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"Encore une chose...", d'Eoin Colfer

Publié le par Nébal

Encore-une-chose.jpg

 

COLFER (Eoin), Encore une chose…, [And Another Thing], traduit de l’anglais (Irlande) par Michel Pagel, Paris, Gallimard, coll. Folio Science-fiction, [2009-2010] 2012, [édition numérique]

 

Mais arrêtez de me regarder comme ça ! Je voulais lire quelque chose de drôle – j’en avais besoin. Alors je me suis dit : « Pourquoi pas la suite au « Guide galactique » par Eoin Colfer ? » Et ce, bien que n’étant pas un très grand fan de « H2G2 » (dans mon souvenir, les deux premiers sont bien, les trois suivants nettement moins, le quatrième étant même ce qu’on peut très objectivement qualifier de purge). La curiosité, toujours un peu perverse, que voulez-vous… Je me suis donc procuré la version Kindle d’Encore une chose…, et me suis lancé dans la lecture.

 

Oh putain.

 

Pas de panique, Nébal, pas de panique ! Commence par l’histoire.

 

 

Sauf que ça pose déjà problème, ça. Les embrouilles du début avec le Guide du voyageur galactique version II, pas des plus claires, font que l’on se retrouve comme si rien ne s’était passé – ou presque – dans les cinq volumes précédents. Nous nous retrouvons donc en compagnie d’Arthur Dent, de Trillian Astra, de leur fille Aléa Dent (ex-présidente de la galaxie), de Zaphod Beeblebrox (idem) et de Ford Prefect, à la veille d’une énième destruction de la Terre. Pas par les Vogons, cette fois, mais par les Grébulons. Ce qui n’empêche pas les Vogons, ces sinistres poètes-bureaucrates, de jouer un rôle important dans cette « histoire », puisqu’ils se sont mis en tête d’exterminer tous les Terriens. Ce qui inclut Arthur, Trillian et Aléa, mais aussi une petite colonie à l’autre bout de la galaxie.

 

Parallèlement, nous faisons la connaissance de Powerick Wowbagger, un immortel qui passe son temps à insulter le reste de l’univers, si possible par ordre alphabétique. Zaphod, qui n’apprécie pas de se faire traiter de « Gros Cul » (oh oh oh) requiert en Asgard l’aide du dieu Thor pour châtier le grossier personnage (allez comprendre).

 

Bon.

 

Bon, bon, bon.

 

Pas de panique ! Certes. Mais c’est quand même de la merde. À tel point que j’aurais presque envie de dire que c’est criminel de publier des choses pareilles. Encore une chose… n’a en effet pas le moindre intérêt.

 

Déjà, ce n’est pas drôle. Ja-mais. Aucun gag ne m’a fait ne serait-ce que sourire. Même l’intervention de Cthulhu en guest-star (je spoile si je veux) n’est pas parvenue à me dérider (et pourtant, généralement, je suis bon public dès qu’un Grand Ancien est de la partie). Or je rappelle aux innocents que « H2G2 », c’est censé être drôle – même si ça n’y est pas toujours parvenu. Mais là, non. Ja-mais. Tous les gags tombent à plat.

 

Les personnages, ensuite. Dans l’absolu, ils sont bons. Enfin, chez Douglas Adams, en tout cas, ils étaient bons. Ce n’est pas le cas ici. En étant bon prince, je pourrais faire une exception pour les Vogons… Mais les autres ! Quelle horreur ! Totalement dénués de personnalité (c’est embêtant pour des personnages), ils donnent un peu l’impression de seconds rôles paumés dans une production de trop.

 

« L’histoire », enfin, est nulle. Et c’est rien de le dire.

 

Aussi, ne lisez pas cette merde, elle n’en vaut vraiment pas la peine (et en plus c’est loooooooong !). Douglas Adams, avec tous ses défauts, ne méritait pas ça. Le lecteur non plus.

 

Salut, et merci pour le poison…

CITRIQ

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K
Avarié le poisson, avarié !
Répondre
N


"Déjà, à manger, c'est pas bon. Mais alors à vomir..."