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"Transmetropolitan", t. 3. "Seul dans la ville", de Warren Ellis & Darick Robertson

Publié le par Nébal

 

ELLIS (Warren) & ROBERTSON (Darick), Transmetropolitan, t. 3. Seul dans la ville, introduction de Patrick Stewart, Saint-Laurent-duVar, Panini France, coll. Vertigo Big Book, [1999-2002] 2008, [n.p.].

 

Il y a de cela quelque temps, j’ai commis l’intolérable : j’ai failli à une promesse. Je m’étais engagé à causer de quelques chouettes BD, mais, emporté par mes lectures sans FREE NEBAL dessins dedans, j’ai laissé tomber l’affaire.

 

C’est intolérable.

 

 

Oui, je sais bien que vous vous en foutez, mais, bon.

 

Donc, je vais tâcher de me rattraper dans les jours qui viennent. Tout simplement parce que, après un petit break, je me suis remis à lire de chouettes BD. Donc, au programme (oui, encore une fois, mais, cette fois, promis, promis, je…) : Tom Strong (re), Preacher (re), Neverwhere, Hellboy et Death.

 

(Ben oui : qui a besoin de BD de genre franco-belges quand il y a les Anglo-Saxons ?)

 

Mais dans l’immédiat, Transmetropolitan. Je ne pouvais commencer que par cette merveille. Même si, du coup, je n’ai pas chroniqué l’excellent deuxième tome, qui mettait aux FREE NEBAL prises notre Spider Jerusalem chéri d’amour avec le Sourire, candidat aux érections pestilentielles répugnant de populisme, d’arrivisme et d’hypocrisie, comme…

 

Non, rien.

 

Transmetropolitan, donc. Une BD dont je vous avais dit le plus grand bien pour le premier tome, en son temps une grosse baffe comme on les aime. Warren Ellis, au sommet de son talent, nous y racontait les déboires du journaliste gonzo Spider Jerusalem, de retour dans la Ville, et bien décidé à y tanner des culs (faut dire, y’avait urgence). Darick Robertson, au crayon, nous dépeignait un univers et des personnages hauts en couleurs. Et c’était bon. Oh, si bon.

 

Le deuxième tome était toujours bon, oh, si bon.

 

Et, chose étrange, le troisième tome est toujours bon, oh, si bon. Loin de me décevoir avec le temps, Transmetropolitan est une BD qui me séduFREE NEBALit de plus en plus planche après planche. Et, quitte à faire dans le superlatif, je n’hésiterais pas à dire que ce brûlot débordant de réjouissant mauvais goût a aujourd’hui rejoint Watchmen, Sandman, Maus et Peanuts (pas la même chose, certes…) au sommet de mon panthéon perso des BD qu’elles sont bien pour les lire.

 

Je ne vais pas rentrer dans les détails de ce volumineux recueil (comprenant les épisodes 25 à 36 de la série originale, avec leurs couvertures – parfois dues à des dessinateurs invités, dont, bizarrement, Jim Lee, qui nous fait des Sordides Assistantes très jimlee-esques). Disons seulement que Spider Jerusalem, entre deux ballades émouvantes en solitaire dans une ville plus fantasque que jamais (et quelques délires éthylico-psychédélico-dépressifs, dont un, hilarant, pour lequel sont conviés quelques potes dessinateurs, et non des moindres, par exemple Bryan Hitch – Ultimates… – et Frank Quitely – The Authority, WE3, All-Star Superman…), y a maille à partir avec la police, dénonce crimes raFREE NEBALcistes et réseaux pédophiles, et entend bien botter du cul présidentiel, histoire de lui faire décrocher son sourire, à l’autre con, là. Et défendre la liberté de la presse, parce que merde.

 

Ah, Spider Jerusalem…

 

Mon héros.

