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"Kane. L'intégrale 3/3", de Karl Edward Wagner

Publié le par Nébal

WAGNER (Karl Edward), Kane. L’intégrale 3/3, traduit de l’américain par Patrick Marcel, avant-propos de Gilles Dumay, [Paris], Denoël, coll. Lunes d’encre, [2003, 2008] 2009, 590 p.

 

Peut-être êtes vous déjà au courant, mais, à tout hasard, je ne vais pas me priver de le répéter : Kane, c’est bon, mangez-en. Le personnage créé par Karl Edward Wagner est, non seulement un des plus solides (voire le plus solide) rival du Conan de Robert E. Howard, mais aussi un des plus beaux exemples qu’il m’ait été donné de lire de « salaud magnifique », comme j’aime bien désigner ce genre de personnage. Kane, rappelons-le, est à la fois ou tour à tour le héros et le vilain de ses récits. Autant dire que la sword’n’sorcery de Karl Edward Wagner rompt radicalement avec les pires poncifs manichéens de la high fantasy, et on ne saurait s’en plaindre.

 

Pourtant, il paraît que ça se vend mal… Sordide humanité ! Vous ne méritiez pas Karl Edward Wagner.

 

Mais passons, et causons un peu plus en détail de ce dernier volume de l’intégrale des récits de Kane. Un bien beau volume, ma foi, riche en aventures épiques et en horreurs sans nom (puisque, à l’instar d’Howard, Wagner joue plus qu’à son tour la carte de la terreur indicible). Et un volume également riche en surprises, l’auteur, à l’instar de son héros, ayant plus d’un tour dans son sac...

Au programme, neuf nouvelles généralement de bonne taille (quatre d’entre elles tournent autour de la centaine de pages, et pourraient très légitimement être qualifiées de courts romans), dont sept inédites ; il faut encore y ajouter un poème (« Le Soleil de minuit », pp. 387-388), une version alternative (de jeunesse, plus exactement, et plus épique) de l’excellente nouvelle « Lynortis » figurant dans le deuxième volume (« Le Trésor de Lynortis », pp. 503-560), un fragment d’un roman « perdu » (« Dans le sillage de la nuit », pp. 561-571 – trop court pour qu’on puisse vraiment en dire quoi que ce soit…), et enfin un article éclairant de l’auteur sur sa création et ses envies de « gothique sous acide », ainsi qu’il qualifie lui-même joliment le genre des aventures de Kane (« Kane passé et à venir », pp. 573-590).

 

Mais détaillons un peu plus les nouvelles qui constituent le gros de cet ouvrage. On peut les séparer en (au moins) deux catégories, le poème précédemment mentionné constituant la rupture.

 

Dans un premier temps, nous retrouvons Kane tel que nous l’avons connu et apprécié dans les deux précédents volumes de cette intégrale, arpentant son équivalent personnel de l’Âge Hyborien. Tout commence avec trois très longues nouvelles, toutes également passionnantes. « Le Nid du corbeau » (pp. 11-97) est une nouvelle cruciale dans le cycle, opposant Kane aux plus dangereux des ennemis : des chasseurs de prime désireux de capturer le fameux brigand mais ne valant guère mieux que lui, une femme avide de vengeance et prête à tout pour arriver à ses fins… et un seigneur démon, rien de moins. Le tout donne un palpitant récit jouissivement gothique, du Kane de la plus belle eau.

 

Mais la suite est au moins du même niveau, et même probablement meilleure encore : dans « Réflexions pour l’hiver de mon âme » (pp. 99-196), Kane, qui joue décidément de malchance, s’égare dans un blizzard surnaturel et trouve refuge dans un château perdu dans les steppes nordiques… et en proie à l’assaut de loups-garous ! Un récit à l’ambiance finement élaborée, et qui contient de beaux moments d’horreur paranoïaque.

 

« La Froide Lumière » (pp. 197-304), enfin, oppose Kane à des croisés fanatiques désireux de débarrasser le monde du maléfique colosse roux. Des fanatiques, oui, le terme n’est pas trop fort ; et leurs motivations comme leurs agissements en font en définitive les véritables « méchants » de cette impitoyable chasse à l’homme (tournant bien évidemment au chasseur chassé…) dans une ancienne métropole quasi désertique et engoncée dans une lourde léthargie qui n’est pas sans évoquer une atmosphère de western spaghetti…

 

Suivent trois nouvelles bien plus courtes, et sans doute un cran en-dessous, quand bien même elles ne manquent pas d’intérêt. « Mirage » (pp. 305-345) est une nouvelle très howardienne, confrontant Kane à des goules et des vampires ; un récit classique et efficace ; peut-être un peu trop classique, cela dit…

 

On y préférera sans doute les deux nouvelles suivantes, deux « mauvaises blagues » comme on les aime : « L’Autre » (pp. 347-360) éclaire en effet sous un jour agréablement cynique la personnalité de Kane.

