Nébal, pourquoi ?

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Jeudi 24 avril 2008


Pfff…

Rendez-vous compte, c'est horrible : par deux fois, ces derniers temps, des gens mal intentionnés ont laissé entendre (les salauds !) que je pourrais être de droite.

Avec le sourire, certes, mais bon.

Ca fait mal, quand même. Je suis jeune, merde ! J’ai des parents socialo-communistes ! Une réputation de « rouge révolutionnaire » à préserver !

(Salauds…)

Tout ça parce que j’ai dit du mal des anarchistes et des faucheurs volontaires, et du bien de Desproges et d’Heinlein ?

Pfff…

Autant me traiter de nazi parce que j’aime Laibach.

Aussi me suis-je dit qu’il était peut-être temps, en guise de justification affolée destinée à assumer la devise de ce blog miteux et à me faire perdre le peu de crédibilité que j’avais – peut-être – pu obtenir par je ne sais quel miracle, d’entamer véritablement cette section « politique » dudit blog miteux. C’est une phase de la présentation du Nébal que je pensais faire au tout début de ce blog (miteux, oui), mais… et puis après tout, c’est probablement une première phase indispensable pour causer honnêtement de politique par ici.

Je vous rassure je reviens tout de suite après à des comptes rendus de bouquins de SF et tutti quanti, c’est juste une pause.



Donc. Attention les gens, je vais donc faire cette fois vraiment dans le weblog, et parler de moi. Pardon, de Moi. Je. Me, myself and I. Je vais m’exhiber abominablement. Montrer mon cul politique. Et ça va pas voler bien haut (parce que sinon, ça serait pas drôle).

Vous n’en avez rien à foutre ? Vous avez bien raison. Arrêtez de lire, ça n’en vaut pas la peine. Au revoir.



Heu…



Toujours là ?

Bon d’accord.

Non, Nébal n’est pas de droite. Il est même – étonnant, non ? – de gauche. Donc hémiplégique. Reste encore à savoir ce que cela veut dire (« de gauche », pas « hémiplégique »)…

Le fait est que je ne me reconnais dans aucun parti politique français, et dans aucune idéologie clairement déterminée (voir l’articulet suivant). Disons, plus exactement, qu’il y en a peut-être – probablement – une pour correspondre à mes idées, mais que je ne la connais pas ; moi, vous savez, après le XIXe siècle, hein… En même temps, je ne prétends pas être original ; mais je constate que j’emprunte bien ici ou là, en dépassant ici, en y allant doucement là, sans jamais me fixer nulle part. D’ailleurs, les mots en « -isme », ça me démange ; les gens en « -istes », souvent, m’agacent ; et les certitudes me font peur.

Pourtant, je ne m’en fous pas. La médiocrité de la classe politique française, l’inexistence du débat, la bêtise profonde des électeurs dont chaque scrutin nous donne une nouvelle illustration, tout cela pourrait certes légitimer le je-m’en-foutisme le plus radical. J’avoue que, parfois, j’ai cette tentation (à chaque élection, à vrai dire ; car oui, je dois le reconnaître, honte sur moi, je suis bête, donc je vote ; souvent par défaut, et régulièrement avec des hémorroïdes, mais je vote quand même…). D’autant que j’admets volontiers avoir une certaine tendance à la misanthropie, au pessimisme et au cynisme, qui ne devrait me laisser que deux possibilités : le je-m’en-foutisme (ou peut-être plus exactement sa variante à-quoi-bonniste), ou le conservatisme… ce qui revient un peu au même, en définitive.

C’est au-dessus de mes forces, hélas ou pas. Désolé. Le problème est que, chez moi, la misanthropie, le pessimisme et le cynisme sont en définitive compensés par un profond humanisme et une certaine naïveté. Pour dire les choses clairement, voici, non pas une démonstration (ça se démonte en deux secondes, c’est bourré de contradictions, et je ne prétends pas faire dans le débat élevé), mais davantage une série d’axiomes auxquels je tends la plupart du temps à me rattacher, pour diverses raisons que je laisse à l’appréciation des sociologues et psychologues de comptoir, et qui fondent mes idées politiques :

L’homme est un salopard vicieux, égoïste, agressif et craintif.

(Ca commence bien, non ? Oui, il y a du Hobbes version digest dedans. Il va de soi que par « l’homme », j’entends tous les hommes – et les femmes, bien sûr, me prenez pas le chou sur les détails… –, ce qui m’inclut bien évidemment. Tenez-vous le pour dit : Nébal est un salopard vicieux, égoïste, agressif et craintif.)


Cependant, ce n’est pas une raison pour qu’il en chie autant. La souffrance, la misère, l’injustice, et toutes ces sortes de choses, ne sont pas des faits naturels, posés une fois pour toute, par châtiment divin ou je ne sais quoi. La souffrance, la misère, l’injustice, et toutes ces sortes de choses, sont le fait des hommes. Elles n’ont donc, comme l’homme lui-même et toutes ses institutions, aucune vocation à l’éternité et à la stagnation. Le combat pour changer les choses est dur, et probablement voué à l’échec, l’homme étant ce qu’il est.

