avant que je ne me lance dans la découverte des mangas, et sans doute en est-ce une conséquence ; et les Sandman de Neil Gaiman (et plein d’illustrateurs) : des monuments, chacun dans son genre.

 

Et hors Japon et Sandman, que retenir ? Les BD « chimériques » de Serge Lehman, peut-être, les lovecrafteries d’Alan Moore, aussi, mais avec du recul ; et, dans un genre à part (sur ce blog) mais ô combien réjouissant, l’excellent Zaï Zaï Zaï Zaï, de Fabcaro. Hors blog, enfin – parce que ça ne se prête pas à du commentaire volume par volume –, je poursuis l’intégrale de Peanuts, de Charles M. Shulz, lentement mais avec un plaisir toujours renouvelé

 

CÔTÉ JEU DE RÔLE

 

Côté jeu de rôle, l’année 2016 a tranché sur les précédentes.

 

J’ai lu beaucoup moins de bouquins de jeu de rôle, globalement : j’en compte 18, mais en sachant que figurent dans le tas une dizaine de tout petits suppléments pour Imperium – disons donc une dizaine de bouquins du commerce, et de taille conséquente, ce qui est peu, et vraiment très peu par rapport à mon rythme des années immédiatement antérieures.

 

Peu de ces lectures, par ailleurs, se sont révélées vraiment enthousiasmantes… C’est peut-être le supplément Fondcombe pour L’Anneau Unique qui s’en tire le mieux, et, s’il est bon, il n’a vraiment rien d’un chef-d’œuvre ; surtout, les lovecrafteries lues cette année, qui dominent clairement hors Imperium, ont été globalement décevantes, voire très décevantesPar ailleurs, hors Imperium encore, je n’ai pas lu grand-chose d’indépendant.

 

Par contre, si j’ai peu lu, j’ai beaucoup joué ! En fait, plus que jamais – joies du jeu de rôle virtuel ! Sur le blog, cela s’est traduit par 55 (tout de même) comptes rendus de partie – parmi lesquels une majorité, 32, pour la seule campagne « Arkham Connection » de L’Appel de Cthulhu, où j’étais PJ, non MJ… Rythme que je ne peux conserver – cela prend beaucoup de temps… Outre que, comme je faisais alors ces comptes rendus sur le vif, cela m’amenait sans doute à me montrer moins actif en cours de partie : mieux valait donc arrêter, et me concentrer, mais après coup, via des enregistrements, sur les comptes rendus des seules parties que je maîtrisais. Sur les 23 comptes rendus restants, pour lesquels j’étais MJ, donc, 18 portent sur ma chronique d’Imperium, « La Maison Ptolémée » (entamée fin 2015), et 5 sur le scénario « Lame, l’arme, l’armes », issu de 6 Voyages en Extrême-Orient (qui n’était certes pas censé durer autant…) ; j’ai par ailleurs un compte rendu de retard pour chacune de ces deux parties.

 

J’ai envie de continuer – mais en prenant davantage mon temps, et donc pas au point où cela phagocyterait le reste du blog ; d’autant qu’il n’est vraiment pas dit que ces longs retours de parties aient beaucoup de lecteurs… J’en suis bien conscient. Mais, que voulez-vous : j’aime ça...

 

(Pour en finir avec les jeux, mais pour le coup hors jeu de rôle, je n’ai chroniqué que 2 jeux vidéos cette année, et au tout début seulement ; j’ai un peu joué depuis, moins que je ne l’aurais voulu, mais ne me suis pas senti de chroniquer… J’ai cependant passé du temps sur Total War : Warhammer, notamment, sur lequel je reviendrai peut-être un de ces jours.)

 

(Par contre, pas du tout de jeu de plateau cette année, et ça me manque un peu…)

CINÉMA ET SÉRIES

 

J’ai traversé une longue période où j’étais peu ou prou incapable de regarder le moindre film – sans que j’en connaisse bien la raison. J’ai l’impression de commencer à en sortir… et, comme de juste, surtout via le cinéma japonais.

