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"François-Vincent Raspail ou le bon usage de la prison"

Publié le par Nébal

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François-Vincent Raspail ou le bon usage de la prison, précédé de l’Etude impartiale sur Jean-Paul Marat, présentation, préf. et notes par Daniel Ligou, Paris, Jérôme Martineau, 1968, 727 p.
 
L’histoire est ingrate. Elle oublie nombre de figures en chemin. On ne les compte plus, ces célébrités du moment, honorées peu après leur mort d’une plaque ou d’une rue, et qui, bientôt, ne laissent finalement plus d’autre souvenir. Tenez, Barbès, par exemple : posez la question à n’importe qui, Barbès, ça évoquera immédiatement une station du métro parisien et le quartier qui va autour. Et c’est tout. Même auprès de ceux qui, pour une raison ou pour une autre, pourraient en conserver le souvenir : je me souviens d’une sympathique jeune anarchisante, fortement imprégnée de révolution, et plus ou moins de romantisme, qui m’avait fait cette réponse. M’enfin ! Barbès ! « Le Bayard de la démocratie » ! Ses relations tendues avec Blanqui ! L’attentat du 15 Mai ! George Sand ! Non. Non, non, connais pas : Barbès n’est plus un homme, c’est le coin de Paris où c’est qu’y a plein d’Arabes…
 
Ce n’était qu’un exemple, particulièrement révélateur. Mais cela vaut pour un nombre conséquent de personnalités, notamment pour ce XIXe siècle riche en combats politiques féroces, en héros de la révolution, de la république, du socialisme, honorés dans la pompe des éloges funèbres et des diverses cérémonies construisant la mystique républicaine dans les premières décennies de la IIIe République, et aussitôt relégués dans l’oubli. Ainsi Raspail. Pour moi, Raspail, ça a longtemps été le nom de la rue où me déposaient mes parents quand ils me conduisaient à l’école primaire. Qui était ce Raspail, qu’avait-il fait pour être « honoré » en donnant son nom à cette petite rue d’une petite ville ? Je n’en savais rien, et ne cherchais bien évidemment pas à le savoir. Comme tout le monde. D’ailleurs, tenez : tapez « raspail wikipedia » dans Google ; la (brève, contestable et alambiquée) notice biographique du personnage n’arrive qu’en deuxième position dans les résultats de recherche, la première étant réservée aux différents homonymes… et évoquant en priorité le lycée Raspail et la station de métro Raspail. On lâche la proie pour l'ombre. 
 
Un personnage intéressant, pourtant, que ce François-Vincent Raspail. Un homme qui a fait parler de lui tout au long du XIXe siècle, une grande figure de l’opposition républicaine et socialiste, à la pointe du combat, sous cinq régimes différents. Un homme politique, donc, mais pas seulement ; un scientifique, aussi, quand bien même peu orthodoxe ; un médecin, quand bien même il n’en avait pas le titre (reste que son action en faveur de l’hygiène, notamment, a semble-t-il eu une grande importance) ; un vulgarisateur, enfin. Cet ouvrage publié en 1968 par Daniel Ligou, professeur à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Dijon, permet d’envisager tour à tour les différentes facettes de ce singulier personnage, avec son génie et ses bassesses ; il permet, surtout, de ne pas figer Raspail dans la froideur magnifiée des notices historiques, mais bien au contraire de le « ressusciter » dans toute son humanité. Il s’agit en effet d’un recueil d’écrits de Raspail, très divers, touchant tous les domaines qui ont pu l’intéresser au cours d’une longue vie bien remplie, et fréquemment marquée par l’expérience de la prison.
 