 

Puis vient la première grosse surprise de ce recueil : dans « La Touche gothique » (pp. 360-385), Kane a en effet un partenaire illustre… en la personne du célèbre Elric, le nécromancien albinos de Michael Moorcock ! Et j’avoue, oui, j’avoue, moi qui ne suis guère un afficionado du possesseur de Stormbringer, j’ai trouvé particulièrement jouissif de le voir aussi paumé dans cette nouvelle où Kane a plus que jamais la classe… Au passage, le récit se teinte ici de science-fiction…

 

… ce qui nous amène à la deuxième (ou troisième, comme on voudra) catégorie de nouvelles figurant dans ce recueil. Passé « Le Soleil de minuit », Kane se trouve en effet propulsé à l’époque contemporaine, dans un cadre qui n’a plus forcément grand chose de « fantasy » ! Ce n’est pas forcément très convaincant dans un premier temps, Kane n’étant en effet qu’au second plan dans « Lacunes » (pp. 389-405) et « Dans les tréfonds de l’entrepôt Acme » (pp. 407-421) ; certes, il est assez amusant de le voir dans le costume d’un dealer de drogues improbables, mais le ton étrangement « pornographique » de ces deux textes peut laisser sceptique (le changement est pour le moins brutal !).

 

On y préférera largement, et heureusement, la dernière longue nouvelle de ce recueil avant les quasi-annexes mentionnées précédemment, « Tout d’abord, juste un spectre » (pp. 423-501), qui clôt le « cycle de Kane ». Le colosse roux, là aussi, n’apparaît que par intermittences, cette fois dans le Londres des punks, et la nouvelle m'a laissé un petit goût d'inachevé ; mais elle touche cependant juste dans ses aspects largement autobiographiques (le « héros » est un écrivain d’horreur qui se rend à une convention de science-fiction, et qui a un « léger problème » avec l’alcool...), et se révèle tout à fait convaincante en définitive (d’autant plus qu’elle ne manque pas d’humour, à l’instar de plusieurs des textes qui précèdent immédiatement).

Ce troisième volume, d’une richesse impressionnante, couronne ainsi le « cycle de Kane » de la plus belle des manières. C’en est à vrai dire peut-être même le volet le plus réussi... Cela dit, s’il est bien entendu indispensable pour ceux qui ont apprécié les deux premiers volumes, ce dernier tome ne constitue probablement pas la meilleure porte d’entrée pour découvrir Kane et son univers. Mais le cycle dans son ensemble valant le détour, je ne peux que fermement le  recommander aux amateurs de fantasy héroïque lassés à juste titre des redites interminables de la « big commercial fantasy ». On est ici dans du divertissement de très grande qualité, de la sword’n’sorcery à la Howard qui tranche et qui gicle (entre autres), et, bordel, ça fait du bien par où ça passe.

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"Kraven", de Xavier Mauméjean

Publié le par Nébal

 

MAUMÉJEAN (Xavier), Kraven, Paris, Mnémos, coll. Icares, [2002-2003] 2009, 478 p.

 

Les éditions Mnémos viennent de ressortir en omnibus l’intégrale du « cycle de Kraven » de Xavier Mauméjean. Je ne vais pas revenir ici sur les deux romans composant le cycle, en ayant déjà dit du bien en Nébalie (voyez mes notes sur La Ligue des Héros et L’Ère du dragon). Je vais donc me contenter ici d’évoquer ce qui ne figurait pas dans ces deux précédents volumes.

 

Cet omnibus s’ouvre tout d’abord par une fausse « préface » mais vraie nouvelle, signée Jean-Marc Lofficier, Xavier Mauméjean et Laurent Queyssi, et intitulée « Neveryear » (pp. 5-16). Les trois auteurs nous y entretiennent avec érudition et humour de la complexe histoire éditoriale de la Ligue des Héros, des « penny dreadfuls » à la guerre, puis au revival, ainsi que de l’édition française de la saga. Un texte saturé de références, d’allusions et de gags, parfaitement réjouissant et tout à fait indispensable. C’est un peu moins vrai de ce qui suit, une brève collection de « témoignages » (pp. 17-22) concernant l’influence de la série, et signés André-François Ruaud, Fabrice Colin, Catherine Dufour (qui nous dit tout sur son premier orgasme), Laurent Queyssi, Johan Heliot, Serge Lehman et Hervé Jubert. Du copinage sympathique…

 

Après les deux romans (pp. 23-434), nous trouvons en fin de volume (mais avant les chronologie, publicité et bibliographie, pp. 460-478) deux nouvelles que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire, et publiées originellement dans des anthologies de Richard Comballot chez Mnémos, Mission Alice et Les Ombres de Peter Pan.

