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"B.I.A. : Ya Basta !"

Publié le par Nébal

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B.I.A. : Ya Basta !

 

Ya Basta ! est un très court (32 pages) supplément « non officiel » (ou « semi officiel » ?) de Studio 9 pour B.I.A., le jeu développé par les XII Singes. Et il prend un parti plutôt étrange, celui de « délocaliser » les intrigues… en l’occurrence essentiellement au Mexique, auprès d’autres Amérindiens (descendants des Mayas, en gros). Pourquoi pas, hein ? Sauf que cela ne va pas sans poser quelques problèmes… et je ne suis pas certain que ce supplément de contexte y réponde parfaitement. Bon, autant le dire de suite : je suis même sûr que ce n’est pas le cas… Tout simplement parce que Ya Basta ! est trop court, bien trop court, défaut que j’avais déjà pointé pour le contexte (les réserves) de B.I.A.

 

On commence par un dossier technique supposé répondre à une question fondamentale : mais qu’est-ce qui peut bien justifier l’envoi d’agents du B.I.A. à l’étranger, et notamment au Mexique ? je vous le demande. Eh bien, Ya Basta ! distingue trois cas : la poursuite de délégation, les compétences spécifiques et, surtout (?) et sans surprise, les « Black Ops »… Mais il ne s’étend guère sur cette complexe question, et ne convainc pas vraiment ; je crains que l’envoi à l’étranger d’agents du B.I.A. ne nécessite de la part du MJ bien trop de contorsions peu crédibles… Passons sur les deux agents de liaison qui sont décrits par la suite, ce sont des caricatures.

 

On passe ensuite, et c’est autrement plus intéressant, à la description de la ville d’Ocosingo dans le Chiapas, avec PNJ, secrets et pitchs de scénarios ; puis c’est au tour du Chiapas de se voir accorder quelques développements. Une lecture intéressante, un contexte de choix, effectivement, pour balancer ses agents en terrain exotique, mais – diantre – que c’est court ! En tant que tel, comme pour la description des réserves dans B.I.A., ça ne me paraît pas exploitable ; le MJ a encore du boulot s’il entend balader ses joueurs du côté des révolutionnaires néo-zapatistes.

 

Impression confirmée par le scénario final, « Les Serpents rouges », méli-mélo de néo-zapatistes plus ou moins sincères, de narcotrafiquants, et d’islamistes locaux (si). Pas inintéressant, et il y a sans doute de quoi faire… mais là, nous n’avons guère qu’un synopsis. J’apprécie les scénarios ouverts, hein, mais là c’est un squelette.

 

 Bref : je ne m’étendrai pas davantage, Ya Basta !, même s’il est relativement intéressant à la lecture, ne m’a pas convaincu. Beaucoup trop lapidaire pour être exploitable, il décrit certes un contexte attrayant, mais sans en tirer le meilleur, et en impliquant beaucoup trop de travail et de justifications douteuses de la part du MJ. Plutôt raté, donc, et je ne pense a priori pas en faire usage.

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