 

Hélas, je ne peux pas chroniquer tout ce que je vois… J’ai choisi de mettre l’accent sur les lectures, et les chroniques cinématographiques ont du coup un peu été sacrifiées. Ce qui ne se défend pas forcément...

 

Au cours de l’année, j’ai chroniqué 14 films seulement – dont 10 sont liés de près ou de loin au Japon (en fait, huit sont japonais, mais il faut y ajouter Lettres d’Iwo Jima, de Clint Eastwood, et Midnight Meat Train, de Ryûhei Kitamura).

 

Parmi ces 14 films, il y a une proportion non négligeable de revisionnages – notamment de Takeshi Kitano et d’Alfred Hitchcock. Aucune nouveauté par ailleurs, et je n’ai pas remis les pieds dans une salle de cinéma depuis très longtemps...

 

J’ai vu pas mal d’autres films – et non des moindres – mais sans trouver l’occasion de les chroniquer. Là aussi, j’aimerais remédier à ça en 2017 – probablement en faisant le tri, d’ailleurs…

 

Et côté séries ? Pas grand-chose non plus… 5 chroniques en tout, concentrées au début de l’année pour l’essentiel – mais une seule japonaise, la plus récente de ces chroniques, avec Paranoia Agent ; mais j’ai tellement de trucs à rattraper… En fait, ça contribue sans doute, bêtement, à me dissuader de m’y lancer. Là encore, faudra voir à y faire quelque chose…

 

ET LA MUSIQUE ?

 

Pas une seule chronique musicale cette année… Je le regrette un peu, là encore – même si les chroniques musicales sont pour moi les plus difficiles à rédiger, et de loin.

 

Par ailleurs, en vieux con, j’ai eu tendance à tourner toujours sur les mêmes trucs – et même de la part d’artistes que j’estime voire adule, je n’ai pas écouté grand-chose de neuf cette année. Ce qui n’est pas très bien, tout de même…

LA FORME

 

C’est sans doute aussi l’occasion de revenir sur la forme du blog – pas tant, d’ailleurs, son changement d’apparence, globalement apprécié j’ai l’impression, même si certains ont du mal avec le blanc sur fond noir, certes… En même temps, j’ai fait – et parce qu’on me l’avait suggéré – quelques efforts de mise en forme, avec des intertitres sans doute salutaires pour les chroniques de manière générale, et un « code » appliqué à mes comptes rendus de parties de jeu de rôle.

 

Deux aspects me paraissent par contre devoir être détaillés, à ce propos.

 

La longueur des articles

 

Tout d’abord, mes articles sont longs, très longs, peut-être même de plus en plus longs… Rares, aujourd’hui, sont les chroniques qui font moins de 10 000 signes espaces comprises sur ce blog ; la plupart tournent autour de 15 000 ; certaines, exceptionnellement (des lovecrafteries, notamment ?), peuvent exploser cette moyenne, avec des 50 000 ou 60 000 signes, voire plus… Les comptes rendus de parties de jeu de rôle, par ailleurs, font rarement moins de 40 000 signes espaces comprises.

 

C’est long, je sais. Trop long, sans doute. Voire absurdement… On m’en a fait la remarque, et elle est bien légitime.

 

Mais voilà : en ce moment, c’est comme ça que je sens les choses – j’ai envie de m’étendre, parce que j’ai envie de dire tous ces trucs-là.

 

En fait, c’en est au point où je n’arrive même plus à comprendre comment j’ai pu, si longtemps, faire des chroniques tenant en 5000 ou 6000 signes (ma moyenne pendant des années) ; et je vous raconte pas la galère, quand je dois faire en sorte de ne pas (trop) dépasser les 3000 signes espaces comprises pour Bifrost…

 

Donc, à moins de gros passage à vide (toujours possible, hélas), je pense pour l’heure m’en tenir à ces articles longs – désolé si jamais…

 

Les vidéos

 

Bien sûr, il y a eu cette année une autre nouveauté : les vidéos des chroniques – encore que « vidéos », même via une chaîne YouTube (titrée, c'est original, Welcome to Nebalia), ne soit pas un terme très approprié, puisqu’il n’y a rien à voir… Oui, ce sont des enregistrements audio.