 

« Il était reveneure… » (pp. 435-446) convoque l’univers (et les procédés d’écriture) de Lewis Carroll dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Une nouvelle tout à fait réussie, là encore saturée de références, et qui saura convaincre tout amateur de Xavier Mauméjean. J’avoue, cependant, ne pas voir véritablement de lien entre cette nouvelle et le « cycle de Kraven »…

 

Il en va différemment pour la nouvelle suivante, la glaçante « Raven K. » (pp. 447-459), dans laquelle les créatures féeriques de James Matthew Barrie sont déportées à Ravensbrück, accompagnées de la narratrice Wendy. Exercice périlleux que de traiter ainsi de la Shoah, mais Xavier Mauméjean a relevé le défi haut la main, pour aboutir à un récit terrible et authentique, et évitant toujours le sinistre écueil de l’ordure et du racolage. Chapeau bas. Une nouvelle grave, bien éloignée de la majeure partie du cycle sous cet angle, mais une réussite indéniable.

En somme, un volume tout à fait recommandable pour qui souhaite découvrir ce pan du corpus mauméjeanien (ça sonne grave, hein ?).

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"Les Ravisseurs quantiques", de Roland C. Wagner

Publié le par Nébal


WAGNER (Roland C.), Les Futurs Mystères de Paris, 2. Les Ravisseurs quantiques, Paris, Fleuve Noir – L’Atalante – J’ai lu, coll. Science-fiction, [1996, 2002] 2009, 187 p.

 

Depuis que j’ai eu le malheur d’émettre des réserves sur Cette crédille qui nous ronge et d’avouer ma déception devant La Balle du néant, chroniquer des œuvres écrites (voire traduites) par Roland C. Wagner m’apparaît de plus en plus (et surtout en ce moment, où je ne suis pas au mieux de ma forme) comme un insupportable calvaire. Il est vrai que, en plus d’être « de droite », je suis obligé de reconnaître que je ne suis pas titulaire d’un doctorat en philosophie, ni membre « d’une petite élite cultivée », et donc que je ne suis pas à même d’en apprécier tout le sel. Qui plus est, étant moi aussi un tantinet paranoïaque et passablement égocentrique, j’avoue que la colère me gagne parfois devant certaines piques que j’estime n’avoir pas méritées, et que je n'ai guère envie de tendre la joue à chaque fois comme un vulgaire hippie de Nazareth ; et si je pense encore être en mesure de faire la distinction entre un auteur et son œuvre, je ne doute pas que, à l’occasion d’un nouveau compte rendu miteux consacré à un roman de Roland C. Wagner, les attaques pleuvraient une fois de plus suspectant ma « malhonnêteté », outre ma profonde bêtise et mon manque de culture. Le climat n’étant guère sain, sans doute vaut-il donc mieux que je ferme ma gueule. Lâchement, peut-être. Mais, à l’évidence, il semblerait bien que je n’aie aucune légitimité pour dire quoi que ce soit sur Les Ravisseurs quantiques (entre autres), roman que je m’étais malgré tout promis de lire pour donner une deuxième chance aux « Futurs Mystères de Paris ».

 

 

Remarquez, ça tombe bien, quelque part : je n’ai effectivement rien, mais alors absolument rien, à dire à propos des Ravisseurs quantiques, roman dont l’intérêt m’échappe pour le moins, con de moi.

J’en déduis qu’il vaut mieux que j’arrête les frais.

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"Les Chants de glace", de Jean-Marc Ligny

Publié le par Nébal

 

LIGNY (Jean-Marc), Les Chants de glace, Ris Orangis, ActuSF, coll. Les Trois Souhaits, [1991, 2001, 2007] 2009, 118 p.

 

Après un Voyageur solitaire assez moyen, voici donc ce deuxième tome des « Chroniques des Nouveaux Mondes » de Jean-Marc Ligny, brève « histoire du futur » revendiquant son inspiration auprès de Cordwainer Smith. Effectivement, cela ne saurait faire de doute à la lecture de ce bref recueil, dont deux nouvelles, notamment, sont clairement dans la manière de l’auteur des « Seigneurs de l’Instrumentalité ».

 

En l’occurrence, il s’agit de « Labyrinthe de la Nuit » (pp. 7-23), nouvelle dans laquelle un certain Dante Desartes se lance dans une quête de la légendaire poétesse Djinn de Gaïa (on notera au passage des allusions directes au précédent volume ; si celui-ci n’avait pas forcément une dimension « histoire du futur » si marquée que cela, ce n’est plus le cas avec ce deuxième tome, en tous points plus cohérent), pour un résultat assez médiocre, et de la plus jolie et inventive « Les Chants de glace » (pp. 71-96), décrivant un spectacle de danse-lumière mégalomane, pour un résultat tout à fait correct. On retrouve ici la poésie alambiquée et un brin délirante de certains textes des « Seigneurs de l’Instrumentalité ».

