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Ravive, de Romain Verger

Publié le par Nébal

Ravive, de Romain Verger

VERGER (Romain), Ravive, Paris, Éditions de l’Ogre, 2016, 185 p.

 

REVENIR À ROMAIN VERGER

 

Ravive, recueil de nouvelles paru l’an dernier aux Éditions de l’Ogre, et lu avec un certain retard qui ressemble de plus en plus à une pathologie chronique de ce blog, était l’occasion de revenir à la lecture de Romain Verger, auteur sans doute un peu à part (mais tant mieux), dont l’œuvre tutoie les frontières du genre (notamment fantastique, ou peut-être plus largement horrifique ; mais, en l’espèce, il y a aussi de la science-fiction dans le présent recueil, étrangement ou pas), mais sans, peut-être, s’y inscrire totalement…

 

Jamais si loin que ça, cependant : c’est après tout dans les pages de (l’excellent) Visage Vert que j’avais découvert l’auteur (dans le n° 17, pour des « nouvelles » à l’origine du « roman » Forêts noires), et c’est d'ailleurs pourquoi l’affirmation souvent reprise de ce que Ravive serait le premier recueil de nouvelles de l’auteur me paraît un brin contestable. Notons au passage qu'une des nouvelles composant le présent recueil y avait aussi été prépubliée (cette fois dans le n° 22 ; c'est en fait l'ouverture de Ravive – ce qui n’a sans doute rien d’innocent).

 

De l’auteur, après tout, j’avais beaucoup apprécié ses deux précédents ouvrages, le roman Fissions, et le « roman » Forêts noires (donc). J’ai toujours dans ma bibliothèque de chevet ses deux romans antérieurs, Grande Ourse et Zones sensibles – simplement pas eu l’occasion de les lire. Il faudra bien (notamment Grande Ourse, dont on m'avait dit vraiment beaucoup de bien) – mais en avouant que, même sur ces formats toujours très courts, Romain Verger n’est sans doute pas un auteur très « popcorn »… Pour le lire (car il le vaut bien, voilà qui ne fait aucun doute), il faut aussi prendre en compte la nécessité du timing, dirais-je. Parce que, fonction des circonstances, la réception peut s’avérer très différente.

 

Me concernant, j’imagine que mon retour sur les « nouvelles » à l’origine de Forêts noires est relativement éloquent à cet égard. Première impression, dans le n° 17 du Visage Vert : « Jolie plume, mais pas un souvenir impérissable. » Jugement qui s’était, il faut croire, vérifié, puisque, le temps de me mettre à Forêts noires, j’avais totalement oublié cette pré-lecture… Mais justement : la lecture de Forêts noires, à ce moment-là, m’avait bien davantage convaincu – et peut-être parce que j’avais lu juste avant Fissions ? Car ce dernier roman, plus concentré peut-être, me fait toujours l’effet d’une porte d’entrée plus qu’appréciable pour découvrir l’auteur… Quoi qu’il en soit, ça se vérifie encore une fois et pardon pour le cliché : les circonstances (et le timing) comptent, quand on lit un livre, quel qu’il soit.

 

UNE ŒUVRE (MÊME EN CONSTRUCTION)

 

Cela dit, ces ouvrages ont bien tous leur singularité – que la réception diffère de l’un à l’autre n’a absolument rien d’étonnant. Mais quelques traits, peut-être, pourraient être utilement mis en avant ? Demeurent en effet des manières, au-delà des éventuels codes, ou, dans un sens plus négatif, d’une éventuelle affectation, qui font l’œuvre – et par là même l’auteur.

