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"Cthulhu : Materia Magica"

Publié le par Nébal

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Cthulhu : Materia Magica

   

NB : Il s’agit là d’un compte rendu de lecture, et non d’un test. En outre, mais faut-il le préciser, ce compte rendu s’adresse aux MJ, dans la mesure où il contient des spoilers…

 

Materia Magica est un très bref (une quarantaine de pages) supplément pour Cthulhu « système Gumshoe » écrit par Kenneth Hite, et destiné à envisager la magie sous tous ses aspects dans l’univers lovecraftien.

 

Il commence ainsi fort logiquement par un très court (deux pages) chapitre intitulé « Quelle magie ? », bâti sur un schéma similaire à l’excellent chapitre du livre de base consacré aux entités du Mythe, et présentant les différentes versions concurrentes voire contradictoires de la perception de la magie dans l’univers lovecraftien ; cela n’est certes pas fait avec le même brio, mais c’est assez intéressant (on appréciera notamment la récurrence des métaphores – ou pas – quantiques et/ou informatiques).

 

« La compétence Magie » décrit donc une nouvelle compétence générale. Celle-ci, à l’instar de Mythe de Cthulhu, ne peut pas être acquise lors de la création du personnage. Mais il ne suffit pas non plus de dépenser ultérieurement des points pour l’acquérir : il faut pouvoir l’apprendre, soit en raison d’un atavisme, soit d’un grimoire, soit d’une entité, soit d’un professeur, soit enfin d’un lieu. Sont ensuite précisés quelques points de règles sur la compétence Magie qui viennent apporter des errata au livre de base, notamment en ce qui concerne les capacités magiques des monstres.

 

« Lancer un sort mortel » commence par décrire douze nouveaux sorts… ce qui est peu pour un supplément en principe dédié à ce sujet ! Il apporte ensuite quelques variantes aux sorts que l’on trouvait dans le livre de base, fournit une liste de grands sorciers du Mythe, s’interroge sur le Signe des Anciens, se penche sur les traces laissées par l’usage de la magie, et enfin sur ce que peuvent faire les sorciers les plus puissants. Bref : un chapitre un peu foutraque, qui aurait mieux fait de se concentrer sur son sujet de base, même si le reste n’est pas inintéressant…

 

Suit un court chapitre à mon sens totalement inutile, « Magie personnelle avancée », qui réactualise les règles de magie personnelle à l’heure de la compétence générale Magie. Or, si ce système peut autoriser de jolies séquences d’improvisation – le chapitre est essentiellement composé d’exemples pour chaque compétence générale –, je me refuse pour ma part à adopter ces règles, qui me paraissent trop tendre vers l’antijeu… D’où : je passe.

 

Reste enfin un bref chapitre intitulé « Lovecraft et les théories sur la magie », un peu redondant avec le premier, même s’il a pour particularité de se fonder cette fois directement sur les textes, ce qui n’est pas inintéressant.

 

En annexe, on trouvera une nouvelle feuille de personnage intégrant la nouvelle compétence générale Magie, et une fiche sur les sorts, objets, grimoires et indices.

 

 Beaucoup trop court et foutraque pour être véritablement intéressant, Materia Magica est – une fois de plus – un supplément hautement dispensable, qui n’apporte pas grand-chose à la gamme maigrichonne de Cthulhu « système Gumshoe ». Décidément, à part L’Affaire Armitage, c’est pas gégé… Du coup, je me suis tourné vers L’Appel de Cthulhu, autrement mieux édité, et à la gamme autrement conséquente…

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