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"Revoir Rome", de Tristan Lhomme

Publié le par Nébal

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LHOMME (Tristan), Revoir Rome, à partir d'une couverture de Jean-Michel Nicollet, [s.l.], Le Carnoplaste, 2014, 39 p.

 

Aujourd'hui, on va (tenter de) faire dans le populaire, avec, oui madame, un fascicule édité par le Carnoplaste. Tout cela sent bon le pulp anachronique, a fortiori du fait de la kitschissime mais rigolote couverture de Jean-Michel Nicollet, le Jean-Michel Nicollet, qui nous renvoie si je ne m'abuse au bon vieux temps de NéO (entre autres). Ce qui, en soi, constitue déjà un argument pour au moins s'intéresser à cette publication hors-normes, et avouer sa bien légitime curiosité.

 

Mais il y a très vite un deuxième argument de poids pour se lancer dans la lecture de Revoir Rome, et c'est son auteur, qui n'est autre que Tristan Lhomme, oui, le Tristan Lhomme, écrivain à ses heures, mais surtout connu en tant que scénariste de jeu de rôle, notamment pour le mythique (aha) L'Appel de Cthulhu (je vais probablement me faire Le Musée de Lhomme un de ces jours, moi...).

 

Alors du pulp (qu'on devine mi howardien, mi lovecraftien) par Lhomme, déjà, ça m'intéresse. Le cadre, plongeant les légions de la Rome antique (celles de Crassus, pour être plus précis) quelque part dans l'Himalaya, de retour d'une funeste expédition contre le puissant empire parthe, a achevé de me convaincre : il fallait que je lise ce fascicule d'une quarantaine de pages.

 

Et on y a très vite tout ce que l'on était en droit d'attendre (c'est d'ailleurs peut-être le problème, d'un autre côté : on n'est jamais véritablement surpris) : un survival antique particulièrement rugueux, un cauchemar de neige et de faim, poignant, qui s'empare de nos héros sur cette route du retour que l'on devine bien vite fatale. Revoir Rome ? Dans tes rêves, gazier...

 

Chroniquer ce fascicule, cela dit, s'annonce difficile. D'autant que je l'ai lu il y a quelques semaines de cela, et n'en ai quasiment plus aucun souvenir (de détail, du moins) ; ce qui m'évitera de vous spoiler la chose. Reste ce sentiment, donc, d'être – narrativement – en terrain connu, même si l'exotisme est de la partie, tant pour l'époque que pour le lieu. C'est à la fois une force et une faiblesse de ce fascicule, selon la manière que l'on a de l'aborder.

 

Pour le reste... Oui, sans doute, la plume est médiocre ; elle n'est d'ailleurs pas exempte de maladresses... mais, dans l'ensemble, Tristan Lhomme fait le job : à la lecture de Revoir Rome, on a le palpitant qui s'agite, suffisamment en tout cas pour poursuivre la lecture ; si l'on est bon public, on peut même avoir faim, et froid... et peur, oui, peut-être.

 

Au final, on a donc un fascicule assez correct. Il n'a rien d'exceptionnel, on n'en fera pas une lecture indispensable, et pas davantage quelque chose de profondément marquant. En même temps, on ne cherchait guère que du divertissement, et on l'a... On peut donc bien remercier le Carnoplaste et Tristan Lhomme pour cette friandise d'un goût certes douteux, mais c'est tant mieux.

 

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