 

Le premier point, celui qu’il faut forcément mettre en avant, celui qui saute à la gueule pour ainsi dire, c’est donc cette plume – très travaillée, très belle. Romain Verger est un styliste, et l’attention formelle, dans ses diverses publications, participe grandement de leur intérêt. L’expression est souvent galvaudée, et, de la part d’un Nébal notoirement guère réceptif à la poésie, elle peut faire un peu peur, mais oui : Romain Verger est (aussi ? avant tout ?) un poète, dont les récits (?) n’en sont pas toujours, mais brillent essentiellement par leur langue riche et joliment musicale (enfin, joliment, jusqu’à devenir angoissante…). Un aspect qui ressort sans doute tout particulièrement dans son goût un peu « décadent » (il m’évoque à cet égard Huysmans) pour le mot « rare », et/ou « précis » ; c’est une dimension qui m’avait d’emblée frappé il y a quelques années de cela, quand j’avais découvert l’auteur, et Ravive, pour le coup, ne m’incite pas à réviser cette impression initiale ; sachant, bien sûr, qu'elle n'a absolument rien d'une tare, c'est tout le contraire.

 

Et quant au fond ? Ah, question peut-être plus délicate… Je ne suis sans doute pas très bien placé pour disserter sur le fond de l’œuvre de Romain Verger – tant, bien souvent, je me retrouve tout con à la fin d’un chapitre ou, ici, d’une nouvelle, sans même parler du livre, et dois alors m’avouer vaincu : j’ai pu aimer ce que j’ai lu, oui, mais de là à y comprendre quelque chose… Et pire encore à savoir comment l’exprimer…

 

C’est peut-être, pour le coup, une limite – qui n’est pas tant, bien sûr, limite de l’auteur ou de son œuvre, plutôt muraille d’incompréhension du lecteur (nébalien), muraille qu’on peut et doit secouer autant que possible, mais sans garantie qu’elle s’effondre enfin pour laisser entrevoir quelque chose derrière…

 

Ouh, putain : moi, à la différence de Romain Verger, donc, je ne suis décidément pas un poète… Bah, oubliez ça...

 

Comprendre, quand même ? On peut essayer… sans grande certitude que ce soit bien pertinent, hélas. Tentons...

 

LE MONSTRUEUX : BASCULEMENT ET/OU TRANSCENDANCE

 

Clairement, des thèmes et des manières reviennent – pour ce que j’en sais du moins. Peut-être jamais totalement du fantastique (mais c’est à débattre, donc), mais qui y ressemble tout de même pas mal, en exprimant régulièrement la peur, et peut-être aussi souvent le monstrueux. Avec aussi, comme je vois les choses, des traits qui, aussi bien, renverraient aux « décadents » ou aux « gothiques » ? Ce qui n’exclut pas, le cas échéant, un encrage cohérent dans la réalité contemporaine, n'en suintant que davantage le malaise, palpable – un malaise bien particulier, celui qui surgit inopinément dans un quotidien monstre qui n’a nul besoin de s’affubler de crocs vampiriques ou d’inévitables tentacules pour stupéfier le lecteur. Nul hasard, ici, si le thème de la folie a quelque chose de récurrent – que l’auteur reste ou pas à sa lisière ; probablement plutôt « ou pas », d’ailleurs : le basculement est régulièrement au cœur du propos.

 

Éventuellement, ce basculement peut cependant prendre des formes inattendues… En fait, ici, certains textes me paraissent l’exprimer d’une tout autre façon – en l’occurrence, les nouvelles « Le Dernier Homme » et « Anton », qui font plus que loucher sur le registre post-apocalyptique (et donc SF), avec dans le premier, au titre éloquent, quelque chose qui transcende la mer (j’y reviens) en un « paysage intérieur » pas forcément très éloigné d’un Ballard (même sous sa forme essentiellement redoutable), tandis que le second récit, jouant d’une certaine façon de la carte grotesque, place, non le basculement à proprement parler, mais plutôt la mutation, de manière plus ouverte, au cœur de son propos (or c’est en fait là un élément qui pourrait rassembler plusieurs des textes de ce recueil) ; et ce qui m’intéresse tout particulièrement, ici (au-delà d’ailleurs de la lecture la plus « premier degré » de ces récits – à tout prendre certes pas les plus inventifs, c’est même relativement convenu), c’est que ce « changement », qu’il soit psychique ou physique, permet éventuellement le dépassement des impasses dans lesquelles les personnages semblent tout d’abord être acculés – lesdites impasses étant en définitive sublimées ou transcendées.