(Oui, je crois bêtement à une nature humaine – voir plus haut – ; c’est le seul point où je fais intervenir la nature, par ailleurs.)

Cependant, l’infime possibilité de changement qui résulterait éventuellement de ce combat justifie à elle seule la tentative. Les institutions humaines, quelles qu’elles soient, n’ayant pas vocation à l’éternité, on ne saurait déterminer de solution parfaite en tous temps et en tous lieux. La perfection n’existe pas ; elle est aussi illusoire dans « l’âge d’or » de la réaction que dans les « lendemains qui chantent » des révolutionnaires utopistes. Néanmoins, la tradition, par nature irrationnelle, ne saurait être un gage suffisant de pertinence, et la disparition des anciens systèmes suffit à démontrer leurs lacunes, leurs injustices, etc. Le conservatisme et la réaction sont donc absurdes, voire dangereux.
La solution, encore une fois, n’existe pas ; mais le flou de l’avenir laisse néanmoins le champ libre à des expériences différentes, dont il ne tient qu’à nous qu’elles soient « meilleures ». D’une manière ou d’une autre, en effet, on en revient nécessairement à l’idéal. Par défaut, l’action politique implique bien un idéal, mais celui-ci est par principe imparfait ; il est donc susceptible d’évolution et d’adaptation comme le reste (les certitudes sont à fuir, les dogmes sont à vomir). Evolution, adaptation, changement : c’est en ce sens que je me considère progressiste. Mais ce progressisme doit être combiné, sous peine de sclérose le transformant insidieusement et paradoxalement en conservatisme (oui, je parle bien de ceux auxquels vous pensez…) ou en foi génératrice de nouvelles injustices (idem), à un certain relativisme tenant compte de la multiplicité des expériences humaines et de leurs interactions, et à un opportunisme (pas au sens péjoratif, s’il vous plait…) tenant compte de ce qu’il est possible de faire, quand et comment.

C’est abstrait, d’accord.

Oui, mais c’est de gauche.

Parce que la gauche, contrairement à une étrange idée finalement récente mais très répandue, ce n’est pas le socialisme et ses variantes opposé au capitalisme et ses variantes. Non, la gauche, c’est le choix du progrès plutôt que celui de la conservation ou de la réaction, apanages de la droite. C’est pas moi qui le dis, c’est deux cents ans de science politique (faut faire un tour du côté de l’Assemblée constituante).

« 
Ah, d’accord, mais tu joues sur les mots, en fait, salopard de Nébal ! Donc tu te dis de gauche comme ça, mais en fait tu es de droite ! »

Non. Seulement je décompose, parce que tout n’est pas si simple. Allez, un petit schéma, hop. Sur ce premier axe (temporel, d’où l’inversion) opposant gauche et droite, dans le sens progrès et tradition, Nébal se trouve en gros là :



(Sachant que l’on pourrait faire d’autres subdivisions, bien entendu. C’est un schéma : je schématise…)

Oui, une bande, et pas un point fixe. Ceci en raison de l’opportunisme, au sens large, évoqué plus haut (et donc à différencier de l’opportunisme du schéma, renvoyant davantage aux républicains dits opportunistes de la IIIe République, en opposition aux radicaux, pour prendre un exemple historique ; les modérés, si vous préférez ; les « bleus », à la limite ; pas le « juste-milieu », par contre, qui tend par nature à droite).

C’est une conception du droit, en fait : en temps normal, celui-ci, à mon sens, doit suivre les mœurs et non pas les précéder, sous peine d’inefficacité ; il est cependant évolutif, en raison de sa nécessaire imperfection et des changements historiques et sociaux, ce qui justifie la réforme, essentiellement opportuniste (on recherche alors le consensus, ou ce qui s’en rapproche autant que possible), mais il est également des points (sur lesquels je reviendrais – peut-être – plus tard) où il peut cette fois se voir accorder un rôle moteur, sous la forme d’un petit coup de pouce (radicalisme ; s’il fallait prendre des exemples historiques, je citerais par exemple la séparation des Eglises et de l’Etat, ou plus encore, plus récemment, l’IVG ou l’abolition de la peine de mort), ou d’un gros le cas échéant (révolution),
à condition néanmoins que l’opportunité s’en présente, sous peine d’inefficacité là encore, mais surtout d’abus injustifiables. D’où la nécessité de passer par un deuxième axe classique en science politique, mais qui, cette fois, ne correspond pas à la dichotomie droite / gauche, mais lui est en fait perpendiculaire : l’axe opposant autorité et liberté.

Avant d’aborder cet axe, cependant, il me semble nécessaire, pour bien exposer mes idées, de faire une distinction dans le champ du progrès. Se posent en effet à mon sens deux questions. La première, et à mes yeux la plus importante (c’est ce qui me distingue largement de la gauche traditionnelle… et des préoccupations du Français moyen, semble-t-il), est politique à strictement parler (ou politico-juridique, mais c’est la même chose…), et renvoie au progrès des mœurs et des libertés ; la seconde est économique avant d’être politique, et renvoie au progrès social : c’est ici que l’on rejoint l’opposition principale entre, en France, la gauche (plus ou moins) socialiste et la droite (plus ou moins) libérale (mais il y a trop d’exceptions pour que cet axe prétende véritablement se superposer à la dichotomie droite / gauche).