Après une intéressante et indispensable « Préface » de Daniel Ligou (pp. 7-35), le recueil s’ouvre sur une longue monographie, rédigée entre 1836 et 1863 (Raspail n’a cessé d’y revenir), et intitulée Etude impartiale sur Jean-Paul Marat le savant et Jean-Paul Marat le révolutionnaire (pp. 39-112). Un texte très révélateur et intéressant à plusieurs égards. Dès le titre, Raspail précise ainsi qu’il entend placer sur le même plan l’œuvre scientifique de Marat et son œuvre politique, et établir, dans un sens, une continuité entre elles ; sans doute Raspail est-il ici quelque peu emporté par l’esprit du siècle, mais il livre aussi, en même temps, un trait important de son caractère, utile pour la compréhension de l’ensemble de ce gros recueil : chez Raspail, l’homme politique, le savant, le vulgarisateur, sont indissociables ; toute l’action de Raspail vise au même but, l’élévation et le bonheur de l’homme : dans cette optique, l’action politique ou révolutionnaire, la science et la médecine, la vulgarisation enfin, ne sont que des moyens, servant une même cause. On comprend mieux ainsi, sans doute, pourquoi Raspail s’est tant intéressé à la figure si particulière de Marat, et en quoi il a pu se reconnaître dans ce personnage honni, a priori si éloigné de lui, jusqu’à en dresser cette apologie (« l’impartialité » du titre n’est que rhétorique, évidemment). Quoi de commun, en effet, entre le doux Raspail, qui s’est très tôt détourné de la violence révolutionnaire et de l’action subversive des sociétés secrètes, et ce « monstrueux » Marat, dont on a bien vite fait, quitte à forcer le trait et à sombrer dans la mauvaise foi la plus éhontée (j’y reviendrai prochainement), l’incarnation même de la Terreur et de la violence révolutionnaire ? Comment Raspail, qui s’est toujours prononcé en faveur de l’abolition de la peine de mort, et qui ne crut bien vite plus aux coups de force, peut-il prendre la défense du journaliste sanguinaire ? S’arrêter là, c’est faire l’impasse sur les circonstances, sur l’héritage jacobin de Raspail. C’est oublier qu’en 1848, quand Raspail cèdera à la manie journalistique du temps, sa feuille prendra le titre significatif d’Ami du peuple (et qu’il avait auparavant appartenu à une « société des amis du peuple »). C’est oublier que Raspail s’est toujours posé en défenseur, jamais en agresseur. Si ce texte n’est pas forcément d’une grande utilité pour l’appréhension de la personnalité de Marat, il est par contre très approprié pour cerner la personnalité de Raspail, et le choix de Daniel Ligou de publier cet étrange texte en tête du recueil est ainsi parfaitement justifié. D’autant que Raspail, tout comme Marat, s’y veut tout à la fois scientifique, politique et vulgarisateur.
 
Ces différents aspects sont ensuite envisagés tour à tour. On commence, logiquement, par évoquer « l’homme politique » (pp. 113-403), avec un ensemble de textes très divers, brochures, articles de presses, almanachs enfin. Plusieurs thèmes en ressortent : tout d’abord, chez cet ancien séminariste qui commence par enseigner la philosophie et la théologie avant de rompre avec l’Eglise et d’adhérer à la libre-pensée, on est frappé par son hostilité, bien dans l’esprit du temps certes, à l’encontre du clergé et a fortiori des Jésuites, qui confine à la paranoïa pure et simple (un trait supplémentaire le rapprochant de Marat), ce qui ressort déjà de sa brochure (publiée sous pseudonyme en 1821) intitulée Les missionnaires en opposition avec les bonnes mœurs et avec les lois de la religion (pp. 115-123), qui suscite le scandale. Ses articles de presse, notamment dans Le Réformateur, dressent ensuite le portrait d’un opposant politique socialiste qui, à l’instar d’un Blanqui ou d’un Barbès, ne saurait être assimilé à une véritable doctrine : ces hommes n’étaient pas des théoriciens, mais étaient bien davantage tournés vers l’action. Quelques thèmes récurrents, cependant, sont à noter, ainsi l’intérêt de Raspail pour la réforme pénale (dans une optique très libertaire), et plus précisément pour la question pénitentiaire : certes, là encore, c’est un incontournable de l’époque, mais Raspail pouvait se targuer d’une expérience faisant défaut à un Tocqueville, par exemple…
 
