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"Le Bureau des chats", de Kenji Miyazawa

Publié le par Nébal

Le-Bureau-des-chats.jpg

 

 

MIYAZAWA (Kenji), Le Bureau des chats, [Futago no hoshi, Kumo to namokusi to tanuki, Neko no jimusho, Mekura budô to niji, Yodaka no hoshi], traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu, Arles, Philippe Picquier, coll. Picquier poche, [1997, 2009] 2010, 101 p.

 

Il va de soi que ce compte rendu particulièrement miteux n'a aucunement pour but de traiter de littérature, mais qu'il s'agit bien plutôt d'appâter sur ce blog les amoureux transis des lolcats. C'est une simple question de statistiques : il faut contrebalancer la puissance des requêtes Google pornographiques qui atterrissent en Nébalie.

 

Nous répéterons donc ici le mot « chats ».

 

Chats.

 

Chats.

 

Chats.

 

Le Bureau des chats est un tout petit recueil de cinq contes du grand maître du genre que fut Kenji Miyazawa. Celui-ci, comme un certain nombre de ses pairs, n'a connu la gloire qu'à titre posthume. Il s'est par ailleurs fourvoyé de son vivant dans l'auto-édition ou des trucs du genre (ne suivez surtout pas cet exemple : en effet, lui, même réduit à ces sordides extrémités, il avait du talent, lui).

 

Le présent recueil nous donne un aperçu de son art, très varié finalement. Et l'on nous rappelle en quatrième de couverture cette vérité à laquelle l'auteur était semble-t-il très attaché : non, les contes, aussi naïfs soient-ils en apparence, ne sont pas réservés aux seuls enfants, mais sont destinés à « un âge universel » (la formule est belle ; on renverra les plus sceptiques au fameux essai « Du conte de fées » de J.R.R. Tolkien, que l'on trouvera, dans des traductions différentes, dans Faërie et dans Les Monstres et les Critiques).

 

Des contes, donc. Je ne pense pas qu'il serait approprié de les détailler par le menu, le recueil est assez bref comme ça. Mais disons qu'il y a un monde entre le merveilleux pur de certains récits « étoilés », et, par exemple, la « fantaisie administrative » qui donne son titre au recueil. On relèvera aussi cet élément peut-être fondamental du conte, finalement : la cruauté, particulièrement caractéristique ici du récit animalier, violent et sadique.

 

Et l'on n'en dira pas plus, parce que bon. Lisez, en tout cas, Le Bureau des chats.

 

Chats.

 

Chats.

 

Chats.

 

Pas seulement parce qu'on y traite de chats, mais tout simplement parce qu'il s'agit là de très jolis contes, tout à fait charmants, jusque dans leur violence sourde ; des pièces de choix d'un art éternel, destiné à tous.

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Cachou 10/10/2014 06:43

Je ne sais que penser de ce recueil qui doit être vraiment très bien mais qui m'a fait ressentir pour la première fois vraiment intensément (et de manière trèèès frustrante), presque comme une
barrière infranchissable, le manque de références culturelles que je pouvais avoir en lisant des auteurs japonais. J'ai eu l'impression de ne pas comprendre la moitié de ce que je devais
comprendre.

Loiu 09/10/2014 12:37

Sans aucun rapport avec le texte, mais j'aime beaucoup la juxtaposition involontaire du logo de Picquier et de l'illustration de couverture: comme si un chat de dimension cyclopéenne hésitait à
croquer sa sardine ou un petit bonze inattentif!