 

On m’a donné plein de conseils bienvenus pour améliorer l’aspect vidéo, et tout autant pour sortir de la « lecture » de chronique. Ce sont des choses que je garde précieusement en tête, mais cela demande un travail supplémentaire, et, pour l’heure, je n’en trouve pas le temps… Mais ce sont autant de remarques pertinentes : je vous en remercie tous, et il me faudra repenser la chose le moment venu.

 

Mais pour l’instant, je m’en tiens donc à l’idée de base : la vidéo ne prendra pas le pas sur le texte, il s’agit seulement d’offrir des chroniques, les mêmes, mais sur deux médias différents, à la convenance de chacun. Viendra sans doute le temps où je verrai à tirer le meilleur parti de chaque médium – espérons-le, du moins...

 

LACHTÉKOM

 

C’est sans doute sur cela qu’il me faut finir : je suis toujours preneur de remarques, suggestions, et critiques. N’hésitez donc pas à m’en faire part. Les commentaires sur cet article me paraissent tout désignés à cet effet, mais vous disposez le cas échéant d’autres moyens, comme le formulaire de contact du blog, ou sa page Facebook.

 

Merci de votre attention, les gens – et merci plus globalement à ceux qui me lisent, les fous ! Et tout particulièrement à ceux qui envisagent de poursuivre en 2017...

 

Et... ah ! oui... Bonne année !

Commenter cet article

Sylvain Balteau 06/01/2017 21:36

Pas grand chose à dire pour ma part, sinon : merci pour tous ces compte-rendus (je ne suis pas sûr de l'accord) et critiques, qui alourdissent régulièrement ma pile de livres à acheter et font le bonheur de mon libraire. Et me poussent à réfléchir un peu plus, sans doute, à ce que je lis.

Nébal 06/01/2017 21:38

Merci !

Lorhkan 02/01/2017 16:07

Moi je dis c'est ton blog, tu fais ce qui te plait et comme tu le sens.
Les gens viendront si ça les intéresse et s'en iront si ça ne leur pas pas/plus. Si tu veux faire venir une audience, c'est un autre problème puisque ce serait à toi de t'adapter à ce que souhaite le public, mais je ne crois pas que ce soit ton objectif.

Comme continue comme ça, amuse-toi, c'est l'essentiel. ;)

Et bonne année 2017. ;)

Nébal 02/01/2017 16:57

Effectivement, voilà !

Et bonne année itou !

Baptiste 01/01/2017 19:02

Bonne année l'ami !
Merci pour tes chroniques ; je vais probablement me lancer dans "Spirale" un de ces jours, sur tes bons conseils. Hé oui, je continue de passer par ici de temps en temps, et comme avant il m'arrive de m'inspirer de tes trouvailles. Je profite de ce commentaire pour te dire que ça m'a fait tout drôle d'entendre ta voix sur le blog, ça m'a rappelé de bons souvenirs ;-).
Des bises !

Nébal 01/01/2017 19:16

Bat ?!
Mazette ! Une bonne surprise en ce premier de l'an ! Ça faisait des années que je ne pouvais plus te contacter, n'ayant ni mail ni téléphone ! Il faudra changer ça....
Bises et excellente année à toi !