1848 constitue bien entendu un tournant fondamental : Raspail n’a cessé de prétendre tout au long de sa vie qu’il a été celui qui a proclamé la République en France ; on en rit beaucoup, et, aujourd’hui encore, cet orgueil quelque peu déplacé suscite un sourire un brin condescendant… Pourtant, à l’époque, on le prenait indéniablement au sérieux ; et nombreux sont les témoins (Louis Blanc, par exemple) ou les auteurs (dont Marx) qui lui accordent ce titre de gloire. Quoi qu’il en soit, dans les premiers mois de la IIe République, Raspail est bien une figure incontournable : son journal, L’ami du peuple, donc, rencontre un certain écho, et son titre joue peu ou proue le rôle d’épouvantail pour la bonne bourgeoisie du futur « Parti de l’Ordre », obsédée alors par le spectre de 1793. Raspail fait partie des piliers de l’extrême gauche dont il est nécessaire de se débarrasser. Impliqué dans l’étrange et absurde attentat du 15 Mai, il est arrêté aux côtés de Barbès, Albert et Blanqui : Raspail, qui, depuis quelques expériences fâcheuses dans les années 1830, se montrait extrêmement critique à l’encontre de l’action des sociétés secrètes (il les considérait comme néfastes, car débordant d’agents provocateurs infiltrés ; on se moquait beaucoup de lui à l’époque pour cette raison, y voyant là encore un trait paranoïaque, mais l’histoire lui a donné raison…), est considéré comme un des auteurs majeurs du « complot » (incrimination qui ne sera cependant pas retenue par la Haute Cour de Justice de Bourges, bien obligée de se rendre à l’évidence de l’inanité de cette accusation). Raspail retrouve la prison, Sainte-Pélagie, qu’il ne quittera pas de toute la IIe République. Son action politique n’en est pas forcément amoindrie. L’extrême gauche socialiste, qui ne se reconnaît pas dans le tribun Ledru-Rollin, choisit de faire de Raspail son candidat à l’élection présidentielle, quand bien même il n’a aucune chance de l’emporter (il obtient 0,49 % des suffrages… ce qui est déjà plus que Lamartine et Changarnier ; au passage, les journaleux qui s’emballaient devant la candidature de l’agaçant José Bové alors qu’il se trouvait en prison, ce qu’ils présentaient comme une « première », feraient bien de réviser leurs classiques : avec Raspail, le cas s’est donc présenté dès la première élection présidentielle française…). Par la suite, depuis sa cellule, il continue d’écrire, que ce soit sous forme d’articles de presse, ou, surtout, à travers des almanachs (on rejoint ici la vulgarisation), souvent saisis ou condamnés. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 ne change pas grand chose à la situation de Raspail (qui fut en son temps un admirateur de l’oncle du Prince-Président, mais la situation est tout autre…). Libéré en 1853, il prend, comme beaucoup de républicains, la route de l’exil, en Belgique.
 
Il reviendra cependant sous l’Empire libéral, devenant alors une figure importante de l’opposition républicaine. Avec la IIIe République, au sein de la Chambre des députés, il est une de ces « vieilles barbes de 1848 » qui suscitent souvent le sarcasme au sein de la jeune génération républicaine, mais son indéniable intégrité, la constance de son engagement, lui maintiennent une certaine aura de respect, quand bien même son âge avancé (il est un temps le doyen de la Chambre) ne lui facilite guère sa tâche d’orateur (et, pour dire les choses comme elles sont, en certaines occasions, il gâtouille un peu…). Un de ses derniers combats politiques sera l’amnistie des Communards, cause en faveur de laquelle le vieil homme saura encore livrer quelques pages énergiques et fortes.
 
Si ces pages consacrées à l’homme politique m’ont passionné, avec leurs forces et leurs faiblesses, j’avoue que je ne saurais en dire autant de la partie consacrée à « l’homme de sciences » (pp. 405-579), manquant du bagage nécessaire pour véritablement l’apprécier. On relèvera cependant les multiples centres d’intérêt de Raspail (physique, chimie, médecine) ; et s’il est quelque peu hétérodoxe (et s’en félicite), certaines de ses idées rencontrent cependant là aussi un écho, notamment dans son activité médicale, largement bénévole, ou encore en tant qu’expert judiciaire dans des affaires d’empoisonnement. Daniel Ligou cite en quatrième de couverture un extrait du plaidoyer prononcé par Raspail en 1846 lors de son procès en exercice illégal de la médecine (« un procès parmi d’autres »…) qu’il me semble assez intéressant de reproduire ici, dans la mesure où l’on peut y voir le lien que fait sans cesse Raspail entre son activité politique et son activité scientifique… ainsi que son ego passablement démesuré :
 
« … Ah ! laissez-moi messieurs, dans ma roture décente et honnête ; les marquis et les princes de la science sont descendus trop bas, pour que le tiers état des simples travailleurs ne croie pas être tout sans titres, et ne prépare pas en silence une nuit du 4 août.
 