 

Mais ce n’est pas là que se situe le plus intéressant dans ce petit recueil. Et pas davantage dans sa dernière nouvelle, « Ogoun Ferraille » (pp. 97-119), sympathique récit plutôt axé « jeunesse » (une adolescente qui veut assister à un concert de son idole, ce qui ne plaît guère à ses parents jugeant tout cela bien trop « décadent » – la critique de « l’ordre moral » revient souvent dans ces textes), mais qui laisse un peu sur sa faim.

 

Le plus intéressant, et de loin, réside heureusement dans la plus longue de ces quatre nouvelles, « La Guerre de trois secondes » (pp. 25-69). La forme suit le fond, la nouvelle correspondant à la transcription d’une sorte d’émission de télévision réalisée cent ans après les faits qui y sont décortiqués : aussi passe-t-on sans cesse d’interventions des invités et de questions des spectateurs à de brèves séquences de reconstitutions constituant autant de nouvelles dans la nouvelle. Le résultat est tout à fait saisissant, palpitant et convaincant. Dommage que le reste du recueil ne soit pas à la hauteur…

 

En somme, une très bonne nouvelle, et trois autres plus dispensables.

 



Et, euh, ben, j’ai rien à dire de plus… Attendons la suite...

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"Chimère", de Mary Rosenblum

Publié le par Nébal

 

ROSENBLUM (Mary), Chimère, [Chimera], traduction de Bruno B. Bordier, préface de David Calvo, Lyon, Les Moutons électriques, coll. La Bibliothèque voltaïque, [1993] 2009, 407 p.

 

Chimère est le deuxième roman de Mary Rosenblum, mais le premier à avoir les honneurs d’une traduction française… avec une quinzaine d’années de décalage par rapport à sa sortie outre-Atlantique. Eh oui, tout de même.

 

Ce qui explique sans doute en partie l’anachronisme relatif de ce roman, présenté comme inaugurant plus ou moins un certain mouvement « post-cyberpunk », mais qui, à le lire aujourd’hui, donne surtout l’impression d’un roman tout ce qu’il y a de cyberpunk tout court.

 

Mais voyez plutôt. Un futur proche, et passablement glauque (normal, quoi). Nous suivons essentiellement dans Chimère deux personnages, travaillant tout deux au départ pour un richissime (et détestable) homme d'affaires du nom de Harmon Alcourt, basé dans le complexe d’Erebus en Antarctique.

 

Jewel Martina s’est arrachée à force de travail de sa condition de banlieusarde sordide, pour devenir assistante médicale ; elle tente par ailleurs d’améliorer encore son niveau de vie en élaborant des « packages » sur le réseau ; sans grand succès, hélas pour elle, d’autant que son patron ne voit pas d’un très bon œil cette activité parallèle, et fait capoter sa dernière tentative en ce sens.

 

David Chen, quant à lui, est issu d’un milieu bien plus favorisé ; il a cependant coupé les ponts avec sa famille (chinoise et stricte au possible) pour devenir un artiste RV, et un des plus appréciés sur le marché.

 

C’est le compagnon de David Chen, Flander, par ailleurs un connard fini qui adopte en réalité virtuelle un avatar de renard, qui va provoquer la rencontre des deux personnages, et bientôt les faire sombrer dans un complexe engrenage pouvant entraîner leur mort à tous.

 

Enfin, « bientôt »… c’est vite dit.

 

Car malgré ce canevas en apparence typique du techno-thriller à tendance cyberpunk, Chimère se révèle surtout être un roman affreusement long et mou.

 

Mary Rosenblum dilue en effet considérablement l’action, et la noie d’une part dans une sorte de soap opera lourdingue (avec moult relations familiales et sentimentales critiques, et les violons en fond sonore), et d’autre part dans une réflexion (plus ou moins convenue, quoi que laisse entendre – ? – le préfacier dans son texte, euh, pour le moins, euh, hermétique, ou l'auteur elle-même dans sa postface) sur le réel et le virtuel. Sur ce second plan, Chimère accuse indéniablement son âge. Et, que ce soit dans le fond ou dans la forme, il s’en dégage une fâcheuse impression de déjà-lu.

 

Ce qui ne serait pas forcément problématique (ou insurmontable) si le roman se montrait par ailleurs subtil, ou haletant et divertissant. Hélas, Chimère n’est ni l’un ni l’autre. C’est en effet un sentiment de lourdeur qui domine à la lecture de ce roman sans doute beaucoup trop long et lent (sentiment accru, il faut le dire, par l’objet lui-même, certes fort joli, mais d’un maniement peu aisé et d’une lecture fatigante – un problème typique de la Bibliothèque voltaïque…). Oui, on a déjà lu tout cela, chez William Gibson ou Walter Jon Williams, par exemple (du coup, en fait de « post-cyberpunk »…), et on l’a déjà lu en mieux.

 

Tout juste s’il surnage ici ou là quelques bonnes idées, et, passé un certain temps, un joli travail d’ambiance pour les scènes désertiques… Mais l’ennui reste prédominant de la première à la dernière page, tandis que l’intrigue, malgré son caractère passablement capillotracté, se traîne sur un rythme d’escargot asthmatique, en accumulant lors de brèves hausses de tension rebondissements mous et révélations qui n’en sont pas, et que la plume de l’auteur se montre erratique et plombée, parfois franchement agaçante.