 

Peut-être « Reborn » devrait-elle, à son tour, être associée à ces deux nouvelles ? Elle a bien elle aussi quelque chose de plus ou moins vaguement science-fictif – et laisse envisager, même si sans doute d’un œil plus noir (car plus perplexe ?), la possibilité d’une post-humanité.

 

Auquel cas « Donvor » aussi serait sans doute de la partie – mais sur un mode qui m’a semblé davantage mineur.

 

Je suppose que c’est là ce qui est visé (en partie du moins, les réminiscences personnelles y ayant aussi leur part, à l'évidence) sous le titre Ravive ? Et l'on peut établir ainsi une forme de cohérence interne du recueil.

 

CONTES BRETONS (PROVOCATIONS !)

 

On peut d’ailleurs rebondir sur cette idée de nouvelles « parentes », suscitant ou révélant l’unité du livre. En témoignent de manière évidente (mais la manière évidente n’est pas forcément la plus pertinente) les trois brefs textes « bretons » du recueil, « Le Château », « Donvor » et « Ploumanac’h » ; avec plus ou moins de réussite à mon sens… De ces trois récits, c’est alors le premier que j’ai envie de mettre en avant – parce que cette nouvelle originelle, prépubliée dans le n° 22 du Visage Vert (et que, cette fois, j’avais déjà appréciée à l’époque…), constitue sans doute la meilleure des entrées en matière pour le recueil – avec un basculement, oui, où le décor, soudainement, suinte (à nouveau), et le mal se révèle là où l’on n’envisageait pas un seul instant qu’il s’y trouve ; ce « Château », comme de juste gothique à sa manière, introduit ainsi magnifiquement la suite – et ce quand bien même l’étrange et le malaise, au fil des huit nouvelles qui restent, emprunteront bien des atours, éventuellement contradictoires, d’ailleurs. C’est aussi, de tous ces récits, le seul qui me paraît pleinement jouer du dispositif de la « chute » ; mais avec adresse, donc.

 

Les deux autres nouvelles « bretonnes » m’ont bien moins marqué ; j’ai rapidement mentionné « Donvor », quant à « Ploumanac’h », elle élabore un cauchemar pas désagréable, mais qui ne m’a pas, si j’ose l’exprimer ainsi, « impressionné »…

 

Au regard du recueil dans son ensemble, sinon de l’œuvre entière de l’auteur, on peut donc traquer des thèmes et manières, soit pour eux-mêmes, soit en tant qu’illustrations des éléments déjà avancés. Ainsi, sans doute, de la mer, peu ou prou omniprésente (via la côte, du moins) – bien sûr dans ces trois récits « bretons », mais aussi dans d’autres, et notamment, bien sûr « Le Dernier Homme ».

 

Mais peut-être faut-il étendre la question : plutôt que de la mer, parler alors de l’élément marin, ou peut-être plus largement de l’élément liquide ? La symbolique diffère alors un peu – même si elle paraît couler de source (aha). Pas tant que cela, pourtant… mais justement dans la mesure où l’auteur me semble ici jouer des préconçus iconiques du lecteur.

 

DES RÉFÉRENCES – MON INCULTURE

 

Ce qui nous amène à une autre question : est-il pertinent, alors, de mettre en avant des références ? C’est toujours tentant, peut-être pas toujours très pertinent… Des noms reviennent souvent, dans les articles, etc., consultés sur le ouèbe – des choses très différentes, au fond. Ici, on dit Julien Gracq – ce qui me paraît se tenir. Là – et là, et là, et là encore –, on dit aussi Lovecraft, ce qui me laisse pour le moins perplexe (l’éditeur parle bien d’une « menace sourde » qui pourrait être horreur cosmique, mais globalement je ne sens pas trop l’auteur sur ce terrain-là… Il y a le thème marin, bien sûr, mais en l’état il ne me paraît pas suffisant pour fonder une réelle parenté).