« Eh ! qu’ai-je donc besoin, d’ailleurs de tous ces titres ? qu’en ferais-je ? Qui y gagnerait, si je les acceptais ? Qui y perdra, si je les refuse ? Oh ! voyez-vous, il y a trente ans qu’ils m’inspirent le même dégoût qu’aujourd’hui ; car eux et moi, sous ce rapport, nous n’avons pas changé d’habitude.
 
« Il y a trente ans que certaines gens en avaient autant que j’en ai peu, et que leurs titres ne me faisaient pas plus d’envie. Des titres, me dis-je alors, des titres comme ceux qu’ils portent ne me sourient pas ; car je ne veux rien avoir de semblable à certains hommes ; au lieu de les puiser à cette source toujours un peu suspecte, je vais les demander à l’étude, cette chaste sœur de l’intelligence, qui n’accorde pas ses faveurs au plus offrant, mais au plus aimant ; je lutterai, dans la misère et dans l’isolement, contre ces vieilles institutions frappées d’impuissance ; je n’aurai pour moi ni le pouvoir ni la presse ; ma patience me tiendra lieu des deux ; ma passion du travail m’aplanira tous les obstacles. Frappé, mais jamais abattu ; ruiné, mais jamais découragé ; abreuvé d’humiliations, mais jamais avili, je m’élèverai si haut, que l’œil de mes ennemis aura de la peine à me suivre. Un jour, fils de mes œuvres et dépendant de moi seul, d’un bout de l’univers à l’autre, aux yeux des savants, je serai Raspail. Et je le suis.
 
« Offrez-moi donc un titre qui me vaille ! »
 
Tout de même, hein ? Ce fut assez vrai, en son temps. Aujourd’hui, un lycée, une station de métro… Et la diplomite aiguë continue de faire des ravages.
 
On passera vite sur « le vulgarisateur » (pp. 581-700) : les textes en eux-mêmes ne sont guère intéressants. Ce qui est à relever, ici, c’est comment Raspail use des almanachs et des prétextes historiques et scientifiques pour mener une intense œuvre de propagande dans les campagnes, qui remporte un certain écho. Il ne faudrait pas, cependant, y voir une forme de cynisme, mais bien la conviction sincère d’un homme qui entend élever le peuple et faire son bonheur ; ce deuxième aspect ressort surtout de ses écrits concernant l’agriculture et la météorologie, et surtout de ses entreprises de vulgarisation médicale, qui rencontrent un très grand succès.
 
L’ouvrage s’achève enfin sur « Raspail après Raspail » (pp. 701-716), courte sélection d’éloges funèbres de cet homme mort le 7 janvier 1878, à l’âge de 84 ans. Ses obsèques attirent une foule considérable, et nombre de personnalités lui rendent hommage. On en retiendra surtout un beau Discours de Louis Blanc (pp. 704-711), où le savant et l’homme politique sont à nouveau unis ; un discours très applaudi, et soulevant dans la foule « les cris mille fois répétés de : Vive la République ! »
 
Je conclurai cependant en citant le Très bref discours de M. Desseaux, doyen d’âge (de la Chambre des députés), pour accorder à Raspail, finalement, une certaine reconnaissance « officielle » (p. 703) :
 
« Messieurs, Raspail, vient de terminer une longue carrière. Il ne m’appartient pas d’en retracer les phases diverses, mais ce que je puis dire c’est que M. Raspail aura marqué sa place – et elle sera honorable – dans notre histoire contemporaine. Vous savez comment il s’est élevé d’une position modeste par l’étude et l’énergie de sa volonté à une situation éminente dans le monde savant. (C’est vrai. – Très bien ! Très bien ! à gauche.)
 