 

Du coup, il ne reste pas grand chose en faveur de ce roman trop long, trop lent, et déjà lu en mieux.

Une jolie couverture de Michelle Bigot…

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"Les Domestiques", de Michael Marshall Smith

Publié le par Nébal

 

MARSHALL SMITH (Michael), Les Domestiques, [The Servants], traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Julien Simon, Paris, Bragelonne – Milady, [2007] 2009, 285 p.

 

Ayant lu pas mal de pavés ces derniers temps, j’ai eu envie, pour changer un peu, de lire quelque chose de léger. Déambulant dans les rayonnages, j’ai été attiré par ces Domestiques, ou, plus précisément, par le nom de l’auteur, à propos duquel des sources bien informées m’avaient dit beaucoup de bien, notamment pour son recueil de nouvelles intitulé L’Homme qui dessinait des chats. J’avais envie de me faire un peu de fantastique léger – ça faisait longtemps –, alors pourquoi pas celui-ci ? Allez, hop.

 

Nous sommes de nos jours, à Brighton. Mark est un gamin de onze ans, qui se fait grave chier. Il fait un temps dégueulasse, le skateboard se révèle un loisir diablement compliqué, et l’ambiance à la maison est désastreuse. La mère de Mark est toujours trop fatiguée pour faire quoi que ce soit. Et puis il y a David, le beau-père de Mark. Pas son vrai père, hein, attention ! Un intrus. Qui manipule sa mère, l’enferme dans sa quasi-catatonie ; et qui déteste à l’évidence Mark, qui le lui rend bien.

 

Un jour, Mark fait la rencontre de la vieille dame qui habite au rez-de-chaussée de la maison de David. Une vieille comme il y en a plein, gentille, discrète. Un peu anachronique. Elle fait découvrir au gamin les quartiers des domestiques, là où s’agitait au temps jadis toute une foule de serviteurs zélés, employés par les Londoniens oisifs de l’étage. C’était il y a longtemps, bien sûr.

 

Mais plus tard, alors que Mark arpente les salles crasseuses en solitaire, l’animation ressurgit. Les domestiques d’antan – le majordome, la gouvernante, la cuisinière, la plongeuse et la femme de chambre – ressurgissent comme si de rien n’était, et s’activent au son des clochettes de l’étage. Et « Maître Mark » de se demander s’il ne s’agit que d’un rêve, ou bien…

 

Vous l’aurez compris, le canevas n’est pas exactement ce qu’il y a de plus original, et il se dégage de ces Domestiques une impression de déjà-vu ou déjà-lu (chez Stephen King, probablement). Pourtant, on se laisse assez facilement emporter par la plume très « professionnelle » de Michael Marshall Smith, qui sait à l’évidence instaurer une ambiance (un bémol, pourtant – mais peut-être cela vient-il de la traduction, autrement irréprochable ? – : Mark ne s’exprime pas toujours comme un gamin de onze ans…). Et, dans cette trame convenue, si l’on voit dans l’ensemble très bien où l’auteur nous conduit, il sait néanmoins nous réserver quelques menues surprises de temps à autre…

 

Le plus intéressant, cependant, est ailleurs, dans les relations entre Mark et David. Si le roman est écrit à la troisième personne, c’est cependant selon le point de vue de l’enfant. Et sa cruauté à l’égard de son beau-père est tout à fait saisissante. Mais quand le gamin se met à comprendre – bien après le lecteur, bien sûr… – le pourquoi du comment, cela nous vaut quelques jolies pages, pour le moins émouvantes, et qui évitent de verser excessivement dans le sirupeux (même si, parfois, on se dit qu’on n’est pas loin d’une « Histoire fantastique » filmée par Spielberg ou Zemeckis, certes…).

Au final, un roman – que j’aurais envie de qualifier de « jeunesse », même si cela n’est revendiqué nulle part – assez correct, certainement pas transcendant, passablement convenu, mais qui se lit vite et sans déplaisir. Ni plus, ni moins. Certainement pas indispensable, mais suffisamment « bien fait » et – parfois – poignant pour que le lecteur désœuvré ne regrette pas son acquisition… Maintenant, je ne peux pas dire que ces Domestiques m’ont vraiment donné envie de lire davantage de Michael Marshall Smith. Cela dit, je tenterais bien un jour L’Homme qui dessinait des chats… en en espérant davantage, tout de même.

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Je suis en retard ! épisode 4

Publié le par Nébal

Désolé les gens, mais trop de temps s’est écoulé depuis ma lecture de ces deux volumes pour que je sois en mesure d’en faire un compte rendu décent. Alors on va faire vite, une dernière fois… Désolé…




 

Fiction, t. 9, Lyon, Les Moutons électriques, printemps 2009,  334 p.

