Le ridicule ne tue pas.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.
Donc le ridicule nous rend plus fort.
... Et je compte bien devenir super balaise !
Bonjour les gens. Bon, voilà : je ne suis pas du tout content de mes articles depuis pas mal de temps déjà, que ce soit ici ou ailleurs, et, si je prends toujours du plaisir à lire, je ne ressens
plus l'envie de chroniquer. Plutôt que de continuer à faire de la merde, et que ça me pèse comme une corvée, je préfère donc mettre ce blog en stand-by. Je le reprendrai peut-être un
jour, ou peut-être pas. Quand ? Je n'en sais rien...
En tout cas, merci aux gens qui sont venus régulièrement par ici. Et à un de ces jours peut-être.
Bon, pas tout à fait. Parce que, par certains côtés, bon (faut dire, j'ai écouté ça en boucle
pendant un mois, vu que j'avais rien d'autre) (c'est malin) (mais bon, cet album est exceptionnel, aussi) (m'enfin, quand j'ai pu varier, j'ai tout de même choisi du plus léger) (avec une couche de Slayer par dessus, à tout hasard).
En tout cas, j'ai quitté définitivement (...) Le Village aujourd'hui, et suis ainsi retourné chez les vrais fous (l'asile, c'est l'extérieur, spa ?).
J'ai beaucoup lu, ces derniers temps (vu que j'avais rien d'autre à foutre, aussi). Du coup, j'ai un retard énorme. Le temps de redémarrer la machine, je vais donc me contenter de notes plus
brèves et lapidaires que d'habitude, et sans doute aussi procéder à quelques recoupements.
Merci encore aux gens qui m'ont fait part de leur soutien / inquiétude.
Allez, hop, c'est tipar, à donf' dans la drepou. Une parenthèse se ferme.
Tout d'abord, je suis vivant (et vous êtes morts, of course). Je ne voulais pas en dire trop parce que, ben, voilà, quoi, mais comme plusieurs d'entre vous se sont gentiment inquiétés de
mon sort, quelques petites explications s'imposent, semble-t-il.
Adonc voilà : j'ai récemment fait une rechute de dépression, qui m'empêche à peu de choses près de faire quoi que ce soit, et notamment travailler et écrire des comptes rendus (lire, j'y arrive
encore, sauf que ce !%$#&! de nouveau traitement me fait parfois voir double...). D'où, après quelque temps d'hésitation, je me suis rangé à l'avis de mon psychiatre, et suis parti refaire un
petit exil dans une clinique de la banlieue de Toulouse (ah, nostalgie...) ; j'y suis depuis un peu plus d'une semaine, et ne sais pas combien de temps je vais y rester (probablement une ou
deux semaines de plus, peut-être davantage). Or, là-bas, même si j'avais la force d'écrire sur mon blog (or, ben, non), cela ne serait quand même pas possible dans la mesure où je n'y dispose pas
d'un accès Internet (si j'ai pu écrire ce message, c'est en raison d'une sortie exceptionnelle). Adonc voilà. D'où pause, d'une durée indéterminée. J'espère m'y remettre le plus tôt possible,
mais je ne peux pas faire de promesse pour l'instant.
Merci encore aux gens qui m'ont fait part de leur inquiétude et/ou de leur soutien. Ca fait chaud au coeur. Merci, merci, merci.
… mais heureusement, il y a South Park. Merci pour eux.
(Au passage, pour la deuxième, les « précautions » sont particulièrement
savoureuses.)
Bon, allez, faisons semblant de croire que tout va bien, oublions la crise et les coups d’État, et ma haine
du genre humain sciemment entretenue par le journal télévisé auquel je suis à nouveau confronté en mon exil dordognais, et qui nous parle de fourrer des dindes. Fêtons un joyeux anniversaire à
Jésus, qui aurait eu 2008 ans cette année s’il n’avait pas fait le con avec des trains.
Ayé, de retour dans la fournaise toulousaine, après un périple parisien ma foi fort
sympathique.
Dans la mesure où nous sommes ici sur un blog, et qu’un blog est une vilaine chose inutile où des
inconséquents passent leur temps à raconter à tout le monde des choses qui n’intéressent personne mais bon ça les occupe, je me suis dit qu’un petit compte rendu n’était pas inopportun, avant de
revenir à la bibliophagie usuelle. Adonc voilà, et merde.
Et tant qu'à faire avec de la musique qu’a pas forcément de rapport.