Pour ce qui est de la première question, j’adopte une posture résolument progressiste, recoupant la partie la plus avancée du schéma précédent, et une position que l’on pourra très légitimement qualifier de libertaire sur l’axe autorité / liberté. Ici, je me situe donc clairement à l’extrême gauche : je fais primer l’individu et ses libertés sur la collectivité ; je me méfie des empiètements du groupe (quel qu’il soit : Etat, mais aussi société civile, famille, etc.), qu’ils soient informels (mœurs) ou formels (droit, intervention de l’autorité politique – étatique ou non, là n’est pas la question). Et d’une manière très radicale : je revendique pour l’individu une liberté absolue pour ce qui ne concerne que lui, et notamment une liberté absolue sur son corps et sur ses idées, et une liberté aussi large que possible pour ce qui est de ses relations avec autrui (ici, c’est notamment la liberté d’expression et la liberté de la presse qui sont envisagées : pour dire les choses clairement, toute censure, toute limitation, est absurde, inefficace, dangereuse et injustifiable). Optique issue du libéralisme classique, donc, mais dans une forme radicale, libertaire, mais pas « égotiste » (je tiens compte d’autrui, ce sont ses empiètements que je refuse) ou libertarienne (en raison essentiellement de la distinction séparant les préoccupations économiques des préoccupations politico-juridiques ; je n’adhère clairement pas à la « 
vertu d’égoïsme », une fois de plus, et me fous largement de l’initiative individuelle sur le plan économique). C’est à dessein, de même, que je parle d’optique « libertaire » et non « anarchiste » ou « libertarienne » : c’est le primat de l’individu qui m’intéresse, non le caractère nécessairement pernicieux de l’autorité politique. Je crois en effet, de manière très classique et tout sauf originale (voyez la plupart des théories du contrat social…), que l’autorité politique (étatique ou non, une fois de plus) est à peu de choses près indispensable pour maintenir la possibilité de l’exercice de ces libertés individuelles, en contrebalançant les tendances éventuellement destructrices et abusives de l’individu (voir plus haut) ; l’autorité politique, sous cet angle, existe donc nécessairement (quelle que soit sa forme ; le seul contre-exemple que je connaisse est la société des Nuer décrite par Evans-Pritchard, qui n’est pas exactement un paradis libertaire…), mais son rôle doit être limité autant que possible : on pourrait l’assimiler, si l’on y tient, à une forme « d’Etat-gendarme » (donc tout le contraire d’un Etat policier, hein…), dont la seule et unique raison d’être est de concrétiser le principe classique de la morale selon lequel la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres (du côté de l’individu, on traduira classiquement par « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » ; l’ignoble « fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fasse » de Kropotkine et consorts est inacceptable, constituant, sur le plan individuel, le pire empiètement concevable, sur le plan étatique, la plus éloquente forme de la dictature, et sur le plan des relations internationales, le pire des impérialismes).

Ici, le schéma autorité / liberté est donc assez clair (et je place bien entendu la liberté dans le camp du progrès : la gauche autoritaire, très peu pour moi…).


(Là encore, je schématise, bien sûr… L’intersection à l’extrême gauche concerne l’individu, la bande les relations avec autrui – l’opportunisme rentre à nouveau en jeu.)