Après la déception relative du tome 8, force m’est de constater, avec joie, que le niveau est sacrément remonté pour ce nouveau numéro, plus abondamment illustré encore que d’usage, et comprenant quelques très bonnes nouvelles (souvent des habitués : James Patrick Kelly, Jeffrey Ford, Steven Utley…). On notera aussi, pour une fois, une intéressante non-fiction (pour un béotien dans mon genre, en tout cas), le long article de Samuel Petit intitulé « Motion Art et édition à l’heure du papier électronique ». Plein de bonnes choses par ailleurs dans ce numéro débordant de nouvelles dans l’ensemble assez courtes. Ouf.

 




 

EVENSON (Brian), La Confrérie des mutilés, [The Brotherhood of Mutilation], traduit de l’américain par Françoise Smith, Paris, Le Cherche-Midi, coll. Lot 49, [2006, 2008] 2009, 219 p.

Kline est un privé qui a perdu une main, de son propre gré, dans une précédente affaire. C’est ce qui va l’amener à faire la connaissance de la terrible Confrérie des Mutilés, secte entièrement composée de mutilés volontaires ; on lui confie une enquête au sein de la secte… mais tout tourne mal, et le polar se mue bien vite en un roman bizarre d’horreur paranoïaque et sèche, diablement efficace, et non dénué d’un humour à froid à l’occasion.

Un roman que j’ai lu un peu par hasard, parce que je croyais vaguement en avoir entendu parler, parce que la jolie couverture et la collection me bottaient, parce que la quatrième de couv’ multipliait les références qui me parlaient (en vrac, Poe, Borges, Kafka, Ballard, Stephen King… miam). Autant dire que je n’ai pas été déçu du voyage. Va falloir que je lise d’autres choses du monsieur ; Inversion a intégré ma pile à lire, je vous en recauserai sous peu (plus en détail, j’espère…).

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"Il est parmi nous", de Norman Spinrad

Publié le par Nébal

 

SPINRAD (Norman), Il est parmi nous, [He walked among us], traduit de l’anglais (États-Unis) par Sylvie Denis & Roland C. Wagner, [Paris], Fayard, 2009, 691 p.

 

Le voilà donc, ce nouveau roman de Norman Spinrad, après des tours et détours éditoriaux ayant abouti à cette étrange publication originelle en France et en français chez Fayard, sans que le bouquin ne soit passé par la case outre-Atlantique auparavant. Bizarre… Mais on se gardera bien d’en déduire quoi que ce soit.

 

Spinrad, donc. Un auteur que – je plaide coupable – je n’ai que peu pratiqué, puisque je n’ai lu de lui que l’excellent Jack Barron et l’éternité et la salutaire mauvaise blague (un peu longuette, cela dit) qu’est Rêve de fer (j’ai aussi Les années fléaux en attente). Mais un auteur qui m’a suffisamment parlé avec les deux ouvrages précités pour me donner envie d’en lire d’autres. Et pourquoi pas celui-ci, cet énooooOOOOOooooooooooorme pavé qui fait l’actualité ?

 

Posons rapidement le pitch. Les États-Unis, de nos jours. Texas Jimmy Balaban est un agent et producteur qui tombe un peu par hasard, dans un bled paumé, sur Ralf, un étrange comique (pas drôle) qui prétend venir du futur. Sentant un potentiel sous les vannes éculées, Jimmy fait de Ralf son protégé, et parvient à le lancer à la télévision, pour une émission intitulée Le Monde selon Ralf, et basée sur ce gimmick du comique venu du futur : les Petits Macaques et les Petites Guenons ont merdé, on a laissé la Terre dans un état pas croyable, et nos descendants nous ont envoyé ce qu’on méritait, c’est-à-dire Ralf, comique de troisième zone, pour nous secouer un peu et nous faire ouvrir les yeux. Et l’émission finit par obtenir un certain succès, étrangement… alors que Ralf, déjà pas très drôle à la base, devient de plus en en plus « sérieux », tout en passant insidieusement de son rôle d’envoyé narquois de la Nef des Morts au rôle prophétique de Grande Betterave Céleste et de capitaine du Vaisseau-Terre, afin de changer tout ça et de susciter des lendemains qui chantent.

 

Pour coacher le trublion, qui est tellement dans son rôle que Texas Jimmy Balaban ne doute pas de sa folie latente, et pour lui fournir de la matière, l’agent déniche un duo mal assorti, deux personnalités que tout oppose : Amanda, insupportable mystique new age truc machin de l’ère du Verseau et des satoris à dix sous, et Dexter D. Lampkin, un écrivain de SF frustré qui n’écume guère les conventions et leur faune peu ragoûtante d’obèses autistes que pour carrer sa queue dans des groupies extatiques, et se retrouve en définitive prêt à « se compromettre » pour une Porsche.