 

Le seul, le vrai. Aucun autre ne peut prétendre à ce titre. La thune, les gros flingues et les super-pouvoirs n’y changent rien : tout le monde s’écrase devant le Grand Journaliste (et son agitateur d’intestins, dont on découvre dans la joie de nouvelles positions). Et lui seul (à part peut-être V, bien sûr) peut revendiquer (enfin, pourrait) le qualificatif de héros anarchiste, sans me faire voir rouge (et noir) pour autant. Parce que voilà quelqu’un qui esFREE NEBALt vraiment un héros, et qui est vraiment anarchiste. Certainement pas « invisible » (aha) mais bien au contraire visible comme un furoncle au milieu de la gueule, il ne fait pas mumuse avec des trains comme les ceusses de l’ultime-hyper-totale-gauche qui ont trop ou pas assez joué aux G.I. Joe quand ils étaient nenfants, mais appuie vraiment là ou ça fait mal, et là où c'est utile. Il cherche les emmerdes et s’en délecte. Et il déteste sa gloire, mais compte bien s’en servir.

 

Spider Jerusalem est grand.

 

Et c’est aussi un enculé de première. Une petite enflure vicieuse, infréquentable, répugnante. Ses Sordides Assistantes le lui ont promis : le jour où il crèvera enfin comme un chien, elles organiseront illico une fête à tout casser (et, en attendant, elles ne se privent pas pour lui pourrir les nuits à coups de manifestations bruyantes des besoins irrépressibles de leurs vagins aFREE NEBALvides). Elles ne peuvent pas le blairer, bien sûr. Et pourtant, si. La preuve : à le suivre, elles mettent leur vie en danger, plus que jamais dans cet épisode où la police (excepté un chouette personnage secondaire, que j’espère revoir ultérieurement) ne fait pas vraiment dans la dentelle pour éliminer l’opposition. Mais voilà : ce qu’il fait, il le fait bien. Et il faut le faire. Et puis, faut dire, au moins, à suivre Spider Jerusalem, on ne risque pas de s’ennuyer.

 

Le lecteur non plus. Ce troisième tome est à nouveau un régal de bout en bout, alternant avec talent tragique et comique, sérieux et profondément débile, émotion (si, si) et gros éclats de rire, poésie et crasse (bon, d’accord, y’a quand même beaucoup plus de crasse…). La plume de Warren Ellis y est plus incisive que jamais (ce type a un don pFREE NEBALour les insultes et autres menaces) ; le dessin de Darick Robertson est toujours aussi riche et magnifiquement approprié. Transmetropolitan est une BD qui vise alternativement aux couilles et à la tête, avec toujours autant d’efficacité. C’est un vrai bonheur subversif et trash, qui se rapproche autant que faire se peut de la perfection.

 

Lisez Transmetropolitan. Et plus vite que ça.

Et quant à moi, je veux la suite. Vite. FREE NEBAL Hop.

CITRIQ

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N
Connaissions point, je le note.
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U
En cherchant un peu, je me suis souvenu de ceci : http://www.cite14.com
Le début est, ma foi, fort sympathique.
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N
Eh !
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U
La BD de genre... heu, je cherche.
Ah oui !
Effectivement.
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N
"Black Hole" est excellent, mais je ne le mettrais pas dans mon panthéon, effectivement.

Quant à Blutch, toutafé : je ne parlais que de la BD "de genre"... où là, c'est tout de m^me pas très glorieux dans l'ensemble.
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U
Comment !
Que vois-je !
"Black Hole" de Charles Burn ne figure pas le panthéon personnel du camarade Nébal.
C'est un scandale !

PS : En BD franco-belge, le camarade Nébal serait bien inspiré de jeter un coup d'oeil du côté de Blutch.
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N
FREE RADIOLAIRE
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R
AAAAAAAH, COMIC SANS, COMIC SANS !!! MES YEUX ! AAAAAAAAAAAARGH

http://bancomicsans.com/, putting the "sans" in "comic sans".
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