Se pose ensuite la question économique… et c’est là que ça se corse (un peu). Tout d’abord, je constate que l’économie est au centre des préoccupations des idéologies politiques dominantes, à gauche comme à droite. C’est à mon sens une erreur, et c’est pourquoi je fais passer cette préoccupation après la question juridico-politique des mœurs et des libertés envisagée à l’instant. Cette position, néanmoins, n’est pas de principe, mais renvoie à l’état actuel du monde : sauf révolution que je considère vouée à l’échec car inopportune, donc inefficace et probablement abusive et injuste eu égard à l’état des mentalités, la scission entre la société civile et l’autorité politique me semble sur ce plan consommée. Dès lors, on ne peut se retrouver confronté qu’à un choix minime et aux conséquences limitées (notamment du fait de la mondialisation – j’y reviens tout de suite) entre l’Etat-providence et l’Etat-gendarme, avec aux deux extrémités la collectivisation et le « laisser faire, laisser aller », qui me semblent l’un comme l’autre trop dogmatiques pour être sérieusement envisageables, et surtout injustes de par leurs conséquences nécessairement funestes, soit pour la liberté, soit pour l’égalité. Ma position est donc ici bien plus modérée, même si elle renvoie en définitive de nouveau à la gauche « classique » (disons interventionniste et social-démocrate ; la « troisième voie » du social-libéralisme me paraît au mieux inconsistante, au pire hypocrite). Je commencerai par noter que la mondialisation, loin d’être un phénomène récent dû au libéralisme économique, est à mon sens une tendance à long terme, aussi vieille que la société : l’échange et l’ouverture à autrui me paraissent une nécessité, la fermeture foncièrement dangereuse. Une attitude « anti-mondialisation » est donc absurde, et je suis heureux de voir que ce terme, qui jouissait il y a quelque temps d’une certaine popularité, a été largement abandonné aujourd’hui, au profit de « l’alter-mondialisme ». Tant mieux (même si, là encore, dans la mesure où je fais passer la préoccupation économique au second plan, l’idée de « cosmopolitisme » plus encore que celle « d’internationalisme » me parle davantage). Dès lors, je suis dans l’ensemble favorable au libre-échange. Je n’en fais pas cependant un dogme, et suis ouvert à un protectionnisme minimal et ponctuel dans le cadre d’éventuelles politiques de relance (même si, au passage, ne considérant pas l’efficacité économique comme une priorité, ni à vrai dire comme un bien en soi, je n’entends pas par « politique de relance » la machine à croissance des « trente glorieuses », mais plutôt un garde-fou visant à éviter les injustices les plus flagrantes, dans une optique tendant davantage vers, peut-être pas la « croissance zéro », mais disons une croissance limitée). Je note au passage que le cadre européen (au passage, je suis sans aucun doute pro-européen, mais j’aurai peut-être l’occasion d’y revenir) me paraît parfaitement approprié à ce genre de politique. Quoi qu’il en soit, sur le plan des relations économiques internationales, je me considère donc comme assez libéral, mais façon « libéralisme éclairé », à la Keynes. Deuxième question : la dérégulation interne. Ici, je me situe bien davantage « à gauche »… mais avec pragmatisme. Pour faire simple, quand je vois des excités démagos insérer dans leur programme « l’interdiction des licenciements », je pouffe (je rappelle que c’était plus ou moins, il y a peu, le discours tenu par LCR/LO… lors d’élections régionales, en plus !). On rejoint ici la question de l’interventionnisme étatique. Dans l’ensemble, j’adhère assez au principe du libéralisme classique (d’Adam Smith, quoi) de la « main invisible » : sans surprise, si l’on en revient à ma conception de la nature humaine (voir plus haut)… L’intervention de l’autorité politique dans l’économie est donc néfaste à l’efficacité économique ; cependant, encore une fois, ce n’est pas l’efficacité qui m’intéresse, mais la justice : sous cet angle, je suis donc là encore favorable à des interventions ponctuelles, dans une optique à nouveau keynésienne (effet multiplicateur). Dernier point : la collectivisation. Celle-ci me semble dans l’ensemble néfaste, inefficace, injuste, et portant en elle le risque d’empiètements bien plus graves sur la liberté individuelle ; je considère que l’Etat (ou l’autorité politique, de manière générale) ne saurait être géré comme une entreprise (ça, c’est pour la droite), et qu’une entreprise ne saurait être gérée comme une administration (ça, c’est pour la gauche). Une exception néanmoins, et de taille : les services publics (dans une conception assez large) n’ayant pas pour optique l’efficacité et la rentabilité, mais la justice, la mise en concurrence leur est nécessairement nuisible ; ils doivent donc être nationalisés, et retirés du marché ; cela s’applique bien sûr aux services régaliens (défense, finances, justice, police…), mais aussi aux divers secteurs n’ayant pas pour optique première le profit, mais la justice et l’équité dans la fourniture de services (on rejoint ici la première question) : éducation, santé, communications, énergie…

De tout cela, on peut conclure que, si je rejoins ici aussi la gauche « classique », mon cosmopolitisme comme mon pragmatisme, et plus encore ma conviction profonde qu’un changement global n’est pas envisageable à l’heure actuelle dans ce domaine, me rendent largement inaccessible au discours classique d’extrême gauche. Et, du coup, opportunisme (ici pragmatisme) oblige, la bande est large, et on tombe vraiment dans la casuistique (j’ai beaucoup moins de principes en matière économique qu’en matière politique, si l’on veut)… D’ailleurs, il vaut mieux décomposer encore un peu :


(Hop. Schéma probablement encore plus contestable que les précédents, mais bon, hein, on fait c’qu’on peut, d’abord, hein, bon.)

Bilan global ? Non, tout cela n’est guère original… Dans l’ensemble, si l’on excepte la poussée à l’extrême gauche pour ce qui est des mœurs et libertés, et si l’on ferme les yeux sur ma tendance à faire passer le politico-juridique avant l’économique, ces différents schémas renvoient à une forme finalement classique de la gauche républicaine française, quelque part entre radical-socialisme et social-démocratie.

N’empêche que je ne me reconnais pourtant dans aucun parti et aucune idéologie, et que le discours politique actuel, et peut-être plus encore celui de ceux dont je devrais en théorie me sentir le plus proche, me file des boutons. Mais je vais commencer à m’expliquer là-dessus dans l’article suivant : opinion lapidaires et non argumentées de Nébal sur des penseurs et des partis.