 

Parallèlement, nous suivons aussi la descente aux enfers de Foxy Loxy, pute à crack de son état, qui sombre littéralement dans ce que la ville a de plus obscur et de glauque. Jusqu’à son inévitable rencontre avec Ralf… Ses passages étant par ailleurs (bien) écrits dans un style syncopé et argotique SMSesque pouvant faire penser à Tourville avec un peu plus de ponctuation.

 

Et ce pendant en gros 700 pages.

 

Putain, c’est long…

 

Beaucoup trop long. Le bouquin – par ailleurs blindé de coquilles et de mots manquants, comme une preuve supplémentaire de son manque de travail éditorial – s’éternise en multipliant digressions et répétitions. Parfois enthousiasmant, parfois drôle – assez rarement, cela dit, et pas dans les passages consacrés aux émissions de Ralf, dont l’humour à base de vannes foireuses a de quoi laisser perplexe, a fortiori en France –, le roman, pourtant bourré de bonnes idées et spinradien au possible (on retrouve des thèmes classiques : pour m’en tenir à ce que je connais, le pouvoir des médias – Ralf fait un peu figure de sous-Jack Barron –, la quête de l’immortalité, le potentiel sectaire et fascistoïde du fandom SF – avec l’ombre de la Scientologie en arrière-plan –, etc.), se révèle souvent agaçant, et aurait mérité une bonne coupe pour intéresser véritablement.

 

Mais voilà : on doit se taper ces 700 pages, de gré ou de force. Et on alterne en permanence entre le bon et le moins bon, le vraiment excellent et le carrément très mauvais, le pertinent et le lourdingue, tout au long d’un périple interminable, répétitif, et pas toujours très crédible, loin de là. Dommage…

 

Finalement, ce roman une fois achevé, j’avouerai en avoir conservé un goût assez désagréable en bouche. Surtout si l’on doit le comparer avec Jack Barron et l’éternité et Rêve de fer, pour, là encore, ne parler que de ce que j’ai pu en lire. Dans ces romans, quand Spinrad nous traitait de cons – en gros –, c’était salutaire et irrésistible ; avec Il est parmi nous, quand il s’en prend de même aux Petits Macaques, c’est finalement plutôt désolant, limite pathétique – et certainement pas drôle.

 

Un peu à l’instar de son double Dexter D. Lampkin, Norman Spinrad – qui apparaît parfois à la troisième personne dans le roman – y donne l’impression d’un auteur frustré et revenu de tout (a fortiori si l’on songe à l’étrange destinée éditoriale de son roman), qui hésite entre revenir à la charge pour obtenir enfin un triomphe messianique – le moins que l’on puisse dire est que le roman ne manque pas d’ambition… –, et baisser cyniquement les bras devant l’inéluctable bêtise du genre humain, qui n’a que ce qu’il mérite. Le roman navigue en permanence entre ces deux attitudes ; aussi sa sincérité, sa probité, ne sauraient-elles faire aucun doute, mais il n’en reste pas moins qu’Il est parmi nous est un roman bancal, qui se cherche et ne se trouve pas toujours, à se perdre dans une multitude de thèmes et de directions, et perdant régulièrement ses lecteurs ennuyés par la même occasion.

Au final, le pavé tant attendu, loin de ressembler au grand-œuvre que son titre et son ambition pouvaient laisser supposer, laisse la désagréable impression d’un roman ni bon ni mauvais, mais juste tristement médiocre. Aussi enthousiasmant que pénible, à mesure que les pages défilent. Et beaucoup trop long… De la part d’un grand comme Spinrad, c’est tout de même sacrément dommage. Déçu je suis.

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"Le Déchronologue", de Stéphane Beauverger

Publié le par Nébal

 

BEAUVERGER (Stéphane), Le Déchronologue, [s.l.], La Volte, 2009, 389 p.



Bon, allez, on va essayer de s’y remettre.



Très franchement, ça ne s’annonce pas facile, et je ne vous cacherai pas que j’ai failli baisser les bras, hésitant entre n’évoquer mes lectures en retard que sous la forme (détestable) des notules que je vous ai infligées il y a de cela quelque temps, et ne pas en parler du tout. Ce qui m’ennuyait tout de même, puisque dans l’ensemble c’était du bon, et même du très bon…

Ainsi cet étrange et enthousiasmant Déchronologue de Stéphane Beauverger. De l’auteur, je n’avais rien lu jusqu’à présent.



Bon, si, d’accord, sa nouvelle d’Appel d’air que j’avais détestée, mais ça vaut pas, d’abord, hein, bon.