Mercredi 13 août 2008.Arrivage du bouseux Nébal dans la
capitale, et début de ses tribulations parisiennes. « Putaing elle est où la Tour Eiffel c’est ça la Tour Eiffel cong ? » Non, ça, c’est Montparnasse. Je savoure une clope
bienvenue après cet interminable trajet Toulouse-Bordeaux-Paris dans un TGV lent, fasciste et
non-fumeur. Les sandwichs SNCF étant toujours aussi dégueulasses, j’ai mangé des chips (intéressant, n’est-il pas ?). Bon, métro, donc ; je remonte presque intégralement la ligne 12 pour atteindre, dans un charmant quartier populaire et harmonieusement métissé (i.e. infesté
de pauvres, qui plus est généralement des nègres, des niakwés ou des bougnoules, comme y disent chez les jeunes identitaires rebelles), l’appartement
nordique de la divine, généreuse et de bon goût Salomé, ledit appartement (avec des miroirs partout, ce qui est
un peu oppressant, et en même temps très sesque ; j’aurais même envie de dire raaaah
lovely, mais bon d’accord c’est juste un prétexte pour sortir tant qu’à faire ce morceau légendaire et
grandiose) étant d’ores et déjà squatté par le jeune Nathrakh, khagneux scato-royaliste né sous le
signe du V et affligé d’un puissant syndrome de Tourette (je n’ai pas compté les occurrences des « Ta gueule, pute » ; mais on s’y fait), à qui il a bien fallu
que je cuisine autre chose que des nouilles. S’y trouvait aussi un chat, que je n’ai pour ma part jamais appelé autrement que « le chat », mais qui s’appelait en fait Lilou ou Leeloo,
voire Agent Orange. Ladite chatte tenait de l’archétype : feignasse cruelle et quand même un peu conne, elle avait pour seule originalité d’être épileptique (ce qui est pas mal, certes). J’ai entretenu avec la féline schizoïde une relation étrange ;
si je ne l’ai pas violée du fait d’un interdit divin, force m’est de constater que nous avons miaulé ensemble, tout au long de mon séjour, une sauvage variation de « Je t’aime… mon non plus » : et de griffures en mamours, c’est au final
une certaine complicité faite de ronrons et de poils partout qui s’est instaurée entre nous. Certes, je ne puis, en raison de l’interdit divin précédemment mentionné, citer le subtil Gérard
Jugnot dans le non moins subtil Sans peur et sans reproche : « On viole, on viole, et puis on s’attache… » Mais la séparation, dans la matinée du 30 août, fut
rude… Je suis sûr que cette chatte souffre, en fait. Mais bon : c'est la vie...
Ah, et, pas loin il y avait aussi un type bizarre qui hurlait. Mongolien ? Artiste conceptuel schizophrène camé ? Bruyant, en tout cas.
Jeudi 14 août 2008.Pas grand chose à dire. Ah, si : le
jeune Nathrakh n’est pas un très bon guide (« Ta gueule, pute. »), ainsi que j’ai pu le constater lors d’une chasse aux libraires et aux bouquinistes, pour la plupart fermés
(les cons), d'où lèche-vitrines-Tourette essentiellement. Mais j’en retiens quand même une petite
virée, étrangement à côté de Panthéon-Assas, dans les librairies Dalloz et L.G.D.J., trop chères pour ma pomme. Et un bouquiniste ultra-bordélique mais étrangement doté, dont certains opuscules
pouvaient atteindre la somme (justifiée) de 13 000 €. Ce qui, bizarrement, n’est pas non plus dans mes moyens.
Vendredi 15 août 2008.RAS, enfin je
crois… ?
Samedi 16 août 2008.Le jeune Nathrakh, avec ses confrères
Daylon, Epikt et Mayku, va au cinoche voir Dark Knight. J’y vais aussi. Je n’aime pas le film, mais je me sens un peu seul sur ce coup-là… Cela dit, chouette après-midi, et chouette
soirée (sous un ciel vert, je vous jure). J’avoue avoir un peu perdu le fil quand les sieurs Daylon et Mayku ont parlé de « culture d’entreprise » (mais c’est que, perso, quand
j’entends l’expression « culture d’entreprise », je sors mon revolver ; le travail et les entreprises, c'est mal ; sauf pour ce qui est des secrétaires, bien sûr), mais sinon c’était bien (sauf le film ; même si je ne suis pas sociable, c’est
mal).
Dimanche 17 août 2008.RAS, enfin je
crois… ?
Lundi 18 août 2008.Chouette soirée dans un bar, avec
Nathrakh, Salomé, W., RMD, ainsi que l’immense Catherine Dufour et son monsieur. Tout cela est très sympathique, ma foi (même si je ne suis pas sociable, c’est mal) ; avec le recul, c’était
même vrai de l’intervention d’un gueudin bavard commun nous expliquant que c’est Fidel Castro qui a tué le Che et Allende (alors que tout le monde sait qu’en fait c’est Nathrakh) et nous parlant
de la guerre d’Algérie vue d’Algérie et des différences inconciliables entre Français et Algériens ; ce à quoi le jeune Nathrakh a répondu, non pas « Ta gueule, pute »,
mais bien « On fait tous caca pareil ». Bien vu. Autre grand moment : le récit (avec les gestes et les bruitages) par Catherine Dufour de ses accouchements ; indispensable. Merci. Sinon, le jeune Nathrakh, pour le retour, a tenu à prendre le métro pour une seule pauvre station ; Dieu que ces jeunes sont
fainéants.