En attendant, vous pouvez déjà m’insulter, me critiquer, ou faire de la propagande. Oui, vous en foutre aussi, c'est le plus sacro-saint de tous les droits...

Ah, et désolé, aussi (mais c’est pas moi que j’ai commencé, d’abord, même que).

Pfff...

EDIT : Allez, pour faire plaisir à Radiolaire (finalement, faut croire que je suis assez cohérent... même si ça ferait de moi un comparse de Nelson Mandela et du Dalaï Lama, allons bon... Pfff...) :

par Nébal publié dans : La politique à Nébal
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Commentaires

Enfin nous comprenons que Nébal n'est pas un surhomme venu d'une lointaine galaxie pour sauver la science-fiction du "bac au fond à droite - Mais non c'est des SAS! - Alors on n'en a pas..." En effet, la révélation que Nébal a lui aussi des hémorroides a des significations profondes qui saisiront les honnêtes hommes invertis qui visitent ce blog.
Cependal, ô Nébalou, le fait que vous lisez des livres, que vous parlez sans cracher et que vous ne frappez pas les jeunes dans la rue avec le bout pointu de votre parapluie Vuitton en hurlant "sale chômeur!", sont autant d'indices que vous n'êtes pas de droite...
Et nous vous félicitons de votre courage à le crier sur toutes les toiles. Si, cher Nébal, la milice vient frapper à votre porte cette nuit, nous ferons barrage de nos corps musculeux afin de sauvegarder l'humanité d'une perte aussi injuste.
commentaire n° : 1 posté par : Sire Planchapain le: 24/04/2008 18:12:49
Mais c'est qu'il est sensible sur la question de son orientation politique, notre Nébal... :D

Perso, je préfère ce genre de diagramme :
http://www.politicalcompass.org/

Espèce de bisexuel, va (vas-y, fais-nous un topo sur ton orientation sexuelle, ça aussi c'est important)!
commentaire n° : 2 posté par : Radio le: 25/04/2008 09:15:22
Nébal serait-il anarchiste tory ?
commentaire n° : 3 posté par : Ubik le: 25/04/2008 09:24:26
Social-traître !
Sous-fifre de la Gueuse !
commentaire n° : 4 posté par : Nathrakh le: 25/04/2008 10:55:11
Sire Planchapain : merci, Sire, merci ! Vous êtes trop bon. Mais... n'avez-vous pas vous-même de ces parapluies Vuitton ?

Radio : oui, chatouilleux, paranoïaque, susceptible et puéril, ça fait beaucoup pour un seul homme (... de gauche, ah mais ! ^^). Je connaissais le Political Compass, mais j'ai préféré décomposer un peu plus ; 'fin bon, rien que pour toi, j'ai rajouté le schéma global en fin d'article. Comme quoi je suis assez cohérent, en fin de compte... même si je suis censé me retrouver dans le même carré que Nelson Mandela et le Dalaï Lama, allons bon. Quant à mon orientation sexuelle, désolé, espèce de petit voyeur, mais elle ne concerne que moi (et mon harem de petites Philippines).

Ubik : copyright George Orwell, si je ne m'abuse ? J'ai évidemment beaucoup d'admiration pour le monsieur, et pour un certain nombre d'autres illustres personnages qu'on a souvent un peu artificiellement casés dans la catégorie fourre-tout des "anarchistes de droite" (Flaubert, Kubrick...). Mais non, je ne suis pas assez aquoibonniste pour ça. Faut suivre, hein : anarchiste, pas vraiment, conservateur, certainement pas... (ah mais) ;)

Nathrakh : je plaide coupable, je suis par défaut un sous-fifre de la Gueuse. Quant à "social-traître", je laisse ça à l'appréciation de chacun (mais par pitié ne me tondez pas à la Libération).
commentaire n° : 5 posté par : Nébal (site web) le: 25/04/2008 11:43:04
Je pourrais reprendre ce que tu as écrit à mon compte sans en changer une virgule. C'est même assez hallucinant. Je suppose qu'il est impossible de ne pas avoir une position extrêmement balancée quand on a un minimum de culture politologique et qu'il est impossible de ne pas regarder le politique avec beaucoup de détachement, c'est à dire de le traiter, comme le préconisait Durkheim, comme une "chose" (le virologue qui étudie le virus du Sida est aussi dans l'incapacité d'être "pour" ou "contre").
De ce fait, la bien pensance de gauche avec ce qu'elle suppose d'intolérance me fatigue. C'est en cela d'ailleurs que les idéologies de gauche se rapprochent des religions monothéistes révélées : on ne peut qu'être d'accord avec elles sinon on est soit un con (comme Nébal ;-) et on mérite la rééducation, soit un méchant et on mérite l'ostracisme. La droite fait globalement profil bas depuis un demi-siècle et elle ne nous confronte donc pas au même problème autoritaire.
commentaire n° : 6 posté par : Gromovar (site web) le: 25/04/2008 15:51:14
Loin de moi l'idée de lancer une polémique, évidemment vaine, mais je me permets de me gausser - globalement- en ce qui concerne le prétendu "profil bas" de la droite.
commentaire n° : 7 posté par : Ubik le: 26/04/2008 12:11:13
Gromovar : si je devais reprendre quelque chose dans ton commentaire, ce serait surtout le problème de "l'intolérance" de la "bien pensance" de gauche, dont on constate hélas régulièrement les méfaits.