 

Et l’auteur lui-même ? Dans cet enregistrement réalisé à l’inestimable Librairie Charybde, il avance plusieurs noms, dont je ne sais absolument rien ou presque (ben, y a des poètes dans le tas, en plus…).

 

Prenons « Les Hommes-soleil » : Romain Verger évoque sans hésitation Le Nécrophile, de Gabrielle Wittkop – l’inculte de moi, je n’y connais rien… Alors, naïvement, je suis tenté d’aller voir ailleurs, avec le peu de ce que je sais ou crois savoir – en l’espèce, cette nouvelle, sur le moment, m’avait plutôt évoqué, disons, un Kerouac en un peu plus pervers, mais mystique à sa manière, pas forcément si différente ; mais le fait est que ce périple psychotrope mâtiné de Freaks m’a laissé relativement froid, hélas, ce qui ne me facilite pas la tâche, maintenant…

 

Et, à mon grand regret, ce même effet s’est reproduit avec une autre nouvelle de Ravive : « L’Année sabbatique » (sauf erreur la plus longue). Cette fois, dans le même entretien à la Libraire Charybde, Romain Verger cite aussitôt Un homme qui dort, de Georges Pérec – dont je ne sais absolument rien. Qu’importe ? Espérons...

 

Mais, donc, « L’Année sabbatique », de même que « Les Hommes-soleil », ne m’a guère parlé – et peut-être d’autant moins que j’avais forcément tendance, dans les premières pages, à me reconnaître un peu dans ce personnage qui se remet bien tardivement à faire des études, et bascule peu à peu, lui aussi… Seulement voilà : les portraits psychologiques habiles et éventuellement goguenards du départ laissent bientôt la place, via une transcendance psychotrope encore (le recueil me paraît décidément tissé de semblables liens ; on pourrait aussi évoquer le thème des oiseaux morts, qui peut renvoyer quant à lui aux récits apocalyptiques ou post-apocalyptiques mentionnés plus haut), à une sorte de fantasme en forme de dérive hypersexuelle qui m’a paru bien terne…

 

DES RISQUES DANS L’ARGUMENTAIRE ?

 

Il faut dire que cette nouvelle, au fondement partiellement autobiographique, porte peut-être en elle un risque d’ « autofiction » plus ou moins pertinent ? Ici, mes préjugés parlent sans doute… mais aussi parce que la présentation de l’éditeur n’a pas manqué de m’inquiéter : « Ravive peut se lire à la fois comme un recueil de nouvelles ou comme les expériences et les fictions d’un écrivain aux prises avec ses angoisses et son sentiment de perdition. » Du coup, j’ai redouté de voir venir l’écrivain écrivant qu’il n’arrive pas à écrire… À tort, globalement – mais, dans le cas de « L’Année sabbatique », cette dimension, d’abord amusante, m’a assez vite lassé. À ce compte-là, la nouvelle finale, « Orcadi », est bien mieux passée, si elle demeure sans doute anecdotique. La réminiscence dans « Le Château » paraissait pourtant introduire un mode de l'expression de l'auteur plus enthousiasmant à mon sens.

 

La présentation de l’éditeur, outre cette voie dangereuse, appuie aussi sur le « dernier homme » et le « surhomme », avec du Nietzsche dedans – ce qui me paraît davantage pertinent, mais a pu là encore biaiser ma lecture, globalement, et pas forcément pour le mieux.