D’autant que le reste de la production littéraire du monsieur – la trilogie « Chromozone », alors – m’intriguait. À l’occasion de sa réédition en poche chez Folio Science-fiction, je me suis donc emparé de la chose (enfin, les deux premiers volumes pour l’instant). Puis est sorti – avec un peu de retard – ce nouveau roman, toujours chez La Volte. Les critiques étaient unanimement dithyrambiques ; alors autant commencer par-là…

Le Déchronologue
, donc. Un intriguant cocktail, mélangeant aventures maritimes (pour ne pas dire piraterie) et science-fiction, en l’occurrence voyage temporel. Mais pas selon le schéma habituel qui nous fait suivre le voyageur (celui de « la Patrouille du temps », par exemple). Ici, l’on reste dans la mer des Caraïbes du XVIIe siècle, mais celle-ci est perturbée par d’étranges phénomènes temporels. Encore que les flibustiers qui y sont confrontés ne les envisagent pas nécessairement ainsi ; simplement, ils rencontrent régulièrement ce qu’ils nomment des maravillas, des « merveilles », que nous autres lecteurs savons être des objets venus du futur, pour une raison inconnue. Mais le passé peut également ressurgir, ainsi sous la forme de la flotte d’Alexandre le Grand…

C’est le monde étrange, tout en superstitions et phénomènes inexplicables, dans lequel vit le capitaine Henri Villon. Pas pour longtemps : dès la première ligne du roman – son journal –, il nous annonce sa mort prochaine. C’est que le sympathique flibustier français mène une vie dangereuse : son association avec les corsaires huguenots menés par Le Vasseur, désireux de prendre l’île de la Tortue pour en faire une utopie protestante (sombrant bien vite dans la dictature, comme il se doit), suffit déjà à faire des Espagnols dominant les mers ses ennemis acharnés. Mais, dans sa quête fascinée des maravillas, il sera également confronté à des dangers de tout autre nature, face auquel son Chronos ne peut faire grand chose. Cela changera, cela dit, avec le Déchronologue, son nouveau bateau – je ne vous dirais bien évidemment pas dans quelles circonstances il en a obtenu le commandement, non mais… –, dont les canons tirent du temps…

Mais le récit d’Henri Villon n’obéit pas à la chronologie. Les chapitres, comme s’ils étaient eux aussi perturbés par les maravillas, s’enchaînent en effet dans le « désordre » : 1, 16, 17, 6, 2, 7, etc. Au premier abord, pour être honnête, j’ai craint l’artifice un peu vain, la formule gadget n’apportant rien au roman et, pire encore, pouvant lui nuire en rendant l’action incompréhensible. Mais non : loin de là, Stéphane Beauverger a fait preuve d’une rigueur dans la construction tout à fait exceptionnelle ; du coup, non seulement cette déconstruction apparente ne nuit pas à l’intrigue, mais, mieux encore, elle la sert tout à fait, dégageant insidieusement une trame efficace, riche en rebondissements, et qui a bien un début et une fin en-dehors de la seule chronologie. On ne s’y perd jamais vraiment, et on applaudit bien fort.

Et le fait est que Le Déchronologue est un roman vraiment palpitant. Bien que n’étant guère pour ma part amateur de récits de piraterie, je me suis laissé happer dès la première page, et ne me suis pas ennuyé un seul instant. Le talent de l’auteur, ici, ne saurait faire de doute ; et il s’illustre notamment dans l’ancrage de son histoire dans le réel. À l’évidence, Stéphane Beauverger s’est énormément documenté pour écrire son roman, mais a su éviter avec brio les trois grands écueils des mauvais romans historiques (à mon sens, tout du moins), à savoir le didactisme permanent, la gratuité des anecdotes destinées à faire maladroitement « couleur locale », et, en sens inverse, la modernité dans le ton – et notamment dans les dialogues – qui empêche toute suspension de l’incrédulité. Ici, tout est question de dosage, et Stéphane Beauverger s’est montré d’une méticulosité tout à fait remarquable.

Et, du coup, ça marche très bien. Le Déchronologue est bel et bien un très bon roman, divertissement efficace conçu et rédigé avec adresse, dans lequel fond et forme s’associent pour le plus grand plaisir du lecteur. Stéphane Beauverger me fait donc l’effet d’un auteur plus que prometteur, et je ne manquerai pas d’avancer la trilogie « Chromozone » (rien à voir, pour ce que j’ai pu en comprendre) dans ma volumineuse pile à lire.

Et un message personnel pour finir : sire Planchapain, je suppose que vous l’avez déjà compris, mais vous devez lire ce livre, il ne pourra que vous plaire.

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"Bifrost", n° 54

Publié le par Nébal


Bifrost, n° 54, Saint Mammès, Le Bélial’, avril 2009, 183 p.

 

Bon, ayant participé – même si ce n’est qu’un chouia – à la chose, il ne me paraît pas honnête d’en faire un compte rendu…

 

Donc je vais faire ma feignasse, et me contenter de rappeler que s’y trouvent trois de mes comptes rendus : l’anthologie Divergences 001 (pp. 84-85), Aube d’acier de Charles Stross (pp. 86-87), et Outrage et rébellion de Catherine Dufour (pp.98-99).

 



Hop. Au passage, le dossier du prochain numéro sera consacré à Roger Zelazny.

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