Par contre, sur le supposé "profil bas" de la droite, je rejoins sans hésiter le camarade Ubik. C'était encore très vrai à une époque finalement récente, mais les mandats de Mitterrand puis de Chirac ont progressivement changé la donne.

J'ai le sentiment qu'aujourd'hui, certes, on n'est pas tombé dans l'excès inverse, mais les valeurs de gauche et l'humanisme qui les accompagne tendent de plus en plus à tomber dans le stigmate.

Plus grave, l'accapparement par la droite de l'idée de "réforme", ce qui jusqu'alors impliquait le progrès, mais ne déguise ici que la réaction... Parallèlement, la "gauche" classique reste campée sur ses vieux mythes et la défense des "acquis sociaux". Bilan qui n'engage que moi : il n'y a pas de gauche en France ; juste des réactionnaires (essentiellement) au pouvoir, et des conservateurs qui seraient dans l'opposition s'ils se décidaient enfin pour un programme. Et c'est ben triste, ma bonne dame. (Oui, je vais reprendre une pinte...).
commentaire n° : 8 posté par : Nébal (site web) le: 26/04/2008 14:41:40
Sans vouloir non plus polémiquer (nous sommes entre gens civilisés) je maintiens mon affirmation sur le "profil bas" de la droite (ça a peut-être un peu changé ces dernières années mais c'est à mon sens à la marge).
La gauche française, dans ses divers avatars morale, intellectuelle ou politique, et qu'elle soit "vraie" ou "fausse" dispose depuis la fin de la guerre d'un magistère et d'une bienveillance médiatique (reconnue explicitement par Robert Badinter dans une interview au Nouvel Obs qu'il doit être possible de retrouver) qui lui permet comme l'écrivait Goffman de maitriser la "définition de la situation", c'est à dire le cadre stabilisé dans lequel vont se dérouler les interactions politiques. Que dit Goffman ? je cite :"On attend plutôt de chacun des participants qu'il réprime ses sentiments profonds immédiats pour exprimer une vue de la situation qu'il pense acceptable, au moins provisoirement, par ses interlocuteurs. Le maintien de cet accord de surface, de cette apparence de consensus, se trouve facilité par le fait que chacun des participants cache ses désirs personnels derrière des déclarations qui font référence à des valeurs auxquelles toutes les personnes présentes se sentent tenues de rendre hommage" in La mise en scène de la vie quotidienne, 1. la présentation de soi, Les éditions de minuit, p. 18). Définir les valeurs (c'est drôle pourquoi ai-je l'antienne des "valeurs républicaines" en tête ?) permet d'arrêter ce qui est discible et ce qui ne l'est pas, ainsi que l'angle dominant sous lequel un problème doit être regardé. Ca permet aussi d'imposer des passages rhétoriques obligatoires qu'il faut traverser comme les stations d'un calvaire sous peine d'être mis hors de la légitimité pour parler (voir les critiques qui s'abattent sur Nébal coupable du crime d'aimer Laibach). Ecrire ces mots me remet en tête une phrase de Roland Barthes : "le fascisme ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire". Tapez pas ;-)
A+
commentaire n° : 9 posté par : Gromovar (site web) le: 26/04/2008 18:49:47
>Ubik
Tant que ce n'est pas le front qui est bas...
>Nébal
Vous feriez mieux de donner ses pilules à Nathrakah au lieu de perdre votre temps avec de ridicules diagrammes même pas fait avec des logiciels libres: il va encore salir ses parents adoptifs et c'est encore nous qui allons devoir les délivrer.

Ah oui, j'allais oublier: SALE HITLERO-BOLCHEVIQUE!POUR QUOI QUAND TU AS DES POSTS CLASSIEUX ET DROLES, TU LES METS CHEZ LA CONCURRENCE, HEIN, POURQUOI, IGN0BLE DROIT-DEL'HOMMISTE CHAVISTE??
commentaire n° : 10 posté par : Bidibulle le: 27/04/2008 02:47:03
Gromovar : je ne suis pas tout à fait convaincu, honnêtement. Cette grille d'analyse, une fois de plus, me semblait encore valable il y a peu (René Rémond, par exemple, avait écrit des pages intéressantes à ce sujet), mais plus critiquable aujourd'hui, notamment pour les raisons évoquées plus haut. 'Fin bon, je ne tape pas, moi ! ^^ (mais sur Laibach, par contre, heu, c'était une blague, hein, aucune critique ne s'est abattue sur moi, ouf... ;)

Bidibulle : Je vous inclue dans la distribution de pilules, donc. ... Vu que je n'ai quasiment RIEN compris à vos éructations en fin de commentaire (quelle concurrence ? gnu ? gueuh ? accessoirement, "sale hitlero-bolchevique" et "ignoble droit-de-l'hommiste", d'accord, admettons, mais "chaviste" ?! Restons polis, je vous prie !) ^^
commentaire n° : 11 posté par : Nébal (site web) le: 27/04/2008 10:08:52
Gromavar >> je ne partage pas non plus cette grille de lecture (étonnant, non ?). Je pourrais aussi asséner des citations d'ouvrages (Jean-Claude Michéa voire Christopher Lasch, par exemple) mais finalement, j'ai la flemme.
Une autre fois, peut-être.