Mardi 19 août 2008. Soirée chez (le frère de) Metal_Pou, avec ladite adoratrice de Michel Sardou (non, pas d'extrait),
Nathrakh, Daylon, Epikt, W. et Charlotte Volper. Tout cela est fort sympathique, mais j’avoue être un peu mou (je ne suis pas sociable, c’est mal ; et je scandalise la maîtresse de maison
par mon manque d’attrait pour le chocolat). Vers 3h, je déclare officiellement que je ne me sens pas d’attendre que Paris s’éveille, et le jeune Nathrakh et moi-même rentrons à pied (c’était pas bien loin
de toute façon).
Mercredi 20 août 2008. Soirée au Piano-Vache, pas loin du Panthéon. Où je découvre que la pinte est quand même sacrément
avantageuse par rapport au demi, et que, pour certains côtés, la province, c’est quand même vach’ment bien. Etaient présents les mêmes que la veille, plus Jérôme Lavadou, Célia Chazel, Pierre
(Demetz, ai-je cru comprendre) et quelques autres, dont un monsieur en jupe. Le fond sonore est typiquement fin 70’s – début 80’s ; fort peu d’électronique, hélas, mais c’était bien quand même : au début de la soirée, je cartonne au blind
test (faut dire que je jouais tout seul), mais je brille moins quand ça vire plus batcave, death rock et toutes ces sortes de choses. Il y a plein de gogoths, jeunes et moins jeunes. Devant
certaines frêles naïades au sortir de l’adolescence, et en dépit de leur over-maquillage, je ne peux m’empêcher de me rappeler cette immortelle devise : « Quand on voit ce qui
existe, et quand on voit ce qu’on s'tape (même pas)… » Le monde est injuste. Sinon, chouette soirée (même si je ne suis pas sociable, c’est mal).
Jeudi 21 août 2008. Si je ne m'abuse (?), c'est là que j'ai fait ma grosse soirée loose. Partis pour une séance de cinoche
en plein air, gratos, avec le jeune Nathrakh, W., Metal_Pou et Epikt. Le film, c'était Lisbonne Story de Wim Wenders, ce qui, honnêtement, ne me branchait pas plus que ça... Au sortir du
resto, je me rends compte que j'ai perdu mon tabac ; comme je suis un gros lourd tabacophile, je laisse les gens devant le film et vadrouille en quête d'un tabac encore ouvert. Au retour, je
reste devant le film, à moitié sous la pluie, alors que je ne comptais pas spécialement le voir ; je n'ose pas faire usage de mon engin de Satan portatuf, merde, c'est du cinoche. Du coup, ce
n'est qu'à la fin de la séance que j'apprends que les autres se sont barrés après un quart d'heure. Quand je vous dis que Nébal est un con...
Vendredi 22 août 2008. Bon, faudrait quand même voir à ce que je me mette à bosser. Dont acte (mais mollo mollo
encore).
Samedi 23 août 2008.Le jour de gloire
est arrivé. Le jeune Nathrakh et moi-même nous levons le matin (quelle horreur !), direction la légendaire librairie Scylla, exceptionnellement ouverte (au passage, le jeune
Nathrakh ne sait décidément pas lire une carte – « Ta gueule, pute »). Nous y trouvons M. X, et bientôt Metal_Pou. Petit détour pour acheter des trucs à boire et à manger, puis
nous retrouvons devant la boutique Bidibulle et ses fous-rires impressionnants, ainsi que, c’était pas prévu mais joyeuse bonne nouvelle, Gilles Dumay. Emplettes livresques de dernière minute,
mes démons consuméristes m’assaillent de plus belle, et je craque ; je reçois ainsi officiellement un beau sac en tissu précisant que je suis un VIP. Par contre, comme un con, j’oublie de
prendre aussi Titus d’Enfer… Heureusement, la librairie sera de nouveau ouverte samedi prochain. Mais bon, là, on en est au mouvement général pour le parc André Citroën, because of que Cafarnaüm. Nous y
retrouvons W., Drzinn et Madame Drzinn, Goldeneyes, Radiolaire, RMD et Turtle ; Epikt arrivera aussi, mais avec beaucoup de retard. Il y eut échange de livres ; j’avais amené pour ma
part Le Codex du Sinaï d’Edward Whittemore (embarqué par Drzinn), je suis
reparti avec Journal de nuit de Jack Womack, contribution de Turtle. Tout cela fut bel et bon (même si je ne suis décidément pas sociable, c’est mal). Le sieur RMD a pris des photos ; il y en a une où je ne sais pas ce que je fais, c’est horrible. Deux
conclusions au passage : 1°) la bière, la bière, qu’est-ce qu’elle a fait de moi la bière ! 2°) Il faut VRAIMENT que je fasse un régime. En fin d’après-midi, petite ballade sur les quais de
Seine, du parc au Pont de l’Alma (ah ben donc cette fois on la voit la Tour Eiffel putaing) (cong).
