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"Lovecraft Studies", no. 10

Publié le par Nébal

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Lovecraft Studies, no. 10 (vol. IV, no. 1), West Warwick, Necronomicon Press, Spring 1985, 40 p.

 

Lovecraft Studies, suite. On attaque ce numéro avec « Notes on the Prose Realism of H.P. Lovecraft » de Steven J. Mariconda, nouvel article « stylistique » poursuivant largement celui que l’auteur avait livré dans le précédent numéro, avec à mon sens plus de réussite cette fois. J’en ai surtout retenu l’influence marquante des essayistes anglais du XVIIIe siècle, mais les autres développements, s’ils sont parfois un peu convenus, ne sont pas inintéressants pour autant.

 

Suit ce qu’on va charitablement qualifier « d’erreur », avec « Aleister Crowley and H.P. Lovecraft. The Occult Connection » de Barry Leon Bender, article mal écrit et maladroit qui ne peut bien entendu se fonder que sur des coïncidences dont il est impossible de tirer le moindre enseignement. Bon, on va dire que ça me prépare à la lecture du Necronomicon de Simon (j’ai peur…).

 

Retour aux choses sérieuses avec « The Development of Lovecraftian Studies, 1971-1982 (Part II) » de S.T. Joshi. L’auteur se penche cette fois sur les biographies de Lovecraft publiées durant la période. Sans surprise, c’est essentiellement celle de L. Sprague de Camp qui est longuement discutée et largement critiquée ; on notera le débat sur le racisme de Lovecraft à cette occasion. Par ailleurs, Joshi parle également des souvenirs de Frank Belknap Long, que je compte également lire prochainement, et le bilan semble sans appel : c’est a priori très mauvais…

 

« Within the Gates (by « One sent by Providence ») » est un bref discours de H.P. Lovecraft prononcé lors d’une réunion de la NAPA à Boston le 4 juillet 1921. Une occasion comme une autre de percevoir tant l’humour de Lovecraft que son engagement dans le monde du journalisme amateur (surtout auprès de l’UAPA, ce qui explique bon nombre des gags de ce texte jouant de la rivalité entre les deux organisations).

 

Donald R. Burleson livre ensuite un article étrange avec « Zen and the Art of Lovecraft ». Je ne cacherai pas qu’au début, j’ai craint de retrouver le même type d’absurdités que dans l’article de Barry Leon Bender précité… d’autant que le zen est une notion particulièrement difficile à manier sans sombrer dans la caricature. Mais l’auteur prend ses précautions, et livre au final quelques développements intéressants, même si la vraie question, dans tout ça, consiste à se demander ce que le virulent athée et ultra-rationnaliste qu’était Lovecraft aurait bien pu penser de la philosophie mystique zen…

 

Suivent les traditionnelles « Reviews ». Robert M. Price évoque en des termes auxquels je ne peux qu’adhérer Juvenilia: 1895-1905 de H.P. Lovecraft (une note de l’éditeur confirme que la date de « 1895 » mentionnée sur cette couverture est une erreur, et qu’il faudrait lire « 1897 »…). Will Murray s’intéresse au Pulptime de P.H. Cannon, pastiche (censément écrit par Frank Belknap Long) convoquant un Sherlock Holmes vieillissant auprès de Lovecraft ; le livre a intégré ma pile à lire (grâce à la Providence incarnée qui m’a également fourni tous ces précieux fanzines, merci, merci, merci), et semble bien intéressant… même si, à en croire le chroniqueur, il ne prend véritablement tout son sel que si l’on maîtrise bien la correspondance de Lovecraft, ce qui est loin d’être mon cas. David E. Schultz s’intéresse enfin à la nouvelle édition de The Dunwich Horror and Others de H.P. Lovecraft, basée sur les recherches textuelles de S.T. Joshi, et la couvre naturellement d’éloges.

 

À suivre…

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