PS : Attention Bidibulle, l'ingestion de pilules est contre-indiqué en la présence de petites asiatiques nattées.
commentaire n° : 12 posté par : Ubik le: 27/04/2008 11:35:17
Merci pour tes encouragements, not' bon maître...

Sur l'économie, je ne pense pas que l'on soit tout à fait sur la même longueur d'onde :

Ton texte ne laisse guère de place à la "question sociale" (celle des inégalités) qui me semble au coeur de la tradition de gauche. Or, de ce point de vue, l'économie, dans notre société, est un facteur essentiel.
Ce que je critique, c'est que le politique adopte sans recul des objectifs économiques (quand un taux de croissance sert de réflexion politique ...). Ce n'est bien sûr pas (toujours) par naïveté et/ou simple défense des intérêts de classe : l'origine sociale et professionnelle des députés UMP est cependant cohérente avec leur politique économique.
Vue l'importance de l'économie dans la question des inégalités, c'est au contraire à la politique de se saisir de l'économie, et de lui poser les questions qui LUI importent.
Je ne pense pas non plus que la collectivisation soit très efficace. Je ne la considère éventuellement pertinente que pour les logements (reste à savoir si mon avis sur ce pb particulier serait le même dans une conjoncture où il n'y aurait pas de pénurie de logements, et où la part des loyers dans le revenu des ménages serait celle des années 60). Et je préfère même employer le terme de socialisation (sous-entendu: la gestion des parcs de logements pourrait être faite localement, pas nécessairement par l'Etat).
Par contre, introduire la démocratie directe dans les entreprises (formes d'autogestion), et limiter la hiérarchie des revenus me semble essentiel.

Les intellectuels bien en vue ont tendance depuis 25 ans (via notamment la revue Débat, Nora, Gauchet etc...) à opposer liberté et égalité, en prononçant le nom de Tocqueville d'un ton sentencieux... Cette hypothèse n'est pas infondée. Mais l'hypothèse inverse, qui voit l'égalité comme un moyen de la liberté, est tout aussi valide. Il ne s'agit pas de jouer l'une contre l'autre. Mais de les accommoder au mieux, et de les renforcer l'une par l'autre.
Que l'on s'entende bien : la QUANTITE de biens dont peuvent bénéficier les citoyens (qui ne sont pas de simples consommateurs, agents économiques, homo oeconomicus etc...) ne me paraît pas essentielle. Mais il se trouve que leur (modalités de) production et (de) répartition sont inséparables de la question des inégalités, des statuts etc...
Ceci dit, je suis aussi pessimiste, misanthrope etc... J'aurais bien d'autres choses à dire, mais il ne s'agit que d'un commentaire sur ton blog. Je conclus donc sur quelques citations :

"On peut considérer l’édifice métaphysique de la société, comme un édifice matériel qui serait composé de différentes niches ou compartimens, d’une grandeur plus ou moins considérable. Les places avec leurs prérogatives, leurs droits, etc., forment ces divers compartimens, ces différentes niches. Elles sont durables, et les hommes passent. Ceux qui les occupent, sont tantôt grands, tantôt petits ; et aucun ou presque aucun n’est fait pour sa place. Là, c’est un géant courbé ou accroupi dans sa niche ; là, c’est un nain sous une arcade : rarement la niche est faite pour la statue. Autour de l’édifice, circule une foule d’hommes de différentes tailles. Ils attendent tous qu’il y ait une niche de vide, afin de s’y placer, quelle qu’elle soit. Chacun fait valoir ses droits, c’est-à-dire, sa naissance ou ses protections, pour y être admis. On sifflerait celui qui, pour avoir la préférence, ferait valoir la proportion qui existe entre la niche et l’homme, entre l’instrument et l’étui. Les concurrens même s’abstiennent d’objecter à leurs adversaires cette disproportion".
(Chamfort, Maximes et Pensées, chap. 3 De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde)

"Un philosophe regarde ce qu’on appelle un état dans le monde, comme les Tartares regardent les villes, c’est-à-dire comme une prison : c’est un cercle où les idées se resserrent, se concentrent, en ôtant à l’âme et à l’esprit leur étendue et leur développement. Un homme qui a un grand état dans le monde, a une prison plus grande et plus ornée ; celui qui n’y a qu’un petit état, est dans un cachot ; l’homme sans état est le seul homme libre, pourvu qu’il soit dans l’aisance, ou du moins qu’il n’ait aucun besoin des hommes".
(Maximes et Pensées, chap. 4 Du Goût pour la retraite, et de la dignité du caractère)