Klein 01/01/2017 18:13

Je lis très régulièrement tes chroniques (sauf celles sur les jeux et d'un œil distrait les BD) et j'apprécie tut particulièrement ta conversion à HPL. On y revient toujours et les derniers venus entreront les premiers au royaume de Cthulhu.
Oui, c'est souvent trop long. Un vieux truc de journaliste et d'écrivain pour faire plus court: se relire très attentivement et supprimer tout ce qui est inutile, dépasse, souvent les adverbes. Il m'est arrivé de réduire ainsi de 50% un texte dont j'étais par ailleurs très content (dans la mesure improbable où je suis content quand je me relis). Et c'est toujours meilleur, plus fort, plus convaincant. L'idéal est probablement (exemple d'adverbe inutile) d'en arriver à une simple lettre.
Une lacune dans ces chroniques: ça manque terriblement de textes érotiques, l'espèce littéraire probablement la plus difficile qui soit. Et de ce fait l'une des plus intéressante. Sa version BD est, dans mon expérience, décevante. J'ai acquis une anthologie récente des meilleures (?) BD érotiques et le choix ne m'a pas convaincu.
Je ne suis pas plus obsédé que la plupart des gens de mon âge (79+) mais je trouve qu'une littérature qui interroge et évoque le désir (pas la physiologie ou l'anatomie, encore que!) touche quelque chose de fondamental et qui demeure un interdit caché dans notre culture. Pas dans d'autres. L'ami chez qui je dinais pour le réveillon a affiché dans sa splendide maison de Bretagne une vingtaine de dessins d'André Masson que je ne connaissais pas, à la fois d'une beauté et d'un érotisme militants. En les voyant, j'ai cru à des Picasso de la dernière époque, tout en sachant que ça n'en était pas. Mais je n'ai pas su lire la signature d'André Masson, honte sur moi, et j'ai dû demander.
Cela dit, je parle pour toi de littérature et le diable sait si la médiocrité règne dans cet enfer.
Certes, l'érotisme chez HPL demeure assez discret.

Je ne me doutais pas que Bénal ressemblait à Hollande. En tout cas Hollande ressemble tellement à Jacques Bergier que la première fois que je l'ai vu, j'ai cru mon vieil ami ressuscité.
Qui sait?

Nébal 01/01/2017 19:11

Mon intérêt pour Lovecraft n'est pas tout neuf... mais il s'accroît avec les lectures et relectures, ce qui n'est pas si fréquent.

Les adverbes sont (effectivement) une de mes maladies - et les tirets une autre.

En ce qui concerne l'érotisme, il y a bien quelques choses de temps en temps sur ce blog, je n'y suis pas du tout hostile, mais je ne peux certes pas prétendre m'y connaître ; passé Sade, que j'ai tout de même pas mal lu, mais avant le blog (ou en dehors), ou des classiques un peu isolés tels *La Clef* de Tanizaki, ou *Le Château de Cène* de Bernard Noël, je suis sans doute un ignare - comme de juste. Encore que mon intérêt pour la littérature japonaise puisse changer la donne - y compris en BD, d'ailleurs, avec le registre ero guro, qui m'intrigue pas mal (et j'ai du Maruo à chroniquer). Et après...

Apophis 01/01/2017 17:12

Bonne année et beau bilan !

Je ne pense pas que tu sois sur la mauvaise voie en proposant des critiques de plus en plus longues. Je crois au contraire qu'il y a bien trop de recensions courtes sur le web, qui ne prennent pas le temps nécessaire à une analyse objective détaillée ou à la peinture précise d'une impression subjective. Sans parler de l'indispensable mise en perspective, qui est la première sacrifiée sur l'autel de cette loi du net qui dit que "si c'est trop long, les gens n'ont pas la patience de lire". Si, il y a des gens qui ont la patience et l'envie de tout lire.

Toutefois, mes propos sont à relativiser, tant je suis moi aussi un fervent adepte de critiques de plus en plus démesurément longues...

Au plaisir de te lire à nouveau très bientôt !

Nébal 01/01/2017 17:18

Merci et même chose !

iok 01/01/2017 16:59

Bonne année Nébal, et merci pour toutes ces chroniques ! Bonne continuation 2017 en toute liberté de longueur ou thèmes :)

Nébal 01/01/2017 17:18

Merci et de même !

Lune 01/01/2017 16:23

Bonne année Nébal !
Pour ma part je trouve que tu devrais continuer à écrire des chroniques aussi longues qu'il te plaira. Tes avis sont toujours intéressants et fouillés et c'est pour ça que certains (dont moi) reviennent ici depuis des années. (Mais je ne laisse pas souvent de commentaires il est vrai)
Bonne continuation ;-)

Nébal 01/01/2017 16:33

Merci, et meilleures choses à toi !