« M. Raspail, comme citoyen, a été un lutteur infatigable pour la cause du progrès ; il a vaillamment combattu toutes les réactions et, dans l’ardeur de la lutte, il a compromis plus d’une fois sa liberté.
 
« M. Raspail laissera le souvenir d’un ami de l’Humanité et d’un défenseur intrépide des libertés publiques. (Très bien ! Très bien ! et applaudissements à gauche.) »
 
Si seulement ! Mais non : un lycée, une station de métro… Des symboles ne renvoyant plus à rien ; aujourd’hui, l’idéal républicain et l’évocation des grandes figures ne sauraient être que des songes creux, outils de marketing politique. Au mieux. 
 
Un peu déprimé, moi…

CITRIQ

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Nébal 27/02/2008 00:51

Mon Dieu... Pas vous, Sire !

Planchapain De Plastique 26/02/2008 23:42

Bah, ami né balle, la postérité n'a de postérieur que le nom. Mais si tu veux que laisser sur la robe brune de l'histoire l'empreinte blanchâtre et séche de ton nom, rejoins un combat à mort contre les extraterrestres hermaphrodites qui nous gouvernent : La Révolution Planchapinienne (http://l-etonnoir.de.planchapain.over-blog.com/)

Nébal 26/02/2008 13:34

Ah ben si c'est le seul moyen, ça vaut vraiment, mais alors vraiment pas le coup...

D'toute façon, on va tous crever, alors, hein...

bran 26/02/2008 13:13

hé oui pour laisser une trace (comme sur le mur des chiottes) il faut devenir président du conseil général et construire une immondice au choix: un nouveau conseil régional,une salle de spectacle quelconque (architecte du cru genre label Rouge qui se prend pour Imothep) ou plus humble des rond points (avec sculpture moderne intégrée vendue par artiste Label Rose ) ;)))
BRef... Cette "Tabula Rasa" (facon Pol Pot version Kapital) est tt de mm inquiétante..

Nébal 23/02/2008 14:38

Monde de merde, oui !

Moi qui espérais qu'on se souvienne de moi, c'est mal barré... Ca vaut plus l'coup, zut.

bran 23/02/2008 13:21

hé oui n'est pas Raspail qui veut hein?
Il faut te faire une raison ! Le culte des hussards "républicains" , et plus généralement des "grands hommes" comme il est écrit au fronton de bien des panthéons, est tombé dans le coma au XXeme siècle.. Alors au XXIeme , je n'en parle pas . Un autre coté plus inquiétant est que notre mémoire sera bientôt plus limitée que celle des premiers ordinateurs de bureau. Tu as bien évoqué le problème.. Mais les "héros" d'hier disparaissent pour ceux d'aujourd'hui.. et je dirais même plus : d'aujourd'hui même. Quand je parle de hier ce n'est pas une image qui renverrait à une période déjà patiné par les lustres écoulés.. Non je parle d'hier vendredi. Au sens propre quoi.. Et puis comme tout doit etre propre (sauf les affaires et les aisselles de Dédé ) .. Bref! Sale temps pour les amoureux des almanachs: moi j'vou'l'dit!

Ciao bell'uomo

Nébal 20/02/2008 14:38

Ah.

Effectivement.

"Carnage"... Que ce mot est doux à mes oreilles... Va falloir y penser sérieusement, un de ces jours...

Killer Queen 20/02/2008 14:30

Non, non, il n'y pas d'erreur dans l'anecdote racontée... Tu imagines donc l'ampleur du carnage.

Nébal 20/02/2008 12:47

C'est d'autant plus horrible que Jean Jaurès n'a jamais été président de la République.

Avoue, tu le fais exprès pour me provoquer, hein, sadique ! ^^

Killer Queen 20/02/2008 12:39

Pierre Desproges avait déprimé avant toi le jour où le fils lycéen de sa voisine, l'ayant entendu mentionner quelques anciens présidents de la République, s'est écrié : "Jean Jaurès, ben, c'est une rue, non ?"
La détresse n'a décidément pas de fin !