 

Mais ces deux « mauvaises » expériences (relativement), sur « Les Hommes-soleil » et « L’Année sabbatique », deux des plus longs textes de ce recueil (avec « Reborn », qui m’a bien davantage plu), ont peut-être, dans la même lignée, biaisé mon regard sur l’ensemble du recueil ? Je ne peux pas l’exclure…

 

TU N’ÉCRIRAS PAS À LA DEUXIÈME PERSONNE

 

Même s’il me faut bien avouer, en définitive, que certains de ces doutes n’avaient clairement pas attendu que je tourne la dernière page du recueil pour entretenir sur le moment mon scepticisme quant au livre que j’étais en train de lire…

 

Or le principal, ici, concerne la dimension où Romain verger, habituellement, me paraît le plus briller : le style. Mais c’est qu’il a recours à un procédé qui, à peu près systématiquement, suscite en moi un réflexe pavlovien de méfiance sinon de rejet : l’emploi de la deuxième personne du singulier...

 

Trois des neuf nouvelles de Ravive y ont recours : « Donvor », « Reborn », et « L’Année sabbatique » (ces deux dernières étant les plus longues du recueil ; le reste se partage entre première et troisième personne, plus classiquement). Et, décidément, je n’y arrive pas – trop souvent, en pareil cas, je fais dans le refus d’obstacle… Pour quelle raison, au juste ? Je n’en suis pas bien certain… Peut-être parce que cette manière de m’impliquer en tant que lecteur, dans une ambiguïté à l’égard du personnage qui est peut-être aussi ambiguïté à l’égard de l’auteur (machiavélique ?), me fait souvent l’effet d’une agression ? C’est bien possible – alors que je ne rechigne en principe pas à ce qu’un livre me secoue…

 

Mais, systématiquement, en pareil cas, je m’interroge sur la pertinence du procédé – et, bien trop souvent, n’y vois qu’affectation… Or Romain Verger n’a plus à démontrer qu’il est un styliste brillant – aussi ce procédé ambivalent me paraît-il le desservir plus qu’autre chose.

 

Mais c’est là un préjugé tout subjectif, j’en ai bien conscience… Reste qu’au troisième texte jouant de ce « tu » invasif, j’en ai eu un peu marre – et cela a donc sans doute participé de ma déception concernant « L’Année sabbatique ».

 

Plus haut, « Donvor » et « Reborn » s’enchaînent, qui usent donc de ce même procédé, mais cela m’a moins déplu – c’est simplement que, concernant « Donvor », je n’en ai peu ou prou rien retenu… « Reborn », par contre, m’a davantage parlé, deuxième personne du singulier ou pas – j’ai pu en faire abstraction, donc.

 

UN RETOUR…

 

Mais justement : qu’ai-je retenu de Ravive ? Pour l’essentiel, un style – le plus souvent brillant, imagé, musical, rassemblons tout cela sous l’épithète « poétique ». Quand le « tu » ne s’en mêle pas (trop), c’est parfaitement savoureux, et, je suppose, une raison suffisante pour tenter l’expérience de ce recueil de nouvelles.

 

Mais quant au fond ? Je suis bien moins convaincu, là… En fait, je ne suis convaincu que d’une chose, et c’est d’être bien souvent passé complètement à côté. Parfois (souvent ?), ce sentiment de frustration n’est pourtant pas sans attraits, et constitue une invitation à se repencher sur la question plus tard… Ici, j’en doute, hélas.

 

Et, en définitive, je ne peux guère conclure qu’en revenant à ma position originelle – ce qui me navre un peu, voire plus que ça… Même si je sais bien que c'est sans doute davantage révélateur de mes propres failles que de celles d’un recueil plutôt bien accueilli, ai-je l’impression, et de toute façon non dénué de qualités, à l’évidence.

 

Reste que, ayant achevé la lecture de Ravive et laissé mariner quelque temps la chose pour ne pas (totalement) commenter sur l’impulsion du moment, j’ai hélas plus que jamais l’impression d’en être revenu, donc, à cette « critique » bien lapidaire que j’avais en mon temps émise, suite à ma découverte de l’auteur dans ses nouvelles du n° 17 du Visage Vert (d’où naîtrait donc ultérieurement Forêts noires) : « Jolie plume, mais rien d’impérissable. » Et, à ce stade, c’est donc une déception…

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