Puis direction l’Opéra pour un resto nippon, où on a mangé un truc bien bon, mais bizarre et bourratif (avec la bière, ça a fait des réactions chimiques, je vous raconte pas).
Dimanche 24 août 2008. Heu, repos, je crois. Enfin, récupération, quoi. C'est qu'il y a des stigmates de la veille...
Lundi 25 août 2008. Allez, hop, au boulot, à l’assaut des Archives Nationales. Inscription le matin, visite guidée
l’après-midi (préalable fort utile ; hélas, j’ai dû y supporter une invraisemblable conne bavarde au possible, qui m’a fait régulièrement marmonner « Ta gueule,
pute ») ; entre les deux, zonage dans le Marais. En fin d’après-midi, direction
Saint-Michel, avec des jeunes qui dansent sur de la merde. Le sieur Tétard arrive, et nous nous éloignons judicieusement. Il est généreux, Tétard.
Mardi 26 août 2008. Journée aux Archives, youpie. Le soir, à la base, on avait parlé avec le grand Bran de se faire une
bouffe, qui a hélas dû être annulée pour de bien tristes raisons… Finalement, avec le sieur W. et Nathrakh, on est allé dans un « restaurant chinois spécialités thaïs ». Les
voisins de table étaient des cons, mais sinon c’était bien.
Mercredi 27 août 2008. Journée aux Archives. Le soir, je discutaille avec le fort sympathique Elias_, devant un cirque que je suppose d’hiver. C’était bien.
Jeudi 28 août 2008. Journée aux Archives. Rien de particulier sinon. Ah, si : le soir, avec le jeune Nathrakh, on
vadrouille sur des sites royalistes. C’est très décevant. Y’a qu’à voir : avant, le royalisme, c’était ça ; maintenant, c’est ça. Petits joueurs… Tout se perd, ma bonne
dame.
Vendredi 29 août 2008. Journée aux Archives. Le jeune Nathrakh est retourné dans sa banlieue. La chatte est
envahissante.
Samedi 30 août 2008. Le matin, je quitte à mon tour l’appartement de la divine Salomé (c’est qu’elle voudrait bien le
récupérer, et c’est fort compréhensible) pour me rendre à celui du sieur W. Translation jusqu’à Scylla, où l’atmosphère est délicieusement typique ; je m’en vais quand on menace de passer du
Francis Lalanne (non, pas d’extrait). Direction Montreuil, dans le 9-3 wesh wesh (enfin, bon…), où une expo m’intéresse fort au Musée de l’Histoire
vivante. Evidemment, c’est la fermeture annuelle… groumf. Cela dit, je n’ai pas perdu ma journée. Après un agréable lézardage dans un parc, j’ai retrouvé (laborieusement) Catherine
Dufour, son monsieur, et leurs deux bambins (l’un construisant des trucs et des machins pour partir à l’abordage et l’autre pêchant la truite au harpon, je gage qu’ils sauront se débrouiller
après la guerre totale dans le monde post-apocalyptique) ; nous sommes bientôt rejoints par Mélanie Fazi et Célia Chazel pour un barbeuk
bière-champagne. C’était très bien, avec plein de ragots sur la vie sexuelle des
auteurs et certaines jalousies internes (dommage que je ne sois pas très sociable, c’est mal) (et
pardon pour le chocolat, pardon). Je fais ma Cendrillon, à regret, mais je n’ai pas trop envie d’être complètement pétave le lendemain, et je ne suis pas certain de retrouver facilement mon
nouveau squat temporaire. En fait, si.
Dimanche 31 août 2008. Au petit matin, je croise les co-locataires de W. Bonjour au revoir. Je me sens un peu con…
Direction la gare Montparnasse, vu que c’est le jour du départ, snif. Re-train. Cette fois, Paris-Poitiers, puis Poitiers-Toulouse. Le train, c’est nul.
Mais le séjour, il était bien. L’occasion de voir plein de gens beaux. Je souhaite ne pas leur avoir laissé un trop mauvais souvenir
(c’est que je ne suis pas sociable, c’est mal)…
A refaire, en tout cas.
Et maintenant, revenons aux choses sérieuses.
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