"Lorsque l’on considère que le produit du travail et des lumières de trente ou quarante siècles a été de livrer trois cents millions d’hommes répandus sur le globe à une trentaine de despotes, la plupart ignorans et imbéciles, dont chacun est gouverné par trois ou quatre scélérats, quelquefois stupides, que penser de l’humanité, et qu’attendre d’elle à l’avenir ?"
(Maximes et Pensées, chap. 8 De l’Esclavage et de la Liberté de la France, avant et depuis la Révolution)

"Le caractère naturel du Français est composé des qualités du singe et du chien couchant. Drôle et gambadant comme le singe, et dans le fond, très-malfaisant comme lui, il est, comme le chien de chasse, né bas, caressant, léchant son maître qui le frappe, se laissant mettre à la chaîne, puis bondissant de joie quand on le délivre pour aller à la chasse".
(Maximes et Pensées, chap. 8 De l’Esclavage et de la Liberté de la France, avant et depuis la Révolution)

"Dans la lutte éternelle que la société amène entre le pauvre et le riche, le noble et le plébéien, l’homme accrédité et l’homme inconnu, il y a deux observations à faire. La première est que leurs actions, leurs discours sont évalués à des mesures différentes, à des poids différens, l’une d’une livre, l’autre de dix ou de cent, disproportion convenue, et dont on part comme d’une chose arrêtée : et cela même est horrible. Cette acception de personnes, autorisée par la loi et par l’usage, est un des vices énormes de la société, qui suffirait seul pour expliquer tous ses vices. L’autre observation est qu’en partant même de cette inégalité, il se fait ensuite une autre malversation ; c’est qu’on diminue la livre du pauvre, du plébéien, qu’on la réduit à un quart ; tandis qu’on porte à cent livres les dix livres du riche ou du noble, à mille ses cent livres, etc. C’est l’effet naturel et nécessaire de leur position respective : le pauvre et le plébéien ayant pour envieux tous leurs égaux ; et le riche, le noble, ayant pour appuis et pour complices le petit nombre des siens qui le secondent pour partager ses avantages et en obtenir de pareils".
(Maximes et Pensées, chap. 8 De l’Esclavage et de la Liberté de la France, avant et depuis la Révolution)

"en vivant et en voyant les hommes, il faut que le cœur se brise ou se bronze. "(Caractères et Anecdotes)

"Un philosophe, retiré du monde, m'écrivait une lettre pleine de vertu et de raison. Elle finissait par ces mots : " adieu, mon ami ; conservez, si vous pouvez, les intérêts qui vous attachent à la société, mais cultivez les sentiments qui vous en séparent. " "
(Caractères et Anecdotes)


"Je ne sais quel homme disait : " je voudrais voir le dernier des rois étranglé avec le boyau du dernier des prêtres." "
(Caractères et Anecdotes) (comme tu vois, l'extrême gauche à des références littéraires)

"On offre de face la vérité à son égal : on la laisse entrevoir de profil à son maître".
(Eloge de La Fontaine)

"Damon. Clitandre est plus jeune que son âge. Il est trop exalté. Les maux publics, les torts de la société, tout l’irrite et le révolte.
Célimène. Oh ! il est jeune encore, mais il a un bon esprit ; il finira par se faire vingt mille livres de rente, et prendre son parti sur tout le reste".
(Dialogue 17, in Petits dialogues philosophiques)



"On ne peut se décider entre la liberté et le bonheur. D’un côté la souffrance et l’infini, de l’autre la médiocrité et la sécurité. L’homme est un animal trop orgueilleux pour accepter le bonheur et trop déchu pour le mépriser". (Cioran)
commentaire n° : 13 posté par : Tétard le: 10/05/2008 11:01:04
Argh, ça fait beaucoup de choses ! Bon, je ne me sens pas de répondre dans un commentaire ; je devais de toute façon consacrer d'autres articles insipides aux renseignements concernant l'orientation politique du citoyen Nébal, j'aurais probablement l'occasion de revenir sur certains points...

Mais d'abord rattrapper mon retard sur les comptes rendus de bouquins, ah mais. ;)
commentaire n° : 14 posté par : Nébal (site web) le: 11/05/2008 12:08:51

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  • : Nébal
  • nebalestuncon
  • : Homme
  • : 25/05/1982
  • : Toulouse
  • : musique cinéma lecture photo Toulouse
  • : Alors alors... Bon, ben, c'est moi Nébal, et je suis un doctorant en histoire du droit et des idées politiques (oui, oui, ça existe...). Sinon, ben, je suis un gros consommateur de disques (surtout rock, post-rock, electro, indus, ambient, trip hop...), films (surtout SF / fantastique, nanars y compris...) et livres (surtout SF / fantastique / fantasy, et en BD, comics), et j'adoooooooooooore en parler avec des gens. D'où ce blog en fait... Et je sais pas quoi dire de plus, moi... Chui pas […]

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